Etat du Valais, Tribunal cantonal, ministère public. Nicolas Dubuis doit être écarté de l’institution judiciaire

10 avril 2021

Référence :

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Gilles Berreau, l’agent de communication de l’institution judiciaire valaisanne au sein du Nouvelliste, chez qui l’indépendance est au journalisme ce que la Bible est au Coran, tente d’éviter que sa source principale d’informations sur les procédures en cours ne se tarisse. Il vient de rédiger ainsi coup sur coup deux articles à la gloire de quelques membres de la tribu savoureuse de l’entre – soi de la justice de chez nous : comment fonctionne le conseil de la magistrature et l’élection des juges cantonaux s’annonce tendue.

Dit autrement, Le Nouvelliste, téléguidé par l’Ancien Régime, encore majoritaire au sein du Conseil d’Etat puisque Frédéric Favre y siège, cherche à éviter une chose toute simple : le départ effectif de Nicolas Dubuis des institutions judiciaires valaisannes.

Et la stratégie mise en place est impeccable, qui va parvenir à manipuler le nouveau Parlement composé de nouvelles députées et de nouveaux députés non informés des volontés des officines de chez nous.

Nicolas Dubuis, qui se sait incompétent pour la fonction de procureur, cherche à trouver une voie de garage en prenant la responsabilité de la Chambre pénale au Tribunal cantonal, ce que plusieurs de ses ennemis souhaite, car ils disent que ce gestionnaire de l’impunité aurait moins de pouvoir à la Rue Mathieu-Schiner qu’à la Rue des Vergers. Le procureur général, lui-même membre du Conseil de la Magistrature, a obtenu l’adhésion à ce projet de la part de ce même Conseil de la Magistrature qui, par cette seule décision, s’est déjà discrédité au-delà de tout ce que l’on pouvait imaginer. Mais, confronté à la possibilité réelle que le Parlement veuille montrer son indépendance, il a l’outrecuidance de se dire à lui-même que sa non-élection, imposée si l’on se place sur l’échiquier politique aussi, ne serait pas grave, parce que le Parlement serait alors assez charitable ou assez lâche pour le reconduire dans sa fonction de procureur général puisque sieur Patrick Burkhalter, de l’UDC, pour des raisons que personne ne comprend, n’est plus [pas] candidat à cette fonction.

Rappelons ici l’article paru le 21 mars 2021, « Stupéfiant ! Le Conseil de la Magistrature veut promouvoir Nicolas Dubuis, le procureur général au poste de juge cantonal »,  non sans avoir précisé que l’histoire récente de la magistrature valaisanne inclut le cas de ce procureur rétrogradé en fin de carrière dans un rôle de substitut à la suite de ses exploits répétés, notamment dans une affaire engageant la responsabilité de l’Etat du Valais de harcèlement psychologique, sexuel et moral (cf. chapitre 26 de « J’aurais préféré Baudelaire heureux ») avant l’éclatement de la bulle #MeToo :

 

1.

Nicolas Dubuis est ce procureur qui a insulté un prévenu menotté en le traitant de « menteur, menteur et menteur » avant même la première réponse au seul mouvement de la pupille de l’œil droit du futur condamné (Affaire des Caisses de Retraite);

2.

Nicolas Dubuis est ce magistrat qui a été poursuivi pour abus d’autorité et gestion déloyale des intérêts publics, réalisant tous les éléments constitutifs objectifs de ces infractions, mais a bénéficié en violation du principe in dubio pro duriore d’une ordonnance de classement qualifiant les actes commis de négligence en raison simultanément d’un excès involontaire de précipitation et d’un manque d’empressement (Affaire Dominique Giroud);

3.

Nicolas Dubuis est ce procureur qui dans l’affaire de fraude fiscale la plus massive de l’histoire contemporaine du Valais a transféré le dossier dans le canton de Vaud;

4.

– Nicolas Dubuis est ce procureur général d’un canton qui a été jugé irresponsable de délits graves et à bénéficié contre la loi d’une autre ordonnance de classement;

5.

Nicolas Dubuis est ce procureur qui a bénéficié d’une ordonnance de classement rédigée par son premier subordonné Jean-Pierre Greter dans une affaire de dénonciation calomnieuse;

6.

Nicolas Dubuis est ce magistrat qui, de manière délibérée, par négligence ou par irresponsabilité inscrite dans la longue durée, à laissé prescrire un dossier favorisant l’Empereur d’Octodure Christian Constantin (Affaire du FC Sion);

7.

Nicolas Dubuis est ce procureur général qui a considéré que son subordonné et membre du Bureau du ministère public central, Rinaldo Arnold, pouvait contre de petits arrangements entre amis jouer l’intercesseur en faveur auprès du procureur de la confédération (Affaire Fifagate); – Nicolas Dubuis est ce magistrat qui, nonobstant ces liens d’amitié étroite avec Filou prend en charge une affaire pénale liée au soupçon fort de la commission d’un titre faux (Affaire du Cas de Sembrancher);

8.

Nicolas Dubuis est ce colonel si spécialisé dans les ressources humaines qu’il a provoqué le départ de plusieurs procureurs du ministère et qu’il laissera à son départ la Rue des Vergers dans un état remarquable; – Nicolas Dubuis est cet homme qui, par la grâce du shérif Joseph Pitteloud, a été nommé au début de sa carrière comme Juge d’instruction cantonal spécialisé dans les affaires économiques sans disposer de la moindre connaissance comptable ou financière;

9.

