Etat du Valais, BCVs. Choucroute et Club Services !

6 avril 2021

Roberto Schmidt le dit, la nomination des nouveaux administrateurs de la Banque Cantonale du Valais n’a rien de politique :

« nous ne nous sommes pas posé la question de l’appartenance politique »

Patrick Héritier a été proposé comme nouvel administrateur de la BCVs. Pilote de chasse pendant trente ans, ce brave MBA Fellow a suivi un Advanced Management Program à l’INSEAD Singapore avant de développer la succursale Julius Baer de Verbier en qualité de directeur. Par la suite, Patrick Héritier, semble-t-il un bleuté orangé au sens Fredo du terme, a développé depuis le mois de février 2021 à Verbier Pleion SA, doté d’un « solide » capital actions de 5’000’000 francs. Un tel parcours n’a pu que convaincre notre sympathique et jaune argentier pour le proposer dans le Saint du Saint de la finance cantonale, au conseil d’administration de la Banque Cantonale du Valais.

Roberto Schmidt, qui ne fait pas de politique lorsqu’il choisit ses banquiers, tant il croit à la vertu de la compétence, – le talent et la classe de Pierre-Alain Grichting étant là pour démontrer la chose -, doté d’une solide culture haut-valaisanne en matière de gestion des conflits d’intérêts, n’a pu ignorer que la première banque dépositaire de Pleion SA, mentionnée sur le site de ce groupe, est … la Banque Cantonale du Valais. « Bien plus que simple dépositaire des actifs des clients de Pleion SA, cette banque partenaire apporte à Pleion SA au quotidien l’accès à leurs spécialistes, leurs infrastructures et leurs offres spécifiques, que cela soit en matière de Private Equity, de Philanthropie ou tout autre service qu’une clientèle exigeante est en droit d’obtenir au travers de notre collaboration ». Patrick Héritier est également actionnaire de Pleion SA.

Ainsi, Patrick Héritier, administrateur de Pleion SA, va négocier les conditions tarifaires évolutives de sa banque dépositaire préférée avec … Patrick Héritier, administrateur de la BCVs. Monsieur Schmidt n’y a-t-il pas là un conflit d’intérêt massif qui empêche la désignation de Monsieur Héritier en qualité d’administrateur de la BCVs ?

Supposons que Roberto Schmidt soit vraiment un … PDC. Marquis de l’Ancien  Régime, donc adepte de la politique bien maîtrisée des clans de chez nous, Roberto Schmidt, poisson d’eau douce dans les eaux sales du copinage financier, n’a pu que voir des avantages à cette « collaboration » non politique.

D’autant plus que cette aisance à se mouvoir en terrain conquis bénéficiera de la grâce de Carine Perraudin, l’épouse du Gardien des Traditions du Val de Bagnes, l’ancien secrétaire communal Frédéric Perraudin, dont le procès commencera ce prochain 20 avril au Palais de Justice de Sion en présence de l’Ours de Bagnes.

Mais ce n’est pas tout : qui trouve-t-on encore au Conseil d’administration de Pleion SA ? Sieur Vincent Baud, l’auteur de cette merveille littéraire :

« Inutile de chercher des compétences chez nos adversaires, vous n’en trouverez pas. »

Le Nouvelliste vérifiera prochainement par ses équipes d’investigation si Vincent Baud est bel et bien le Secrétaire général … du PDC, l’auteur de cette lettre adressée à tous les membres oranges affirmant qu’il ne fallait pas chercher de qualité aux candidats concurrents parce que « vous n’en trouverez point ».

L’Ancien Régime se porte si bien, pourquoi le changer, dirait la nouvelle présidente du Conseil de la Magistrature, dont on contera bientôt la profondeur de sa bien-pensance.

Bonjour à tous les présidents des Clubs Services de chez nous !

Illustration : une remarquable photographie du Nouvelliste manifestant la dextérité au fourneau de Roberto.

 

Post Scriptum I : Il est suggéré à qui de droit de remplacer chez Pleion SA Patrick Héritier par … Frédéric Perraudin. Pourquoi n’y avoir pas pensé plutôt ?

Post Scriptum II : Roberto, si jamais tu veux remplacer Patrick, je me porte candidat. J’ai toutes les qualités, avocat, notaire, licencié en sciences commerciales et industrielles, papa PDC, même président du Grand Conseil, à tout le moins autant de qualités que Me Pierre-Albert Luyet, Me Chantal Balet, Me Fernand Mariétan et Me Stephan Imboden. Et en plus, tu ne le contesteras pas, indépendant et libre d’esprit. Un candidat idéal, presque socialiste, pour faire la transition pendant une législature entre l’Ancien Régime et le Nouveau Régime, celui du 2-1-1-1 que tu as si délicatement prôné. J’attends ton appel, man ! [nous sommes du même signe astrologique, on va s’entendre parfaitement … pour le bien du Valais, le Bas, le Centre et le Haut, naturellement].

Stéphane Riand

Licencié en sciences commerciales et industrielles, avocat, notaire, rédacteur en chef de L'1Dex (1dex.ch).

9 thoughts on “Etat du Valais, BCVs. Choucroute et Club Services !”
  1. C’est crasse. Même poisseux.
    Le capital et nos instiutions (phagocitées par une caste) sont mains-dans-la-main dans des actes poisseux. Le Valais est terre hors-la-loi. Territoire de non-droit.

  2. Pour résoudre la circonstance, il est suggéré la panacée suivante:
    Sélection au hasard de repris de justice fraîchement libérés en les plaçant au CA.
    Cette panacée exclut notamment toute comédie dans des faux-semblant.

  3. Et c’est pour ce genre d’élu qu’ont voté plus de 49000 valaisans ! Sadomasochistes, mal informés, naïfs ou partisans d’une république bananière, quel syndrôme touche ceux qui ont voté pour de tels élus ?

  4. Dans le sillage de l’affaire Strauss-Kahn, il a été dit que ces milieux de la finance organisent de grandes partouzes (acte immoral s’il en est). Or ici il est constaté que ces partouzes adviennent au sein même des institutions publiques du Valais.

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