Histoire du Valais. En 2021, le Haut-Valais, Seigneur des seigneurs, est à son apogée

24 mai 2021

L’histoire du Valais a clairement été écrite par le Haut-Valais.

 

I

Jadis

 

Walter Supersaxo, mort à Sion en 1482, est né à Ernen. Vicaire à la cathédrale de Sion, notaire, chanoine, est choisi comme évêque de Sion et fait comte du Valais jusqu’à sa mort. Il s’efforce de renforcer la position politique du Valais à l’intérieur comme à l’extérieur. Dès 1460 il empêche les dizains de signer des alliances sanumier pour le Valais. Il écrit un projet d’ordonnance judiciaire et un nouveau coutumier valaisan de 1470 à 1475 avec des chanoines.s son aval et Il édicte des statuts synodaux. Walter Supersaxo et son fils Georges jouèrent un rôle majeur dans les procès de sorcellerie du Valais. renouvelle l’alliance avec les Waldstätten en 1478. Il remporte la bataille de la Planta à Sion contre la maison de Savoie. Après cela, entre 1475 et 1476, il reprend le Bas-Valais aux comtes de Savoie jusqu’à Saint-Maurice. Il édicte des statuts synodaux et un nouveau coutumier du droit valaisan avec des chanoines. Il bat monnaie de 1479 à 1480, devenant le premier évêque de Sion à le faire.

Georges Supersaxo intervient dans le jugement de nombreuses personnes accusées de sorcellerie, comme par exemple Pierre de Torrenté, dont Georges Supersaxo est soupçonné d’avoir récupéré les biens. Supersaxo aida le clan Schiner à accéder au pouvoir épiscopal. La politique et les méthodes de Schiner furent fortement désapprouvées par Supersaxo et un violent conflit éclata entre les deux hommes. Au centre des tensions se trouvaient les alliances avec la France. Supersaxo fut accusé de haute trahison, de révolte et de fuite. Le Valais s’enfonça alors dans une période trouble avec une excommunication prononcée par le pape, allié de Schiner, à l’encontre de Supersaxo le . Chaque partie utilisa divers moyens pour faire pression sur son adversaire : enquêtes, condamnations douteuses, exécutions sommaires, etc. Afin d’asseoir son pouvoir, Schiner mit en place en 1514 une loi favorable à l’évêché en instaurant un droit régalien de l’église. Supersaxo fit adopter en 1517 la « Paix des Patriotes », une motion visant à remplacer le prince-évêque si celui-ci s’absentait plus de 6 mois en dehors des frontières valaisannes. En 1518, Supersaxo profita de l’absence de Schiner pour attaquer Sion et incendier le château de la Bâtiaz à Martigny alors sous le contrôle du frère de l’évêque. Matthieu Schiner, à ce moment en dehors des frontières, ne pouvait plus revenir et dut s’installer à Zurich. Exilé, il mourut de la peste à Rome en 1522 après avoir manqué d’être pape. Fatigués par les nombreux abus de Supersaxo, les Valaisans le chassèrent du pays en 1527 par une mazze. Il fut alors forcé de s’exiler à Vevey pour éviter un procès. Il mourut dans cette ville en 1529.

Matthieu Schiner, né en 1465 à Mühlebach, près d’Ernen) et mort le à Rome, est cardinal, prince-évêque de Sion, et est souvent désigné comme « le cardinal de Sion ». Il mena une carrière politique européenne ambitieuse et parvint aux plus hautes fonctions, en échouant toutefois à se faire élire pape. Il fut ordonné prêtre à Rome le après des études à l’école diocésaine de Sion puis à Côme. En 1496, il devint curé d’Aragnon, ensuite chanoine et doyen de la cathédrale de Sion puis en 1492, secrétaire du tribun Jörg auf der Flüe (Georges Supersaxo). Supersaxo fut au début son protecteur mais deviendrait plus tard l’un de ses adversaires politiques les plus acharnés. Schiner fut nommé évêque par le pape Alexandre VI, il reçut la principauté épiscopale de Sion le 13 octobre de l’année suivante. Les développements de la politique de la France en Italie et la situation géographique du Valais en tant que région de passage stratégique entre les deux contrées via les cols alpins permirent bientôt à Matthieu Schiner, qui était fin diplomate et chef de guerre audacieux, de jouer un rôle politique européen de premier plan. Schiner mit tout son poids contre les menées de la France. À la paix d’Arona en 1503, il obtint pour les cantons suisses la possession des districts de Bellinzone et de Blenio. Il convainquit les Confédérés de conclure une alliance avec le pape Jules II : il fut ainsi, de manière indirecte, à l’origine du corps des gardes suisses pontificaux. C’est avec l’aide des contingents suisses que Louis XII et les Français furent chassés d’Italie à la suite des batailles de Pavie en 1512 et de Novare en 1513. En gratification de ses services, le pape lui octroya le titre honorifique de « libérateur de l’Italie et protecteur de l’Église ». Le , il le nommait cardinal et lui attribuait une charge ecclésiastique à Wurtzbourg. De 1512 à 1517, il fut à la tête de l’évêché de Novare en Italie et fut légat du pape. Après la bataille de Marignan (1515) qui vit la victoire de François Ier, il fit les frais de la politique de réconciliation entre le pape Léon X et le roi de France. En 1517, son ancien mentor George Supersaxo – qui s’était entre-temps allié avec la France – l’empêcha de revenir dans son évêché de Sion et le força à prendre la fuite, il subit la coûtume valaisane de la Mazze. Schiner s’installa alors à Zurich ; c’était encore un politicien de grande influence. C’est grâce à cette influence que Charles Quint put accéder à l’Empire et que Schiner lui-même devint son conseiller. En 1521, il parvint à reprendre le contrôle du Milanais pour le compte de l’empereur. Mathieu Schiner était favorable aux thèses humanistes, et ami d’Érasme comme de Zwingli. Il était lui-même persuadé de la nécessité de réformer profondément l’Église catholique mais refusa toujours de rompre avec la papauté. C’est pourquoi, en 1521, il fut l’un des opposants les plus influents à Martin Luther et fut l’un des rédacteurs de l’édit de Worms. Lors du conclave qui suivit la mort de Léon X en 1522, il recueillit un nombre important de suffrages mais l’opposition des cardinaux français devait l’empêcher d’être élu comme nouveau pape. Il mourut de la peste à Rome le .

