Verbiergate. Les coûts : 120’000 francs pour l’Etude du Ritz et quelques autres frais de maintenance
10 juin 2021
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Dédicace particulière
À Me Sébastien Fanti, à Me Basile Couchepin, à Mme Marie-Madeleine Luy et à Monsieur Thierry Voutaz, en souvenir de la séance du 9 juin 2021 à la Rue Pré-Fleuri, à Sion
Il était une fois la Commune de Bagnes
La Commune du Val de Bagnes n’est pas la Commune de Bagnes. La faute à une fusion qui a permis au duo Maret – Moulin de remplacer le duo Rossier – Perraudin.
Éloi Rossier et Frédéric Perraudin sont définitivement rentrés par la porte du code pénal dans l’histoire du Valais contemporain. Ils ont certes déjà été condamnés pour faux dans les titres et pour faux commis dans l’exercice de fonctions publiques par le tribunal de l’Entremont dans l’affaire de l’Ours du Châble (jugement non exécutoire puisqu’un appel à été formé auprès du tribunal cantonal et que les formalistes les qualifieront encore de présumés innocents), mais surtout les livres d’histoire retiendront leurs deux noms dans les affaires des constructions illicites et dans celles de la construction du parking des Marais Verts.
Le coût de ces actes n’est pas encore déterminé, mais déjà des citoyens curieux ont été fouiner à la Maison communale pour connaître les seuls coûts des frais d’avocats pour l’année 2020. Les citoyens et les contribuables de Bagnes apprécieront :
A) 250’000 francs ont été versés à l’Étude Rusconi à Lausanne.
B) 120’000 francsont été versés à l’Étude du Ritz à SIon.
C) 65’000 francs ont été versés à l’Étude Jean-Charles Bornet, l’avocat de l’ancien président à Sion.
D)17’000 francs ont été versés à l’Étude Julien Ribordy à Sion.
Personne ne doute que l’actuel conseil communal du Val de Bagnes aura à cœur au moment de l’entrée en force du jugement du tribunal cantonal d’exiger le paiement des frais personnels d’Éloi Rossier et de Frédéric Perraudin, puisque ceux-ci n’ont pas été élus pour commettre des infractions pénales (un jour, il faudra tout de même que le Conseil d’Etat s’interroge sur le rôle du SAIC dans ce naufrage à nul autre pareil).
Et personne ne doute que la commune de Val de Bagnes ne versera plus un centime en faveur de ce duo magique dont les performances furent si remarquables pour l’image de Verbier.
Enfin, personne ne doute que la commune du Val de Bagnes exercera les nécessaires actions en justice fondées sur les actes illicites commises par certains organes communaux lors des deux dernières législatures.
Et, last but not least, personne ne doute, le Conseil d’État encore moins que L’1Dex, que la commune de Val de Bagnes saura indemniser correctement l’Ours du Châble, sachant que les montants versés pourront faire l’objet de récupération auprès des responsables de ces actes illicites commis par des organes communaux.
Il n’est pas donc pas sûr que l’État de droit défendu par L’1Dex à travers un millier d’articles représentant quelque trois millions de signes, ne triomphe finalement pas à Verbier. On verra.
Et c’est ainsi que la qualité de tous les prestataires de services en terre bagnarde, y compris celles de chaque fondateur de l’Étude du Ritz et des deux pièces rapportées, entreront dans l’histoire de ce coin de terre à nul autre pareil.
Les lecteurs de L’1Dex pourront ainsi expliquer à leurs amis en quoi les affaires privées et les affaires publiques se rejoignent et que les comportements des personnes impliquées ici et là sont les expressions de leur nature profonde et qu’il est dès lors bien difficile de reprocher à un citoyen ordinaire qui rechercherait la vérité des choses d’ignorer celles-ci, privées, auxquelles il a participé en dupe effective (« Il est cinq heurs, la justice s’éveille »), si importantes pour apprécier celles-là (le « Verbiergate », éminemment publiques, affectant si outrageusement un employé communal ayant respecté son cahier et ayant cru en naïf ourson [1] en la bonne foi de son président.
Postface
Si les Sembranchards ne parviennent pas à saisir la substantifique moelle de mon propos, je ne pourrais que conclure à un amoindrissement étonnant de leurs facultés mentales, mais ne leur en tiendrais point rigueur, tout un chacun ayant le droit de vivre dans la différence de croyances forgées au gré de représentations aléatoires ou fausses. Ici, à L’1Dex, on essaie d’être proche de la réalité des faits et éloigné de la méchanceté et de la puanteur de certains cabinets d’aisance que nettoie parfois les employés diligents de la voirie indemnisés au lance-pierre [2].
[1] Un ourson grandissant devient ours
[2] Un petit message à Hans-Ruedi qui va bientôt disparaître