Au moment même où Le Nouvelliste donnait du crédit aux magouilleurs, voltigeurs et dévoreurs de Sembrancher, en participant à l’insu de son plein pré au dégoupillage de Eric Voutaz (article du 19 juin 2021), une autre vérité, encore largement partielle, bourgeonnait sur le site du Tribunal fédéral.
En 2019, le journal valaisan « Le Nouvelliste » a sollicité l’accès à des documents en mains de la commune de Sembrancher, en se fondant sur la loi cantonale sur l’information du public, la protection des données et l’archivage du 9 octobre 2008 (LIPDA; RS/VS 170.2). La commune a refusé de donner cet accès.
Le 4 octobre 2019, le Préposé cantonal à la protection des données et à la transparence, Sébastien Fanti, a été saisi d’une demande de médiation. Il a demandé à la commune de lui adresser les documents sollicités. Celle-ci a refusé. Par courrier du 11 février 2020 – adressé à l’avocat de la commune (avec copie au Nouvelliste, au président du Conseil d’Etat valaisan, au Conseiller d’Etat Frédéric Favre, au Chef de service du Service des affaires intérieures et communales et à la Commission cantonale de protection des données et de la transparence) -, le Préposé a informé qu’il se rendrait personnellement dans les locaux de la commune pour consulter les documents en question le 18 février 2020 à 9h00, accompagné d’un témoin; un procès-verbal serait établi à cette occasion s’agissant des pièces dont la commune alléguait qu’elles seraient trop volumineuses pour lui être remises.
Le 18 février 2020, le Préposé s’est rendu dans les locaux de la commune. L’accès lui a été refusé.
Le 20 février 2020, la commune de Sembrancher (recte : Philippe Lorétan, avocat en l’Etude du Ritz) a sollicité du Préposé qu’il se récuse dans le cadre de la procédure de médiation précitée, respectivement de l’Autorité de surveillance qu’elle statue sur la demande de récusation du Préposé. Le 20 février 2020, le Préposé a refusé de se récuser.
Le Tribunal cantonal du canton du Valais, le Conseil d’Etat du canton du Valais, la Commission cantonale de protection des données et de transparence ainsi que la Présidence du Grand Conseil valaisan se sont tous estimés incompétents pour traiter de la demande de récusation. La Cour des conflits de compétence entre le pouvoir administratif et le pouvoir judiciaire du canton du Valais (ci-après: la Cour des conflits de compétence) s’est alors réunie, en application de la loi cantonale sur l’organisation de la cour chargée de statuer sur les conflits de compétence entre le pouvoir administratif et le pouvoir judiciaire du 25 mai 1877 ( loi sur l’organisation de la cour des conflits de compétence; RS/VS 170.7), afin de déterminer l’autorité compétente pour statuer sur la demande de récusation du Préposé.
Par décision du 7 décembre 2020, se fondant notamment sur l’art. 10 de la loi sur la procédure et la juridiction administratives du 6 octobre 1976 (LPJA; RS/VS 172.6), la Cour des conflits de compétence a désigné le Grand Conseil en qualité d’autorité compétente pour statuer sur la demande de récusation du Préposé formée par la commune.
Agissant par la voie du recours en matière de droit public, le Grand Conseil du canton du Valais demande principalement au Tribunal fédéral d’annuler la décision du 7 décembre 2020 et de désigner le Tribunal cantonal (subsidiairement le Conseil d’Etat) pour statuer sur la demande de récusation du Préposé.
Le Tribunal fédéral vient de statuer sur le sujet (cliquer ici).
En substance, le Tribunal fédéral, avec ses mots techniques à lui, envoie balader le Bureau du Grand Conseil :
« En l’occurrence, la Cour des conflits de compétence a tranché la question de la compétence de l’autorité appelée à statuer sur une demande de récusation du Préposé cantonal. Elle s’est fondée sur l’art. 10 al. 3 LPJA appliqué en lien avec l’art. 10 al. 2 de la loi fédérale du 20 décembre 1968 sur la procédure administrative (PA; RS 172.021). Elle a désigné le Grand Conseil en sa qualité d’autorité de haute surveillance de l’application de la législation sur le principe de transparence et sur la protection des données en vertu de l’art. 35 al. 1 3ème phrase LIPDA. Elle a ainsi opéré une interprétation du droit cantonal pour trancher un conflit de compétence.
Dans ce contexte, on peine à voir en quoi l’attribution de la compétence pour trancher une demande de récusation du Préposé au Grand Conseil toucherait le parlement du canton du Valais comme n’importe quel particulier, ni qu’elle atteindrait celui-ci de manière importante dans ses prérogatives de puissance publique. Le Grand Conseil – dont le Président est membre de la Cour des conflits de compétence ayant rendu la décision attaquée – n’est en effet nullement atteint de manière qualifiée par la décision attaquée dans sa situation juridique ou matérielle. »


J en suis dégoûté du droit !
Qu’il est long et scabreux le chemin de la vérité promulguée par les lanceurs d’alerte. Coeurs Vaillants !!
Comment comprendre la méchanceté et la manipulation avérée des petites gens ??