Six membres de la famille de Riedmatten ont été princes-évêques de Sion : Adrien Ier (1529-1545), Hildebrand, Adrien II, Adrien III, Adrien IV et Adrien V. Le premier membre identifié de la famille est Peter im Howe, sacristain de Saint-Nicolas au XIIIe siècle. Adrien Ier de Riedmatten, est le premier de sa famille à être investi prince-évêque de Sion (1529-1545). Janvier de Riedmatten (1763-1846) est bourgmestre de Sion, député à la Diète valaisanne et à la Diète fédérale. Antoine de Riedmatten (1811-1897) est député au Grand Conseil valaisan puis conseiller national. En 1646, Jacques de Riedmatten achète la seigneurie de Saint-Gingolph pour quatre mille écus d’or. Il se trouvera confronté à de nouvelles tensions avec ses sujets, qui pour échapper à la dîme convertiront leurs champs en pâturages. Les Riedmatten ne résideront pas au château de Saint-Gingolph de façon continuelle au cours du XVIIe siècle. C’est le fils d’Emmanuel de Riedmatten, Pierre-Joseph qui fut le dernier représentant de cette maison à venir prendre possession de son fief, selon la coutume, le . Il présida l’Assemblée constitutive à Saint-Maurice le ou il porta un toast resté dans les annales : «  Aux rats et souris qui vont manger les titres de noblesse des familles sédunoises ».

Gaspard Stockalper, mort le ) était un marchand, banquier, politicien, militaire et entrepreneur suisse. Surnommé le « Roi du Simplon » ou le « Grand Stockalper », il érigea un empire commercial à l’époque de la guerre de Trente Ans en profitant du col du Simplon pour importer exporter des marchandises. Basé initialement à Brigue, il étendit son empire et prit en charge la formation de troupes mercenaires. Stockalper possédait des entreprises en France, en Espagne et nouait des liens économiques avec les grandes Cours royales. Il a également exploité les ressources minières du Valais : or, plomb, cuivre et fer ; Louis XIV lui enviait d’ailleurs sa fortune. Il règne également sur le transport de la soie entre Lyon et Milan et sur la poste entre Genève et la Lombardie. En 1648, il devient maître du sel en Valais, un titre attribué par la Diète et qui lui offre un monopole complet sur cette denrée. À l’époque le sel était un élément stratégique dans le commerce de Stockalper et servait également de moyen de pression politique. Le Haut-Valais était approvisionné par l’Italie tandis que le Bas-Valais recevait du sel français ou espagnol. Pour améliorer le transport du sel, il lança un projet de canal dans le Bas-Valais, le canal Stockalper2, qui fut creusé près du Rhône entre 1651 et 1659 de Vouvry à Collombey-Muraz. Son château à Brigue, vendu en 1948 à la commune par ses descendants, fut construit entre 1658 et 1678. Stockalper y siégeait et y entreposait également ses marchandises. Mais le vent tourna pour l’homme d’affaires et quatre dizains (Loèche, Sion, Sierre et Viège) s’associèrent secrètement pour déposer une plainte auprès de la Diète. Par jalousie, le Grand Stockalper fut destitué le , condamné à une lourde amende, une perte de privilèges et perdit de facto le monopole du sel. Une année plus tard, en , un tribunal prononça la peine de mort à l’encontre du « roi du Simplon ». Afin d’avoir la vie sauve, il s’enfuit à Domodossola au début du mois d’octobre. Après avoir laissé les esprits s’apaiser, il revint triomphant le . La Diète décida d’abandonner une partie des charges et l’assigna à domicile. Il fut fait Chevalier Romain par le nonce du pape, reçut de l’empereur Ferdinand III la dignité de Chevalier de l’Empire et obtint du duc Charles-Emmanuel de Savoie la baronnie de Duingt ; le Roi Soleil, Louis XIV, l’avait décoré des Ordres de Saint-Michel et du Saint-Esprit. Durant son règne, Stockalper a multiplié les titres et les mandats politiques.

 

II

Il n’y a pas si longtemps

 

En novembre 1810, le Valais est finalement intégré au Premier Empire français sous le nom de département du Simplon.

Le le Valais devient le vingtième canton de la Confédération suisse. Le les deux délégués valaisans à la Diète fédérale, Michel Dufour et Léopold de Sépibus prêtèrent serment au Pacte fédéral au nom de la République et canton du Valais.

En 1840, le canton est sur le point de se diviser en deux demi-cantons ; Guillaume de Kalbermatten commandant de la garnison de Sion l’empêche. À la tête des troupes de la Vieille Suisse, il bat les conjurés de la Jeune Suisse lors du combat du Trient en 1844. Plusieurs conjurés, dont Maurice Barman, doivent s’exiler. Une nouvelle constitution est finalement ratifiée par le peuple la même année.

Une nouvelle constitution est adoptée le . C’est le triomphe des idées conservatrices.

Sous l’influence de Maurice Barman, de retour d’exil en 1847, le Valais se dote d’une nouvelle constitution en 1848.

Les plus anciens se souviendront de Hermann Bodenmann, Hans Wyer, Rolf Escher, Franz Steiner, Wolfgang Loretan, Peter Bodenmann, Wilhelm Schnyder, Thomas Burgener, Esther Waeber Kalbermantten, Oskar Freysinger et d’un certain Sepp Blatter. Mais ce sont déjà presque tous, mais pas tous, les hommes du passé.

Il n’est pas sûr pourtant que leur stature n’ait pas contribué à la situation proprement extraordinaire de ce mois de mai 2021.

La nouvelle Assemblée constituante prête serment le 17 décembre 2018. Le débat sur la pertinence de la création de deux demi-cantons est occulté.

 

III

Apogée : mai 2021

 

Cette domination haut-valaisanne a peut-être atteint son apogée en mai 2021.

Considérons en effet la situation d’aujourd’hui avec ce simple tableau, répertoriant les Hauts-Valaisans dominants et leur fonction :

Gianni Infantino, un Brigand, est président de la FIFA.

Viola Amherd, une Brigande,  est conseillère fédérale (PDC), cheffe du département fédéral de la défense, de la protection de la population et des sports

Roberto Schmidt, est conseiller d’Etat et chef du département des finances et de l’énergie.

Philipp Mathias Bregy, est chef du groupe du Centre [1] au parlement fédéral, PDC

Franz Ruppen, UDC, est chef du département de la Mobilité, du territoire et de l’environnement, en charge notamment de la construction de l’autoroute dans le Haut-Valais. Il vient de remplacer à ce poste Jacques Melly, anniviard et francophone.

