Patatras. Paroles d’une maman en colère (246)

31 janvier 2022

L’1Dex a interrogé la mère des trois enfants « enlevés ».

7 questions ouvertes et des réponses complètes.

Les questions sont en caractères gras et en italiques.

Les réponses sont en caractères ordinaires.

Des réponses sont en caractères gras, choisis par L’1Dex, parce que, de notre point de vue, ce sont des éléments décisifs.

Des parties de réponses ont été [censurées] par décision du responsable du site.

 

1.

Comment expliquez-vous personnellement la décision de l’APEA de Sion de vous retirer la garde des trois enfants ?

 

En préambule, j’affirme que des autorités qui refusent de donner des nouvelles à des parents ayant eu leurs bébés sous leur toit et avec eux depuis leur naissance et jusqu’à leurs dix-neuf mois ne sont pas des instances dignes de ce nom. Ils ont dépassé le stade de la Barbarie !

Une telle inhumanité et un tel mépris de l’intérêt supérieur de nos trois enfants ayant toujours été heureux, épanouis et en parfaite santé à nos côtés, au profit d’une paperasserie administrative écœurante prouve qu’ils se comportent bien pire que les […] eux-mêmes !

Du côté du responsable direct de ces trois placements abusifs, cela  est dû à un «malentendu» comme nous l’a écrit par mails le conseiller d’Etat Frédéric Favre quelques jours après cet acte injustifié et barbare. Ledit conseiller d’Etat, également chef de l’APEA, nous a donné toutes les autorisations pour clore notre dossier et le traiter dans un autre canton le 4 août dans des documents officiels envoyés par courrier par lui-même et l’office de la population de Sion et que nous leur avons renvoyés signés le 6 août.

Dès le 8 août, nous entamions les démarches administratives sur Fribourg en toute légalité. Or, M. Favre a omis de prévenir ses subalternes de l’APEA, ainsi que l’OPE qui y est rattaché, de ces autorisations légales. Ces institutions se sont alors imaginé que nous voulions violer le jugement du tribunal de Martigny qui domiciliait à la base nos jumeaux à Sion, lequel nous avait donné l’autorisation de les adopter, jugement que refusait de prendre en compte Jacques de Lavallaz, chef de service de la Population de Sion, raison pour laquelle nous avions décidé de traiter ce dossier dans un autre canton..

Par ailleurs, durant dix-neuf mois, l’APEA et l’OPE de Sion ont toujours été en notre faveur et ont réalisé d’excellentes enquêtes sociales à notre domicile. Le seul intervenant avec lequel nous avions des problèmes était M. de Lavallaz, du fait qu’il est contre la procréation médicalement assistée, c’est pour cette raison que nous avons décidé d’enregistrer nos bébés dans un autre canton, ce qui a été fait le 12 août par M. Alexandre Stulz de l’Office de la Population de Fribourg, soit en 4 jours seulement. Le 16 août, notre dossier devait passer à l’APEA de Fribourg. Nous avons donc fait toutes les démarches administratives légalement. Lorsqu’ils ont appris que notre domicile principal était désormais à Fribourg, l’APEA et l’OPE de Sion, vexés, nous ont pris en grippe et nous ont interceptés lorsqu’on effectuait dans la matinée l’état des lieux de l’appartement. L’OPE valaisan a violé ce faisant le for fribourgeois, car nous étions tous les cinq, notre fille de 10 ans et demi et nos deux jumeaux, officiellement domiciliés à Fribourg depuis le 11 août, certificats d’établissements à l’appui. C’est pourquoi ces trois placements sont illégaux, car nos enfants n’avaient pas à être placés, ni à être ramenés en Valais par les institutions valaisannes qui n’étaient plus en charge de leur dossier, sauf le curateur, qui lui aussi nous avait donné, ainsi que Jacques de Lavallaz, l’autorisation de transférer notre dossier. Mais il faut savoir que les placements d’enfants rapportent énormément d’argent aux institutions.

Depuis 2017, le père de ma fille aînée a transmis le jugement français à l’APEA et l’OPE de Sion. Celui-ci concerne des plaintes pénales déposées contre moi par lui-même et une personne de ma famille en 2010 , pour qu’ils récupèrent les droits de garde qu’ils avaient perdu en Suisse après enquêtes sociales .

Ce jugement français basé sur de fausses déclarations a été invalidé par les autorités fédérales suisses, qui ont demandé un retour immédiat de mes enfants en Suisse. J’ai donc été victime de faux témoignages ayant mené à une violation de mes droits de garde exclusifs sur mes filles aînées. L’APEA et l’OPE ont donc fait une enquête sociale approfondie à notre domicile en 2017 et ont jugé que ces documents français n’avaient aucune valeur, sur la base également des documents des autorités fédérales. A présent, [Me X. Y.], qui a violé son secret professionnel d’avocat, a transmis le jugement du tribunal cantonal à l’agence de presse Keystone, afin de salir mon image. Le tribunal cantonal, systématiquement de mèche avec l’APEA, a en effet ressorti ce dossier français dans le but de trouver des prétextes à ces trois placements abusifs, afin de couvrir les graves fautes professionnelles de M. Favre et M. De Lavallaz.

