État du Valais, élection au Conseil d’État. 50 nuances d’incompétence. Les erreurs [irrécupérables] de Fredo Boulette (48/50)

23 mars 2021

Je le dis tout à fait sérieusement : Frédéric Favre eût pu être un Conseiller d’État héroïque au destin inégalé.

Qu’eût dû faire Frédéric Favre pour mériter ce statut de héros de notre petite république ? Après la campagne manquée des Jeux Olympiques, qui n’était pas vraiment la sienne mais qu’il a menée avec le souci de cette collégialité qu’il revendique aujourd’hui encore, il eût dû simplement se souvenir qu’il était radical-libéral. S’il n’avait pas oublié de quel parti il était issu, il n’aurait pas laissé sa chance et aurait aujourd’hui un statut de héros politique. Mais ne peut être un homme d’État un servile camarade du collège de l’exécutif.

En charge des institutions du Canton, la tâche – et le devoir – de Monsieur Frédéric Favre était pourtant toute tracée :

1) il devait prendre le leadership de la résolution du cas des constructions illicites de Bagnes, s’opposer avec force aux magouilles sans nom du PDC de Maurice Chevrier, de Jacques Melly, de Éloi Rossier, de Frédéric Perraudin et des autres coquins;

2) ayant, dit-il, la fibre verte, il devait donner la leçon au chef du département de l’environnement, le PDC Jacques Melly, soutenir Joël Rossier et ne pas fermer les yeux sur l’incommensurable scandale du Lonzagate et de toutes les affaires de pollution souterraine;

3) ayant le sens de l’État, il eût dû s’interroger sur le fonctionnement réel du Service des Affaires Intérieures de l’État du Valais, dirigé par le PDC Maurice Chevrier et sur la nécessité de prendre des sanctions après la révélation des manquements récurrents et répétés de son subordonné direct;

4) ayant constaté les défaillances crasses de Sergio Biondo dans le Verbiergate, il eût dû expliquer à son camarade Roberto qu’un fonctionnaire haut-valaisan qui dérape n’a pas à être protégé car l’État mérite d’autres serviteurs de meilleure qualité;

5) constatant les dérives sans nom prises par maintes APEA, il eût dû s’atteler à autre chose qu’à mettre du sparadrap sur des irrégularités et des injustices qu’il a cachées au fond d’un placard;

6) confronté à l’incapacité du procureur général d’affronter les tâches de sa fonction, il eût dû prendre le taureau par les cornes et anticiper les constatations ultérieures du Grand Conseil;

7) à l’interne, eût-il été un vrai leader et un connaisseur en ressources humaines, il eût obtenu l’enthousiasme de ses subordonnés et non leurs incessantes critiques.

Frédéric Favre, dépourvu de sens politique et de cette grandeur qui appartient au meilleur de nos gouvernants, s’est enlisé dans le cloaque du n’importe quoi dans lequel il espère se maintenir par la grâce des qualités de son couturier qui plaisent tant, me susurre-t-on dans l’oreille, à certaines citoyennes radicales assez libres pour s’opposer à leurs époux au moment de déposer dans l’urne leur bulletin de vote.

L’espoir de Frédéric Favre d’être élu ne tient pas, comme il l’affirme au fait que les électeurs auraient constaté la qualité de son travail pendant la dernière législature, mais à son nouveau sens de la bonne tenue : il pourrait être l’élu des dames.

Sera-ce suffisant aux yeux des Valaisannes et des Valaisans qui se sont bouchés les oreilles, qui ont clôt leurs paupières et qui n’ont dit mot jusqu’à aujourd’hui ? Les défenseurs de l’État de droit et des Institutions du Canton n’osent l’imaginer.

Bonjour à tous les votants.

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