Pierre-Alain Grichting, PLR, est président du conseil d’administration de la Banque Cantonale du Valais, la banque d’Etat du canton du Valais. Il a succédé à Jean-Daniel Papilloud, un francophone, curieusement indélicat à la fin de son mandat.

Olivier Schnyder, fils de l’ancien chef du département des finances et président du gouvernement, est lui-même directeur de la Banque Cantonale du Valais, où il vient de remplacer le Sédunois et francophone Pascal Perruchoud

Jean-Michel Cina, ancien chef du département de l’économie, de l’énergie et du territoire, ancien conseiller national PDC, est aujourd’hui président du conseil d’administration de la SRG – SSR, donc en mains du principal véhicule d’information de la Suisse. Il a succédé au Valaisan, plus francophone que germanique, Raymond Lorétan.

Beda Albrecht, chef du service cantonal des contributions, en connaissance donc des situations financières de tous les Valaisans

Peter Schnyder, chef de l’Inspection Cantonale des Finances, organe administratif chargé du contrôle de la gestion financière de l’Etat du Valais, qui reçoit régulièrement le mandat de se pencher sur certaines affaires financières concernant des communes.

Rinaldo Arnold, ami d’enfance du primus inter pares, Gianni Infantino, devenu premier procureur du Haut-Valais et membre du Bureau central du ministère public cantonal.

Thomas Brunner vient d’être élu président du Tribunal cantonal.

Michael Graber, conseiller national UDC, qui a profité de l’accession au gouvernement de Franz Ruppen pour remplacer son camarade de parti au parlement fédéral en qualité de conseiller national.

Beat Rieder est parlementaire fédéral, membre du Conseil aux Etats.

Philipp Spoerri, haut-valaisan, est le Chancelier de l’Etat du Valais, donc l’ordonnateur en chef de tous les fonctionnaires.

André Marty, ancien chef de l’information du ministère public, grand organisateur, avec Rinaldo Arnold, des réunions secrètes tenues au Schweizerhof dans le FIFA Gate, est aujourd’hui chef de la communication auprès des CFF.

Manfred Schmid, last but not least, président du Grand Conseil, un Noir du Haut, préside donc le législatif cantonal.

Les 17 personnages clefs du Valais d’aujourd’hui sont donc tous … des Hauts-Valaisans [2].

Le président du gouvernement valaisan est un membre du PLR, un francophone, totalement inconnu il y a quatre ans et illuminé subitement, puis confirmé, par les voix du Haut-Valais, unanimes pour élire un adversaire politique, Frédéric Favre, pour lequel l’ancien président de l’exécutif, un Haut-Valaisan, Roberto Schmidt, avait fait campagne en mars 2021 dès le premier tour. Il savait pouvoir lui faire confiance et l’a fait comprendre à ses concitoyens du Haut-Valais, participant ainsi à la défaite de son colistier Serge Gaudin.

 

IV

Résumé

 

Le Haut-Valais, doté d’un lot de têtes pensantes remarquables proportionnellement à sa population, tient les cordons de la bourse de l’ensemble du Valais.

Le Haut-Valais compte 24,2 % de la population valaisanne.

Le Haut-Valais compte 100 % des postes essentiels liés aux finances cantonales.

Le Haut-Valais compte 50 % des Conseillers aux Etats à Berne.

Le Haut-Valais compte 40 % des Conseillers d’Etat au gouvernement cantonal.

Le Haut-Valais compte 30 % des Parlementaires fédéraux cantonaux.

 

Le Parti du Haut-Valais est le vrai parti dominant du Valais d’aujourd’hui.

 

 

[1] Anciennement Parti Démocratique du Centre (PDC)

[2] Oui, oui, je sais, Christophe Darbellay, Mathias Reynard, Paul-Henri Moix et quelques autres (lesquels ?).

 

Références :

Wikipédia

L’1Dex

 

Stéphane Riand

Licencié en sciences commerciales et industrielles, avocat, notaire, rédacteur en chef de L'1Dex (1dex.ch).

78 thoughts on “Histoire du Valais. En 2021, le Haut-Valais, Seigneur des seigneurs, est à son apogée”
  1. Magnifique moment d’histoire..j’ai appris pleins de choses intéressantes..comme quoi l’histoire c’est comme un serpent qui se mord la queue..merci Stéphane!

  2. On ne peut pas nous reprocher de réussir (encore tout n’est pas réussite!) Bien souvent la réussite repose sur l’inexistence (faiblesse) des autres! Une Haut Valaisanne.

  3. Excellent article didactique de vulgarisation historique.
    Il est question de faiblesse dans les commentaires. Qu’est-ce-à-dire.

  4. Comme l’expose l’article, une oligarchie relativement silencieuse et fort manoeuvrière agit de longue date dans le secret des officines du Valais. Comment une minorité place-t-elle son pouvoir par-dessus les affaires ne sessant de se renouveler dans les organes publics du canton. Par levier dans le secret d’officines et par procédé arbitraire dans la confidentialité de tribunaux asservis en prébende. De plus, par vassaux du Valais Central et Bas-Valais. Il convient accessoirement de noter que plus on est éloigné du «Haut-Valais» et plus on est «bas» (le «Bas-Valais»).

  5. Ce site fait de plus en plus penser à une émission française dénommée « Le dessous des cartes ». Version locale éclairant la réalité arbiraire provinciale. Ne rien lâcher.

  6. L’histoire contient probablement des explications aux sources du phénomène. Mais la cause évidente du marasme actuel des institutions cantonales réside simplement dans l’omniprésence des liens familiaux les formant.
    L’article du 29.09.20 du Nouvelliste le révèle de façon transparente, relativement aux composantes du conseil de la magistrature: « La question des liens familiaux de certains des neuf membres du Conseil a fait jaser dans les rangs du Parlement cantonal, notamment en raison du fait que la sœur de la journaliste Romaine Jean est juge suppléante au Tribunal cantonal. La démocrate-chrétienne Carole Basili est la nièce du conseiller d’Etat Jacques Melly, alors que Gonzague Vouilloz est le mari de la présidente de Martigny Anne-Laure Couchepin Vouilloz.
    Tant que les institutions du Valais demeureront ainsi clôturées, il y sera commis des infractions pénales en s’y sentant couvert par une totale impunité.

  7. Jacques Melly a peut-être voulu partir à la retraite en se couvrant des suites potentielles de l’affaire de la pollution industrielle tout en préparant conjointement l’impunité pour d’autres fonctionnaires. Un tel panier de connivence consanguine, c’est presque incroyable. Notre canton est presque incroyable.

