La nouvelle Constitution. Après le Valais, le Haut Valais.

10 août 2021

Liminaire

L’avant-projet de Constitution est  disponible  sur le site internet de la Constituante (https://www.vs.ch/fr/web/constituante/avant-projet-de-constitution-1%C3%A8re-lecture- <https://www.vs.ch/fr/web/constituante/avant-projet-de-constitution-1%C3%A8re-lecture->)

 

La Constituante, si ouverte dit-on dans les travées du Grand Conseil, a son tabou : ne parlons pas de la création de deux demi cantons, le Valais des Romands et le Valais des Alémaniques. Sujet tabou, shut up (cliquer ici pour lire l’article du 24 avril 2019, « LA CONSTITUANTE. CREATION D’UN NOUVEAU CANTON : LE HAUT VALAIS »).

La psychologie des profondeurs nous apprend que le refoulé surgit à nouveau sous une forme plus inconfortable si nous choisissons le déni pour le combattre.

L’1Dex, le 24 mai 2021 (cliquer ici), a fait paraître cet article très lu, « Histoire du Valais. En 2021, le Haut-Valais, Seigneur des seigneurs, est à son apogée ». Un document qui déboucha sur la démonstration de la domination non partagée du Haut sur le Bas.

Persévérant sur la route d’un accaparement partisan, voici le Haut Valais, ce nouveau canton aux règles constitutionnelles à imaginer, s’inscrire dans une volonté de surreprésentation haut-valaisanne, engendrant aujourd’hui des propositions si loufoques que même les plus passionnés des chiffres et des équations, n’y comprennent plus rien. Comme si le texte d’une constitution se devait d’être opaque, obscur, incompréhensible et déséquilibré ! (cliquer ici).

D’aucun(e)s, arrivistes, incompétent(e)s, indifférent(e)s ou/et présomptueusement imaginatives, veulent accorder deux sièges au Haut-Valais à l’exécutif et un quota minimum de députés au parlement sans s’inquiéter de la diminution de la population.

Ici, à L’1Dex, on a compris depuis longtemps que notre suzerain était d’essence brigand et que, par souci de complaire à notre Seigneur, il serait bon d’être inventif. Sachons alors proposer que le 75 % du Grand Conseil soit élu exclusivement réservé à la partie germanique du canton, le Valais central et le Bas-Valais se partageant à la proportionnelle le reste des sièges. Actons aussi une augmentation des sièges de l’exécutif et abandonnons avec grâce à nos frères d’Outre-Raspille 4 sièges au gouvernement pour un nouveau gouvernement à sept.

Ce désir de favoriser le Haut doit être simultanément un gage de remerciement à sa population pour les 164 ans de domination magnifique et une marque de construction d’un avenir stable sous l’égide de ceux à qui, nous autres, polyglottes de pacotille, nous devons tant, et plus encore. La nouvelle constitution sera parfaite dès l’instant où la moitié des magistrats seront de langue maternelle allemande et où le procureur général, même s’il croit aux vertus de la programmation neuro-linguistique et au langage corporel pour confondre un coupable désigné même pas interrogé, aura assez de faiblesses pour ne jamais tenter de déséquilibrer notre magnifique édifice institutionnel.

Le dernier pas vers la lumière doit inclure une modification du nom de notre Canton, dont le signifiant actuel, le Valais, est trop compris dans les carnotzets anniviards ou évolénards comme un simple valet de ferme. Choisissons dès lors, comme nous l’avions déjà proposé, qu’au Valais succède le Haut Valais, une dénomination qui permettra de faire oublier le bas Valais, de Sierre au Bouveret.

Il doit être admis aujourd’hui par tous que le Haut est une grandeur plus féconde que le Bas, que 24,2 % peut créer une belle majorité (t’es bien d’accord, Macron !) [1], que cette unanimité comportementale contre de petits vassaux est une garantie de vérité démocratique indépassable !

Le Haut Valais, un nouveau canton, une nouvelle constitution, un autre avenir !

Pour ce futur-là, ne soyons pas pingre, lançons-nous avec amour dans les bras de ceux qui nous aiment tant.

Et encore merci à Pierre-Alain Grichting d’avoir accepté la présidence de la Banque Cantonale du Valais : sans toi, nous serions comme des enfants abandonnés sur un quai de gare.

Et de quoi demain sera-t-il fait ?

On verra.

 

Tous les Hauts-Valaisans qui veulent approfondir la démocratie peuvent soutenir dans la joie L’1Dex (cliquer ici), qui s’attachera à faire honneur à ces vrais démocrates participant à la vie dans la Cité.

 

[1]

Stéphane Riand

Licencié en sciences commerciales et industrielles, avocat, notaire, rédacteur en chef de L'1Dex (1dex.ch).

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