Le Nouvelliste, auquel s’associe la RTS, choisit d’en remettre une couche sur la Compagnie Interface. Se désintéressant au plus haut point de la présomption d’innocence dès l’instant où les dominants s’accordent pour faire la peau des méchants qui ne sont pas de leur clan, les deux médias « phares » sur nos terres, ceux qui gèrent la désinformation avec l’art consommé de la vérité facile toute fraîche, nous expliquent en substance que la commune de SIon, qui tient à son image mais qui travaille aussi avec des ordures, a su mettre fin pour justes motifs au contrat de bail à loyer qui la liait à la Fondation Interface.
Que dire dans cette situation d’un peu nouveau sans se faire clouer au pilori par tous les bien-pensants de la Cité qui se sont tus pendant des années et qui subitement deviennent de joyeux pinsons devant la presse aujourd’hui ?
Je suis d’abord « assez » étonné du fait que André P. n’ait pas déjà été démissionné de la Fondation Interface, soit par les autres membres du comité de cette corporation, soit par le conseiller juridique de cette entité, soit par l’autorité de surveillance des fondations, à savoir le département des institutions, dont le chef est le grand ami précisément de l’Étude d’avocats du président de la Fondation Interface. À dire vrai, on est carrément estomaqué de l’absence de toute pensée « légale » du côté d’Interface, comme si l’absence de tactique procédurale était une qualité intellectuelle indépassable.
Mais il n’est pas sûr que cette pensée doit meilleure du côté de la commune de SIon. Car il faut savoir tout de même que la municipalité a signé un contrat de bail d’une durée de cinq ans renouvelable tacitement de cinq ans en cinq ans. Ce contrat n’a pas été résilié dans les délais. On veut aujourd’hui faire avaler la pilule de l’existence de justes motifs qui fonderaient la légalité de l’exécution d’Interface. Or, ces justes motifs sont bien tardivement invoqués et l’existence même de ces justes motifs est des plus douteuse pour toute une série de raisons que le lecteur intelligent trouvera de lui-même.
Soyons fous jusqu’au bout, c’est-à-dire raisonnables et inventifs. Osons ce conseil à Frédéric Favre, grand surveillant en chef de nos fondations : qu’il approche les organes actuels de Interface, qu’il leur suggère gentiment de céder leur place; qu’il appelle ensuite le secrétariat de L’1Dex pour proposer au rédacteur en chef de cesser d’écrire des âneries et de se convertir dans la production théâtrale en choisissant des personnes pouvant animer de manière moins sexuelle ce lieu et de reprendre donc un contrat de bail non expiré en trouvant un autre nom à cette fondation en déperdition.
Parce que je pense avec grand sérieux qu’un avocat est à tout moins autant légitime qu’un physiothérapeute pour trouver une voie de sortie artistique à ce chaos irrespirable provoqué par un gourou narcissique et par des surveillants institutionnels bien peu regardants.
L’1Dex et ses amis en étonneraient plus d’un si les deux PLR Favre et Varone voulaient sérieusement réfléchir à la situation réelle de la culture théâtrale en Valais.
Un conseil de lecture pour tous : Éloge de la folie d’Érasme.
Bonjour à tous les metteurs en scène.
Post Scriptum : le nom de la nouvelle fondation est trouvé. Il sera rendu public dès l’instant où l’autorité aura saisi le sérieux de la proposition.