  8. La réalité nue peut être effectivement lue au travers de l’article du Nouvelliste.
    1.
    Dans leur consanguinité des clans familiaux sèment la terreur par abus d’autorité dans des infractions pénales minant les institutions.
    Les affaires se renouvellent ainsi sans fin.
    2.
    Le Conseil de la magistrature se trouve à cheval entre législatif et judiciaire.
    Il s’agit d’un organe hautement stratégique pour ceux détenant le pouvoir.
    Et l’on voit ici par quel procédé de liens d’influence les clans familiaux semant la terreur en Valais en ont pris possession.
    Non, il ne s’agit pas d’une fiction mais plutôt d’un documentaire sur le canton.
    3.
    Quant à la récente désignation (sans réelle mise au concours) du procureur général, elle ne fait que compléter la prise d’assaut du Conseil de magistrature par ces mêmes clans familiaux.
    Valais Notre Terre – Terre Hors-La-Loi dans la Confédération.

  9. Les points 2 et 3 de l’exposé de Christian ont « l’avantage » d’une horrible clarté. Cela rappelle un ouvrage dont le titre est « Comment on s’empare d’un Etat ». Avocat ou justiciable sont-ils en capacité de lutter contre un Etat captif? Si les outils de la violence qui est apanage d’Etat sont en mains de clans, la réponse est apriori négative.

  10. L’article du Nouvelliste a en effet tout dit sur le Valais Far-West de la Suisse:
    https://www.lenouvelliste.ch/dossiers/femmes-valais/articles/valais-une-femme-preside-le-premier-conseil-de-la-magistrature-982720
    Honte à ces hommes et à ces femmes vivant des prébendes versées par nos impôts dans leur accaparement de fonction d’Etat par leurs clans familiaux.
    A l’entrée de notre canton il devrait être écrit: « Gare à vous étrangers, car ici le pouvoir est détenu par quelques clans familiaux y détenant tout pouvoir dont ils se sont indûment accaparés. Ils se tiennent également tapis dans les tribunaux qu’ils occupent indûment et si vous êtes leur cible ils vous mettront à terre ».

  11. Il a été lu avec intérêt l’article et ses commentaires. Les manoeuvriers du Valais le sont d’autant plus, que tout avocat du Valais est manifestement confronté au TF à la circonstance suivante. En 2019, une nièce du Président du Tribunal cantonal a été vraisemblablement cooptée dans l’environnement immédiat du Secrétaire général du TF. C’est dire que le Valais a la haute main sur tout recours aboutissant au TF. Bon courage aux avocats formant recours contre un arrêt du tribunal cantonal.

    1. Oui, nous avons aussi dû le constater dans des actes d’entrave. Autant que cela soit su, un homme averti en valant parfois deux. Reste que cette circonstance est telle qu’elle est, c’est-à-dire insécable actuellement et dommageable pour les Valaisans.

  12. En regard des documents suivants, l’information concernant une nièce du Président du Tribunal cantonal apparaît vraisemblable:
    https://www.bger.ch/files/live/sites/bger/files/pdf/Publikationen/GB/BGer/fr/GB19_FR_BGer.pdf
    https://www.bger.ch/fr/index/federal/federal-inherit-template/federal-richter/federal-richter-dienste/federal-richter-generalsekretaer.htm?lang=1
    La situation est-elle acceptable au vu de conflit d’intérêt et de nécessaire impartialité au Tribunal Fédéral ?
    Tout juriste et même tout citoyen paraît à même de répondre à telle question.

      1. Le président n’a pas une carrière de juge mais une carrière de politique dans le PDC. Ses pairs l’on parachuté vice-président du tribunal en remerciement de ses services dans le parti. Et il a été récemment désigné président. Ce qui est étonnant ici c’est l’enchaînement des cooptations minant nos institutions.

        1. Les informations de l’1dex acccomplissent manifestement un triplé ici.
          Tant le Tribunal cantonal que le Ministère public et le Conseil de Magistrature apparaissent en effet impliqués dans des affaires de cooptation liant fonction judiciaire et liens familiaux. Cela induit interrogation sur la légitimité de l’appareil judiciaire cantonal au vu de ce cumul d’affaire le concernant.

  13. Le procédé advenant dans ce canton rural pour asseoir la domination de quelques clans familiaux est extrêmement frustre et primitif.
    Ce procédé consiste à prendre le contrôle des organes d’Etat par cooptation des membres de ces clans, en violant le principe de mise au concours et en commettant ainsi de multiples usurpations de fonction.

    Ce procédé est tellement frustre qu’il ne se pose une interrogation majeure à son sujet : comment ce procédé peut-il être admis et toléré, étant donné que la prise de contrôle des organes d’Etat réalisé par ce procédé aboutit à l’absence de justice et à l’absence d’Etat de droit dans le canton

    L’information de l’article du Nouvelliste du 25.09.20 est vraie et vérifiée
    https://www.lenouvelliste.ch/dossiers/femmes-valais/articles/valais-une-femme-preside-le-premier-conseil-de-la-magistrature-982720

    Dans un canton fonctionnant normalement, l’information relayée par l’article du Nouvelliste du 25.09.20 aurait déjà donné lieu à une Commission d’enquête parlementaire (CEP) avec mission d’établir le processus manifestement vicié qui a abouti à nomination de trois personnes au Conseil de la Magistrature, dont les liens familiaux induisent des conflits d’intérêt rendant leur présence dans celui-ci non viable au vu de l’impartialité requise par tel organe.

    Au vu des faits constatés par l’article du Nouvelliste du 25.09.20, Il n’apparaît pas inutile de rappeler ici l’article 287 du code pénal sur l’usurpation de fonction.
    Art. 287 CPS: «Celui qui, dans un dessein illicite, aura usurpé l’exercice d’une fonction ou le pouvoir de donner des ordres militaires sera puni d’une peine privative de liberté de trois ans au plus ou d’une peine pécuniaire».

  14. De nos jours par quel procédé peut-on s’emparer d’un pays ?
    Le procédé est exposé par pièces matérielles accessibles publiquement.
    Merci au Nouvelliste et à l’1Dex pour leur transparence ayant exposé les faits avec renvoi aux pièces matérielles les démontrant.