Ces élus promettent honnêteté, droiture, transparence, engagement . En fait, beaucoup d’entre eux ne recherchent que leurs intérêts personnels et la suprématie.
Merci à L’1Dex,pour toute cette transparence.
Dans le marasme de jeux procéduraux douteux, il convient également de constater que le préposé Fanti n’a manifestement plus de légitimité, dans l’attente que le Parlement cantonal ait statué sur le rapport d’un Commissaire européen ayant constaté que pour préserver les intérêts publics, il ne peut être cumulé fonction publique et étude privée accolée à celle-ci. Dans les autres cantons les préposés n’y cumulent pas fonction publique et activité privée dans le même domaine. A force d’accumuler passe-droits et structuration indigne, nos institutions cantonales deviennent «sac de nœuds». La question du traitement du rapport du Commissaire européen a aussi été rappelée ici:
https://1dex.ch/2021/06/sebastien-nendaz-sebastien-fanti-le-valais-de-lombre-nest-pas-mort/
PS: L’1dex est beaucoup trop gentil par l’illustration de l’article qu’il conviendrait d’accompagner par l’image d’un sac de noeuds ou l’image d’un sac à serpents. Il apparaît de plus extrêmement indigne que le TF ait eu à trancher ici dans les frasques et le marasme institutionnel cantonal manifestement cultivé.
On postule ici des niveaux de salaire de dix mille francs/mois. On postule de plus que ce marasme a occasionné ici environ 200 heures de travail (jusqu’ici). Soit 5 mois de salaires et 50 mille francs volatilisés (à charge du contribuable. Pendant ce temps, la question de fond portant sur le statut du préposé et sur l’articulation de ses liens avec d’autres organes n’est toujours par résolue, alors que le rapport du Commissaire européen a considéré celle-ci et que ce rapport dort dans un tiroir du Parlement cantonal. Quid ?
Dommage de confondre le miel avec les morilles.
Commenter en voulant faire de l’acrobatie navale ne permet plus au citoyen de distinguer le vermouth et la tisane de votre grand-mère. On a compris que Sébastien n’est pas votre tasse de thé, mais un peu de tactique sert à faire vaincre les grands stratèges. Mais bon, votre truc c’est le trolling légal, mais c’est quand même l’esprit du troll qui vous anime.
Fanti, Tavelli, Praz signent de leur nom. D’autres utilisent un seul pseudo. D’autres aiment surfer sur des pseudos différents, etc, etc.
Parfois ça devient lassant.
Mais la liberté d’expression doit vaincre …
Notre différend manifeste tient au fait qu’à notre sens la tactique ne saurait se substituer au constat que, si la question de fond susmentionnée avait été résolue par le Parlement cantonal, ce marasme aurait pu être résolu sans devoir passer par une cour des conflits cantonale et au TF. Mentir un peu par sens tactique n’est pas notre tasse de thé, s’agissant de résoudre ici ce marasme dans son fond institutionnel, constaté par un rapport pendant d’un Commissaire européen.
Ah vous voilà un peu plus raisonnable. On progresse.
Donc à ce point du raisonnement, nous sommes en accord : le parlement eût dû trancher.
Mais trancher quoi au fait ?
J’attends votre positionnement avec curiosité.
Les questions soulevées par le rapport du commissaire européen auprès du parlement devraient être résolues en priorité. Une fois ce rapport traité par le Parlement, les questions institutionnelles concernant la protection des données seront résolues et celle-ci devrait ainsi pouvoir nettement mieux fonctionner.
Je le subodorais … vous n’avez pas voulu piger ce dont il s’agit.
Que dire ? Tant pis !
Saviez vous qu un commentateur vu comme un socialiste et copieusement insulte c est fait tabasser chez lui sans mandats par un élément de la police cantonale valaisanne en son domicile privé dans des circonstances de faits sordides ?
Le métier de procureur général n’est pas seulement celui de poursuivre les délinquants, il est aussi et surtout celui de gérer l’impunité.
Le Valais veut-il continuer à laisser la gestion de l’impunité à ce procureur général ? La réponse n’est pas à donner par les citoyens puisque la constitution en son état actuel prévoit la nomination du procureur général par le parlement.
Peut-être que la Constituante va changer les choses …
Peut-être ou peut-être pas.
il apparaît très clairement, quand bien même on parle par ici de transparence, de droiture, d’intégrité, etc etc etc….qu’il n’y ait aucune volonté ni de la part du procureur général, certainement manipulé, ou sous pression, ni de la part du gouvernement voir du parlement de changer quoique ce soit dans le dysfonctionnement de nos institutions et de la justice. Il semblerait qu’une poignée d’individus malsains se soient emparés de tout ce qui pourrait représenter, le juste, le droit et le bon, dans ce canton et dès lors il ne reste que très peu d’espoir de redresser ce système mafieux et corrompu étant donné qu’il n’y a pas d’autorité à même d’effectuer ce travail de purge et de nettoyage. La branche contrôlante du PDC est à l’oeuvre et malheureusement nous ne pouvons que constater ses méfaits et le mal qu’elle fait à notre beau pays.