Nicolas Dubuis est ce procureur général qui, dans l’affaire de pollution la plus importante de l’histoire du Valais a dit « circulez y a rien à voir » (Affaire du Lonzagate);

10.

Nicolas Dubuis est aussi ce magistrat qui a jugé le chien Rocky coupable de l’agression commise sur l’enfant Luca (Affaire Luca Mongelli) [1];

11.

Nicolas Dubuis est enfin ce magistrat qui veut la disparition de L’1Dex et la révocation du mandataire de l’Ours du Châble !

12.

Nicolas Dubuis est ce magistrat dont son sauveur, l’incontestable Dick Marty, a dit de lui ceci : « On ne peut s’empêcher de penser que le Procureur général s’est limité au service minimum, sans vouloir vraiment affronter le fond de l’affaire ». Il est de notoriété publique que le Tribunal cantonal souffre de retards délétères, et l’on voudrait engager un juriste se limitant au minimum sans souci d’affronter les vraies difficultés. Oh Seigneur Jésus, savent-ils donc ce qu’ils font ?

Ainsi toutes ces nouvelles députées et tous ces nouveaux députés, dépourvus de toute information sérieuse sur les qualités de cet homme sans vocation judiciaire, vont dans l’un de leurs premiers actes de législateurs, désigner en qualité de chef des ébénistes un homme qui n’aime pas le bois, qui ne sait pas manier la scie et qui se désintéresse au fond de lui-même des meubles ancien, fussent-ils en chêne, en merisier ou en simple sapin.

Que le Grand Conseil dans sa nouvelle mouture puisse être instrumentalisé à ce point dès son premier jour de législature dit l’état de délabrement des institutions valaisannes.

Qu’en pense le Chef du Département des Institutions ? Il ne pense pas puisqu’il est lui-même à l’origine de la composition du Conseil de la Magistrature.

Bonjour à tous les citoyens valaisans avides de justice, qui me transmettront les adresses email des nouveaux parlementaires valaisans pour que ceux qui n’auraient pas l’occasion de lire L’1Dex puissent être informés et ne plus pouvoir se retrancher derrière cette formule d’absolution, « Je ne savais pas ».

 

[1] RTS, Zone d’ombre, Et si ce n’était pas le chien ?

 

Références historiques, peut-être même mythiques, incontournables :

Fissures et mérules, chroniques choisies sur le ministère public du canton du Valais

In Vino Veritas, La plaisanterie Tornay, Tome I

The Tornaygate, De la soustraction à la contemplation, La plaisanterie Tornay, Tome II

Le séjour institutionnel de Dick Marty en Valais

Les impostures des matadors, Ignace Rey, sur la route de l’infortune, fragment de politique judiciaire

Stéphane Riand

Licencié en sciences commerciales et industrielles, avocat, notaire, rédacteur en chef de L'1Dex (1dex.ch).

5 thoughts on “Etat du Valais, Tribunal cantonal, ministère public. Nicolas Dubuis doit être écarté de l’institution judiciaire”
  1. Cette candidature de Nicolas Dubuis au poste de juge cantonal ne fait pas seulement jaser, elle fait tout bonnement honte dans les chaumières en Valais. C’est la risée, aussi dans le reste de la Suisse !

    Après ces incroyables et, surtout, révoltantes sagas — dont certaines, sans l’1Dex, seraient demeurées longtemps encore au tréfonds des tiroirs— les nouveaux membres du Grand Conseil seraient bien inspirés, en mai lors des votes, d’être attentifs à la signification réelle des résultats du deuxième tour des élections du Conseil d’État !

    Après tous ces retentissants patatras de la Rue des Vergers, et d’autres lieux connus des justiciables, il est temps que le Parlement traduise dans les faits ce que la population valaisanne essaie de faire comprendre à la Justice, mais aussi au Palais du Gouvernement : la coupe est archipleine.

    N’attendaient pas que la matze dont se servaient nos prédécesseurs aux XVe et XVIe siècles ressorte !

  2. Historiquement, l’immeuble de la Rue des Vergers où réside le MPC est celui où résidait précédemment Banque de Sion. Dans le sous-sol, on y voit encore la chambre-forte. Pour protéger les puissants, le MPC en a été l’occupant suivant. A présent, le procureur général fuit à toute jambe, dans la circonstance de malversation de la banque cantonale trahissant sa mission par usage des papiers-valeur de la banque nationale pour jouer en bourse. Aucun pantouflage ne doit être accordé au procureur général du canton dans cette circonstance.

  3. Je crains qu’autant le Conseil de la magistrature que la Coju ne soient que des institutions alibi dont les membres se servent à des fins uniquement carriéristes et dont les décisions ne sont que de petites tapes amicales, au mieux, voire des plébiscites, au pire, purgées de toute éthique. Lamentable !

  4. Selon plusieurs sources concordantes, le procureur général Dubuis est sur le départ alors qu’il est amené à s’expliquer auprès du Ministère public de la Confédération sur l’entrave à l’action pénale commise dans plusieurs affaires. Chacun sait notamment qu’il a été mêlé à l’affaire Lauber, en y couvrant le procureur Arnold (entremetteur du Haut-Valais).
    Le Conseil de la Magistrature sait-il dans quels eaux baignent les organes d’injustice du Valais et sait-il réellement ce qu’il fait ?

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