    1. @Alain. Oui, les Valaisans sont manifestement face à une pieuvre. C’est ce qui est établi par l’article du 25.09.20 du Nouvelliste et par cet article de l’1Dex.
      En plus de la formation cooptée du Conseil de la Magistrature et de la désignation sans mise au concours du procureur général, il est établi ci-dessus que la pieuvre s’étend apparemment jusqu’au Tribunal fédéral.

      Seule la parole et la transparence peuvent lutter contre un tel phénomène rampant s’emparant des organes de justice et induisant l’absence de justice. Par le Nouvelliste et par l’1Dex, la presse a rempli son rôle.

      D’une part, il s’agit de mettre en exergue l’article du 25.09.20 du Nouvelliste
      https://www.lenouvelliste.ch/dossiers/femmes-valais/articles/valais-une-femme-preside-le-premier-conseil-de-la-magistrature-982720

      D’autre part, il peut être référé à l’article du 16.10.19 du Matin. L’article du Matin a en effet mis en exergue que des mêmes pratiques lient l’exécutif et le législatif dans le Canton
      https://www.lematin.ch/story/pollution-en-valais-la-verite-a-la-forme-d-un-cube-806716146295

      Les institutions ne sont pas des lieux où peut s’affirmer une forte densité de liens familiaux par des pratiques généralisées de cooptation, car de telles pratiques sont constitutives de conflits d’intérêts minant le fonctionnement des organes publics qui sont censés représenter l’intérêt général.
      Les règles en vigueur dans le domaine judiciaire fédéral sont à citer en modèle à ce sujet, car elles interdisent tout lien de parenté jusqu’au troisième degré.

      L’article du25.09.20 du Nouvelliste et cet article de l’1dex ont démontré que l’organe judiciaire est fortement miné par des pratiques de cooptation.
      Dès lors, l’organe judiciaire ne peut être une ressource, étant donné que celui-ci est subverti par ces pratiques de cooptation l’ayant colonisé.

      Cela étant, l’une des voies de résolution passerait par l’établissement d’une Commission d’enquête parlementaire (CEP), chargée notamment d’enquêter sur le processus ayant abouti à des nominations qui apparaissent incompatibles avec une présence au Conseil de la Magistrature du fait des conflits d’intérêts induits par une forte densité de liens familiaux.

      Si la presse continue à jouer son rôle, il est possible de sauver nos institutions.

  15. Depuis le 25.09.2020, article du nouvelliste de JYG.Nous sommes le 30.MAI 2021,le Rhône à continuer de suivre son tracé.Ici à L’1Dex tout à été écrit, expliquer,mais pas TOUT dans la PrAvDa.

  16. Comment la justice peut-elle être correcte si celle-ci est minée par une telle corruption formant ses organes ??? Dire que cela se passe chez nous en Suisse !!!

  17. CORRUPTION – Certains se couvrent de l’or de leurs prébendes en couvrant de mépris ceux réclamant justice. Ainsi va la CORRUPTION. On le savait pour certains pays éloignés. Ici en Suisse, c’est chose nouvelle. Doit-on s’y habituer, ou peut-on encore éradiquer cette pieuvre dénommée CORRUPTION ?

  18. Les faits établis démontrent que les charges de fonction publique sont pourvues par corruption. Les institutions auxquelles nous sommes censés conférer respect sont donc corrompues. C’est dire que les dés sont pipés et que les institutions sont minées par tricherie et tromperie. Que va-t-il se passer à présent. Une grève du règlement des impôts, par exemple ?

  19. A l’époque il y a eu une forte bagarre sur le fait de savoir qui, entre Commission de justice du Parlement et Conseil d’Etat, élirait le Conseil de la Magistrature. Le Président de la COJU avait fini par claquer la porte dans ce conflit. A présent, il peut en être compris rétrospectivement les enjeux. Il s’agissait de prendre le contrôle du Conseil de la magistrature pour y coopter des personnes proches, puis de coopter le Procureur général par voie du Conseil de la Magistrature. Certaines manœuvres d’officines justifieraient une CEP…

  20. Le message concernant la cooptation du Conseil de la Magistrature (et du procureur général) paraît être le suivant: « venez faire des affaires et travailler en Valais. En cas de litige vos droits seront violés car l’impunité y est organisée ».
    Le développement économique nécessite de la sécurité juridique et donc des institutions saines…

  21. A la suite de la démonstration figurant dans l’article ci-dessus et ses commentaires, il se pose la question de savoir si les agents ayant commis usurpation de fonction et trafic d’influence dans les organes de justice afin d’y recevoir une charge et ses prébendes peuvent y prétendre juger leur alter ego, alors même qu’ils se sont rendus indignes par leurs actes. En sus, il se pose la question de savoir si ces agents peuvent demeurer dans les organes de justice et s’ils ne devraient pas être immédiatement suspendus puis exclus de leur charge, en conséquence de leurs actes indignes.
    Oh, ruralité tenace, n’as-tu donc aucune capacité de retenue pour ne pas salir les organes de justice par tes souliers crottés.

  22. Tel chaudron d’indignité aurait inspiré le romancier Tolkien. Les historiens s’en émerveillent aussi, car rien ne change manifestement relativement à la corruption de la justice qui existait il y a déjà 5 siècles en Valais, en y accusant opposants politiques d’être sorciers et en s’emparant de leur terre par ce procédé:
    https://doc.rero.ch/record/21261/files/I_N177_2003_129.pdf
    « Je veux ta terre, Je t’envoie donc au bûcher ».
    Rien ne change ici dans l’instrumentalisation et la corruption des organes de justice.

  23. Un collègue m’a parlé de cette histoire et je l’ai lu.
    Je viens du sud de l’Italie où des clans plaçaient les leurs dans les postes clé.
    Dans Mani-Pulite, les juges anti-mafia ont délogé les personnes que des clans familiaux avaient placé dans les organes publics.
    Les gens ferment les yeux tant que cela est toléré. En Italie tout a commencé avec quelques arrestations. Cela a ouvert les yeux et Mani-Pulite a été mis en œuvre.
    La Suisse se présente comme intègre. Elle peut donc aussi lutter contre les clans qui corrompent les organes publics en plaçant les leurs dans les postes clés.

  24. Dans l’opération main propre en Italie, on a vu des procès avec des dizaines de détenus jugés collectivement et assignés dans des cages sécurisées lors des audiences publiques. S’agirait-il d’ouvrir des procès identiques concernant le Valais.

