Elections au TC et au MP. Nicolas Dubuis et d’autres sous la loupe de la vérité

4 mai 2021

Vignettes routières et judiciaires

I

Jeune homme trop impétueux

Roulant à 84 km/h sur la route cantonale, à la hauteur du Garage Zenith, à Sion, admirant peut-être en passant le Rouge de la dernière Ferrari, un jeune homme a été flashé. La sanction administrative et pénale est presque immédiate : 3 mois sans permis, les frais administratifs, 10 ans au casier judiciaire de la circulation, 15 jours/amende avec sursis pendant 5 ans.

Amen. La messe est dite.

II

Frasques

Thomas Burgener, en vieux briscard de la politique, en 2010 avait commis une « faute grave », qu’il avait immédiatement avouée. Il avait trop bu (1,5 pour mille) et avait accepté sa condamnation en répondant avec clarté aux journaux. Claude Roch avait lui-même été flashé à une vitesse excessive.

III

Magistrat Fangio

Imaginons un magistrat du Valais central roulant trop vite dans le quartier de Platta, 89 km/h – à ne pas confondre avec 98 kn/h, l’inversion des lettres pouvant être expliquée par un teneur de procès-verbal trop aviné (?), que se passerait-il ?

Le dossier serait-il transféré dans le Bas-Valais ? Pourquoi ?

Y aurait-il alors communiqué de presse ? La COJU ou le Conseil de la Magitrature (inexistant avant le 1er janvier 2021) seraient-ils tenus au courant des faits ? Quel avenir pour ce magistrat ?

IV

Elections mouvementées

Nicolas Dubuis serait en duel très serré avec le candidat écologique. Personnellement, je pense qu’il n’y a pas photo entre les Verts, qui méritent de placer l’un des leurs à la Rue Mathieu-Schiner, et les Oranges, déjà sur-représentés. D’autres candidates et candidats se pressent au portillon.

Mais, pour départager les candidats, je propose ce petit jeu tout simple, une sorte de loto de la transparence assumée sous la forme de cette question toute simple :

« Madame la Candidate, Monsieur le Candidat,

Avez-vous personnellement été flashé(e) dans une zone urbaine à une vitesse supérieure de 30 km/h à la vitesse autorisée ? Si oui, quelles sanctions avez-vous dû accepter sur les plans pénal et administratif ? La COJU et le CM ont-ils été informés ? Quelles leçons avez-vous tirées de votre grave faux pas ? »

Si les candidats répondent de manière similaire à ces questions, on pourra passer au casino, par le vote des députés, tous informés (cliquer ici), par ailleurs de la qualité de l’actuel procureur général qui, s’il est défait, aura la pudeur de quitter aussi sans fracas également la Rue des Vergers.

Joseph Pitteloud saura consoler le(la) perdant(e).

Finalement, c’est assez simple de choisir un nouveau juge cantonal, non ? »

Stéphane Riand

Licencié en sciences commerciales et industrielles, avocat, notaire, rédacteur en chef de L'1Dex (1dex.ch).

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