  25. Un landernau de province peut correspondre à l’exact inverse du respect des usages et du respect du droit, dans une connivence couvrant toute affaire impliquant politicien, notable ou magistrat. Les faits se déroulant en Valais pourraient effectivement donner lieu à un procès collectif du type main-propre. Mais les faits constatés ici pourraient aussi être considérés dans un une étude ethnologique portant sur les us et l’habitus de cette contrée et de ce canton de la Confédération helvétique

  26. A des fins de préservation de l’état de fait, ne s’agit-il pas de suspendre avec assignation à résidence et effet immédiat les personnes manifestement impliquées dans cette affaire de trafic d’influence et de cooptation par des clans familiaux.

  27. Oh Mon Dieu, il faut expurger ces clans familiaux noyautant le cœur des organes de justice de ce pays. La corruption visant organes publics et de justice ne saurait être reine en Suisse.

    1. Oh mon Dieu mais cela fait des années que les clans et la secte d’Ecône noyautent tout ce qui pourrait maintenir le peu de décence dont ce Canton aurait besoin, hormis une volonté de fer de quelques personnes assez fortes pour nettoyer ce système corrompu, il semble bien difficile de faire tomber cet édifice avec tous les pions collabos qui ont été placés aux postes clés et qui empêchent que le processus de purification puisse avoir lieu. Un nouveau procureur capable d’effectuer ce travail serait bienvenu encore faudra-t-il qu’il ait l’autonomie nécessaire pour le réaliser. C’est pas gagné.

      1. Chacun peut lire ici les pièces matérielles. Les limites de la corruption y sont amplement franchies par des clans familiaux. Aucun régime ne peut perdurer s’il a perdu par ses actes toute légitimité.

  28. Les infractions corrompant nos organes publics vont bien trop loin ici.
    I. Exposé des faits
    Une querelle a animé le Parlement sur le fait de savoir qui élirait le Conseil de Magistrature (CM). Au terme de celle-ci, il a été arrêté que ce serait le Conseil d’Etat (CE). Dans l’élection par le CE du CM, la nièce du Conseiller d’Etat Melly est subitement propulsée ensuite présidente du CM.
    II. Considérant

    III. Conclusion
    ….
    IV. CQFD.

    Commentaire de L’1Dex : les « … » signifient que ces propos sont tout à fait raisonnables pour certains, et ne le sont pas pour d’autres, auxquels pourraient appartenir les magistrats. Donc ils seront publiés dès l’instant où le pseudo se transforme en un vrai prénom et en un vrai nom.

    Pour le surplus, je renvoie tous les lecteurs au Manifeste de L’1Dex.

    Amen.

  29. A la source de tout mal sérieux se trouvent des faits sournois que l’1dex expose et exploite jour après jour dans le même registre que leur théâtre grotesque.
    Le Conseiller d’Etat Melly ne pouvait coopter sa nièce lors de l’élection du Conseil de Magistrature et celle-ci ne pouvait revêtir charge publique par ce procédé.
    Le trafic d’influence et l’usurpation de charges publiques ressortant ici est contraire au règles ressortant du code pénal et contraire aux règles régissant les organes de droit public. Les membres de clans familiaux clôturant par trafic d’influence les organes du canton doivent en être extirpés en cessant de leur verser les prébendes liées lorsqu’ils y occupent une charge par procédé indigne.
    D’aucuns ont peut-être goûté ce théâtre comme une farce, tout en l’exploitant comme tel jour après jour. Mais il conviendrait ici de ne pas oublier que pour les victimes ce théâtre indigne relève de la tragédie.

  30. Ceux ayant clé de lecture constatent que la pièce de cabaretiste à l’affiche est en devanture de faits de hauteur stratosphérique perpétrés dans l’indignité de la corruption minant nos organes publics par trafic d’influence et accaparement clanique des charges. Quand le sage montre la lune d’aucuns regardent le doigt. Ainsi d’une pièce de cabaretiste n’ayant d’autre intérêt que de capter l’attention.

  31. Face à la velléité de s’emparer d’organes publics cantonaux, minés par des infractions dans de la cooptation et du trafic d’influence de clans familiaux, l’assaut mené en retour auprès d’organes de justice fédéraux apparaît être approprié et de juste proportion. Le critère de proportionnalité est un principe cardinal à respecter.

  32. IL EST TEMPS DE SIFFLER LA FIN DE LA RÉCRÉ ICI.
    Le Conseil de la magistrature doit être renouvelé par remise au concours de postes sous la surveillance d’un collège de citoyens et parlementaires, en totale transparence.
    Un nouveau procureur général doit manifestement être élu, du fait que l’actuel a été retenu par un Conseil de la Magistrature dont la composition n’était pas légitime.

  33. En Suisse chaque canton est un état dont la souveraineté est contenue par les lois et la constitution fédérales. La question surgie dans la circonstance est la suivante: qu’est qu’un état-voyou ?

      1. Il n’est pas vraiment question ici de création de lois. Il est plutôt question ici de respect des lois existantes. Et il est surtout pleinement question ici du respect des articles de la Constitution fédérale, établissant que l’activité de l’état doit respecter le critère de légalité. D’où sans doute l’interrogation ci-dessus y liée, portant sur le fait de savoir ce à quoi correspond un « état-voyou ».

  34. Avant de fuir à l’anglaise en retraite, un Conseiller d’Etat a manifestement souhaité s’offrir une double rente (la sienne et celle de sa nièce). Les citoyens correspondent à une intarissable la « vache-à-traire ». Il est postulé que l’expression « vache-à-traire » est autorisée dans un canton rural.

    1. Chacun a assisté à l’affaire de la pollution industrielle en constatant vingt ans d’attentisme du département concerné et d’Arnold (le précédent chef de service) , qui est passé ensuite dans le camp de la Lonza. Fuir en retraite tout en s’assurant « deux » rentes advient en couronnement de cette affaire. Les organes publics du canton sont emplis d’affaires et de l’indignité les accompagnant, laquelle va ici au-delà de ce qui est imaginable. La question posée ci-dessus est la bonne: les citoyens sont-ils des vaches-à-traire et sont-ils supposés accepter les infractions minant les organes publics, ainsi que la corruption (éclatante ici) les accompagnant ?

  35. Le PDC est un parti très ancien en Valais. C’est historiquement celui qui a pris le relais et l’héritage de l’Ancien Régime. Or il en a manifestement conservé certaines pratiques. Par cooptation familiale, les postes sont réservés aux membres de familles. D’une part, ce procédé induit des conflits d’intérêts dans les organes publics, comme cela a été constaté ci-dessus, en requérant de nouvelles mises au concours des postes du Conseil de la Magistrature (en respectant cette fois-ci les règles). D’autre part, par cooptation familiale, il est perpétué une société profondément inégalitaire. La fuite des cerveaux en Valais est un phénomène qui a été thématisé pour justifier d’immenses investissements dans les HES. Mais on voit ici que ceux affirmant lutter contre ce phénomène sont précisément ceux qui l’entretiennent. Certaines pratiques archaïques du PDC sont déviantes et illégales dans la société d’aujourd’hui. Il est bien que celles-ci soient exposées au grand jour. Parler a toujours été une modalité pacifique pour réfréner des pratiques paraissant être constitutives de «despotisme».

      1. Fondamentalement, il n’est pas constructif en regard du droit d’émettre des généralités par un terme comme « tous », au sens où « à chacun ses responsabilités selon ses actes ». En effet, en cas de généralisation, on ne saurait plus de quoi l’on parle et qui en est le responsable. Restons-en donc à du « cas par cas », en considérant acte par acte. Les actes établis ci-dessus induisent que leurs auteurs assument leur responsabilité connexe et qu’ils soient châtiés proportionnellement à leurs actes, afin de ramener l’ordre dans la cité.

      2. On ne doit pas perdre de vue les actes précis et que ceux les ayant commis. Mais cela n’empêche effectivement pas de généraliser. Un fameux article du Matin avait titré approximativement : «en Valais la vérité à la forme d’un cube», en pointant du doigt les liens de parenté d’un cadre du parti écologiste avec l’adjoint du médecin cantonal. Cela pour constater qu’en Valais le népotisme est partout. Ce qui forme le Valais ce sont des clans familiaux, peu importe le parti. Au moyen-âge, avec les dizains, le pouvoir était déjà disséminé en clans. Tout est demeuré pareil et c’est uniquement en constatant la réalité de la présence de ces clans familiaux que l’on comprend le Valais. Par ailleurs, le Valais est le seul canton romand où, à la seule lecture du nom, l’on sait de quel endroit précis du canton provient une personne, ce qui témoigne de cette omniprésence de clans (familles élargies). Dans les autres cantons romands cela était peut-être vrai il y a un siècle. Mais depuis lors les vagues démographiques ont amené un brassage et une certaine égalité des chances a permis de diversifier les détenteurs du pouvoir, ce qui tend à équilibrer le pouvoir dans le jeu de la contradiction des forces. Un autre intervenant a qualifié le Valais de «régime népotique». Cela apparaît profondément vrai pour qui connaît le Valais. Les actes constatés ci-dessus confirment que le terme de «népotisme» est adéquat pour qualifier le politique en Valais. Ces actes sont effrontés envers les Valaisans et ils sont choquants pour l’observateur externe.

  36. Les HES visent à fournir une main-d’œuvre de techniciens, en maintenant la superstructure du pouvoir et les postes dirigeant ces techniciens aux familles. Des postes d’encadrement des HES sont également en main de ces familles. Donc aucune surprise ici. Ce qui est surprenant c’est l’arrogance par laquelle ces familles pratiquent ici de façon ostentatoire leur cooptation. S’agissant des organes de justice cela est d’autant plus choquant. Car cela clôture dans l’impunité une société profondément inégalitaire, affectée par des infractions dans les organes publics.

    1. Auparavant nous devions payer de lourdes sommes d’écolage aux cantons voisins pour les formations supérieures. En créant les HES, nous évitons cela. La force de travail dont nous avons besoin est formée en Valais. Dans les postes d’encadrement nous plaçons nos enfants. Enfin, les gens formés dans les HES ne sont pas universitaires, alors que nous continuons à nous former dans les universités des cantons limitrophes. Ces techniciens ne peuvent nous concurrencer avec une qualification considérée comme étant inférieure. L’exercice HES est pleinement réussi. Nous dépensons nettement moins. Nous sommes les profs. Moins de concurrence pour les postes à responsabilité.

    2. L’ETAT C’EST MOI. TOUT M’EST DONC PERMIS.
      Et Je fais ce qu’il me plaît
      (infractions, corruption, mensonges, calomnie, harcèlement, fausses accusations). Rappelez-vous bien ceci: TOUT M’EST PERMIS.

  37. Dans leur cooptation s’emparant de postes de fonction publique et dans les infractions qu’ils commettent dans ceux-ci, des individus volent des vies par calomnie et abus d’autorité. Il est temps de faire cesser la barbarie commise par cette petite oligarchie, qui a des manières indignes puisant le pire dans les origines rurales du canton qui est situé aux confins de la civilisation par leurs actes.

  38. Ces gens s’accaparent les postes de fonction publique, l’argent de nos impôts et les organes de justice. N’est-ce pas un peu trop ?
    Et que nous reste-t-il à nous citoyens après tel braquage ?
    A notre souvenir c’est à l’1dex qu’il a été proposé l’usage du terme de « tarés » pour qualifier de l’arbitraire massivement massif. Ce terme s’applique-t-il également ici ?

    1. oui le terme de « taré » peut s’appliquer, il est descriptif de cet état qui s’appelle aussi « l’héréditaire dégénéré » décrit je crois par la psychiatrie, Robert Hare a de son côté décrit les « without conscience », une espèce d’état survenant lorsque un ou des individus vivant de privilèges qu’ils croient dus et acquis en perdent tout sens moral et tout sens des limites à ne pas franchir. Ils vivent cela comme la normalité alors que bien évidemment tout ici est hors norme. Reste à savoir quelles sont les personnes à même de faire cesser ce « cirque à ciel ouvert » afin que la société, la population et le canton puissent retrouver un état décent.

  39. Ceux s’étant emparé du pouvoir doivent pouvoir y placer leurs enfants, petits-enfants, cousins, nièces et autres parents. C’est une pratique cultivée. Il apparaît de plus normal que les postes de fonction publique appartiennent à ceux qui se sont emparés du pouvoir. Foin de ces règles de mise au concours. Il suffit de faire jouer les relations. Pourquoi d’aucuns voudraient-ils modifier nos pratiques qui nous conviennent fort bien. Je ne comprends pas. Allons, allons, demain je reçois ma rente mensuelle et j’ai besoin de paix. Tournons s’il vous plaît la page et que chacun retourne vaquer à ses occupations.

  40. C’est extraordinaire, il est pourtant compréhensible qu’au vu de nos intérêts nous placions les nôtres dans les organes de justice. Ces organes sont les garants de l’ordre établi. Or cet ordre, c’est nous. Quelles sont donc ces prétentions visant à ouvrir les organes de justice à des mises au concours au sein desquelles des prétendants étrangers à notre cercle pourraient s’inscrire. Les énoncés que chacun est amené à lire de nos jours témoignent d’une profonde incompréhension de la réalité.

  41. Chère Marie-Antoinette, Chère Madame de Pompadour,
    Le Conseil de Magistrature et le Procureur sont là pour défendre nos privilèges.
    Le Procureur est même chargé de défendre l’Etat. Or l’Etat c’est Moi.
    Les interventions de Mme de Pompadour et d’un journaliste ont été ici appropriées.
    A bientôt au Rotary-Club de Sion où nous éviterons de discuter de choses sérieuses. Bien à vous.

  42. Au vu des faits établis ci-dessus, l’1dex est manifestement le mur de la honte du Valais, confronté aux actes ignominieux commis au sein même de ses institutions. Heureusement qu’un site établit la mémoire d’actes ne pouvant rester impunis.

  43. Informé au hasard d’une conversation, j’ai lu en étant effrayé. Car cela signifie que tout pouvoir (exécutif et judiciaire) est en quelques mains. Il s’agit de clôture des organes exécutifs et de justice sur eux-mêmes. Cela signifie qu’il peut être traité ou caché toute affaire au gré des intérêts en conférant impunité. Si le Parlement cantonal n’est pas affecté par le même phénomène, celui-ci doit intervenir pour mettre le holà et préserver le fonctionnement des institutions du canton. Si les faits n’avaient été vérifiables il n’aurait été cru ces faits. Pour le commun des mortels ils relèvent de l’incroyable à moins de preuves solides comme ici. La trame pourrait servir à un film ou à un documentaire. Merci à l’1dex d’avoir informé sur ce qui se passe dans les institutions du canton.

    1. Effrayé. Oui également. D’où la proposition d’un panneau d’avertissement à l’entrée du canton: «Gare à vous étrangers, car ici le pouvoir est détenu par quelques clans familiaux y détenant tout pouvoir dont ils se sont indûment accaparés. Ils se tiennent également tapis dans les tribunaux qu’ils occupent indûment et si vous êtes leur cible ils vous mettront à terre». Il est également bien que la réalité se diffuse dans le cadre de conversation.

  44. Il peut de plus être considéré que l’acte de huis clos au Parlement revêt la symbolique suivante: isolons la piétaille en fermant les portes et imposons notre poulain seul proposé. Soit une afffirmation d’autorité placée par dessus les règles démocratiques. Par l’1dex ce type de faits est mémorisé dans les annales de la cité.

  45. Il est référé simplement à l’article 5 de la Constitution fédérale
    L’article 5 peut être lu attentivement.
    L’article 5 est intitulé «Principes de l’activité de l’État régi par le droit»:
    – «Le droit est la base et la limite de l’activité de l’État.
    – «Les organes de l’État et les particuliers doivent agir de manière conforme aux règles de la bonne foi».
    Il est postulé une problématique tant constitutionnelle qu’ethnologique.
    En bref, la thèse est la suivante concernant notre canton le Valais:
    – Il n’y serait assimilé que l’activité de l’Etat doit être fondée sur la légalité.
    – Il y serait référé à une conception de l’Etat datant de l’ancien régime.
    – A savoir, une conception de l’Etat reposant sur sa toute-puissance illimitée.

    1. @Oui. D’accord.
      Cela peut aussi être formulé en référence à l’article 5 de la Constitution Fédérale.
      Le règne d’un pouvoir absolu, c’est l’affirmation du pouvoir au-dessus du principe de légalité censé régir l’activité de l’Etat dans tout Etat de droit, ainsi que conformément à l’Article 5 de la Constitution fédérale.
      C’est cela qui est effrayant.
      Le point fondamental est que le pouvoir politique, administratif et judiciaire est en de mêmes mains en Valais. Cela est particulièrement visible dans cette affaire concernant la désignation des membres du Conseil de la Magistrature par le Conseil d’Etat. Et c’est ce qui ne va pas. Car cela induit une clôture du pouvoir sur lui-même. Si une affaire dérange un membre de la petite oligarchie, celle-ci n’est pas traitée. Elle est enfouie. Il y est conféré impunité dans les organes de justice du canton. Or, les victimes des actes d’abus d’autorité dans ces affaires enfouies endurent des torts irréparables. Le pouvoir absolu est effrayant par ses excès, par l’impunité qu’il confère et par le mal qu’il induit.

  46. A titre comparatif, la Loi sur l’organisation judiciaire du canton de Genève
    https://www.lexfind.ch/tolv/171608/fr
    Article 9
    Ne peuvent être simultanément membres d’une même juridiction :
    a) les conjoints, les partenaires enregistrés et les personnes qui font durablement ménage commun;
    b) les conjoints et les partenaires enregistrés de frères et sœurs ainsi que les personnes qui font durablement ménage commun avec un frère ou une sœur;
    c) les parents en ligne directe et, jusqu’au troisième degré inclusivement, en ligne collatérale;
    d) les alliés en ligne directe et, jusqu’au troisième degré inclusivement, en ligne collatérale.
    Les candidats doivent aussi remplir une déclaration de non-incompatibilité:
    https://ge.ch/grandconseil/m/gc/elections/
    A partir de cette comparaison, la question est la suivante: dans notre Valais, dans quelle mesure les élections judiciaires disposent-elles d’un cadre juridique équivalent ? Toute réponse serait bienvenue à ce sujet.

  47. Que de questions fondamentales pendantes ici. Notamment:
    – Est-il juste que nous, citoyens, soyons amené à payer une rente tant à un ancien Conseiller d’Etat qu’à sa nièce, manifestement cooptée par le Conseil d’Etat ?
    – Une personne peut-elle siéger au Conseil de la Magistrature lorsqu’elle est en lien de parenté de premier degré avec une magistrate ?
    Sauf erreur, le Parlement cantonal est doté d’organes de surveillance dont la mission est de traiter ce type de questions pendantes.

    1. Depuis que, par un huis clos, ils ont été enfermés comme bestiaux dans un enclos, les députés n’osent plus bouger une oreille. Ou alors ils marchent au pas cadencé: une-deux, une-deux, gauche-droite, gauche-droite. Oui, beaucoup le pensent et certains même le disent: cela fait froid dans le dos.

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