 

2.

Le choix de Bernard Rappaz d’entrer dans une nouvelle grève de la faim est-il selon votre appréciation la bonne route à suivre ?

 

Tout à fait, car depuis le 13 août, l’APEA et l’OPE ont « retourné leur veste » du jour au lendemain nous concernant. Stéphane Quéru, le chef du service de la jeunesse de Fribourg appelé APEA en Valais, a contacté son homologue valaisan Christian Nanchen pour que nos trois enfants soient rapatriés à Fribourg, mais les autorités valaisannes ne veulent manifestement pas respecter la loi en continuant de violer le for du dossier et nous font passer, nous, pour des menteurs. Or, notre seul mensonge est d’avoir menti sur la GPA sur conseil d’un avocat, ce pour quoi nous avons été condamnés par le tribunal de Martigny par une amende, qui a cependant quand même autorisé l’adoption de nos jumeaux, avec l’accord également de l’APEA et de l’OPE. Il faut donc comprendre que ces trois instances n’auraient jamais donné leur aval à l’adoption de nos jumeaux si nous avions été ou étions de mauvais parents ou si nous avions « de réels antécédents » !

A l’heure actuelle, en essayant de salir mon image par l’intermédiaire de journalistes à la solde des institutions valaisannes et de sa mafia, l’APEA et l’OPE se ridiculisent eux-mêmes. Car depuis 2017 ma fille a eu deux rapports d’évaluation de l’APEA, or jamais aucune mesure n’a été prise sur elle (AEMO, tutelle, curatelle ou autre), du fait qu’ils ont constaté que je suis une bonne mère et que ma fille est parfaitement épanouie avec mon mari et moi. Celui-ci a voulu adopter ma fille en 2019, avec l’accord de son père biologique, mais Jacques de Lavallaz n’a également pas traité ce changement de nom, qui dans d’autres cantons s’effectue en moins d’une semaine. Ma fille a donc été laissée sans père pendant deux ans par la faute de l’APEA et de l’OPE qui ont cautionné l’incompétence de l’office de la population !

Depuis cinq mois, nous avons essayé de récupérer nos bébés sans passer par les procédures, étant donné que ce placement était abusif, car basé sur deux motifs :

  • le déplacement à Fribourg, qui était parfaitement légal.

  • le fait que le 13 août nous ayons laissé nos trois enfants pendant un peu plus d’une heure à l’hôtel sous surveillance de deux réceptionnistes, qui l’ont confirmé à la police fribourgeoise.

Or, cela est légal selon le droit de la famille et les avocats qui l’exercent. puisqu’un enfant dans la tranche d’âge 10 – 12 ans est capable de discernement et d’une certaine autonomie et donc apte à rester seul pendant quelques heures. Or, l’APEA et l’OPE ont prétendu mensongèrement que les enfants avaient été laissé sans surveillance et que ma fille n’avait que 9 ans au moment des faits au lieu de 10 ans et demi ! Ce cas ne relève donc aucunement de négligence !

Les arguments de l’APEA sont mensongers et basés sur des faux et ne tiennent pas la route, car ils ne sont en fait que des prétextes pour nous faire payer au prix fort notre GPA, malgré la loi votée légalement en septembre dernier sur la procréation médicalement assistée. D’ailleurs, lors de mon unique entretien avec Jacques de Lavallaz dans son bureau quelques semaines plus tôt, ce dernier avait été arrogant et agressif à mon égard à plusieurs reprises lorsque je lui avais démontré sa mauvaise volonté évidente à traiter les papiers de nos bébés. Jacques De Lavallaz est habitué à traiter les étrangers avec mépris et condescendance, de nombreux immigrés me l’ont confirmé.   Pourtant, officiellement, il participe à des conférences contre le racisme… Un peu comme M. Christian Nanchen qui officiellement prétend que les placements au sein de son institution sont justifiés, alors qu’ils sont dans la majorité abusifs. D’autre part, M. Nanchen a donné récemment l’aval à un pédophile pour être famille d’accueil, sans depuis se remettre en question pour autant, stopper ces abus ni s’excuser auprès des enfants et des familles concernées. Simonetta Sommaruga s’est excusée en 1981 pour les placements abusifs ayant eu lieu en Suisse, or ceux-ci n’ont non seulement jamais cessé, mais ils sont depuis lors en constante et dramatique augmentation !

Nous réclamons depuis plus de cinq mois sans succès le retour de nos trois enfants chez nous.

Or, l’APEA et l’OPE ont ressorti le dossier français, dont ils n’avaient à juste titre jamais tenus compte auparavant, car d’une part celui-ci a été invalidé par les autorités fédérales suisses (OFJ) en 2012 et d’autre part, pendant 19 mois d’expertises et d’enquêtes sociales dans le cadre de la procédure d’adoption de nos jumeaux, à domicile notamment, l’OPE n’a jamais relevé aucun élément susceptible de remettre en cause nos qualités de parents à moi et à mon mari.

De ce fait, ils remettent nos capacités parentales en question uniquement pour ne pas reconnaître que ces trois placements sont abusifs en violant l’article 264 du code civil suisse, c’est-à-dire en trouvant des prétextes tel le placement pour nous empêcher à l’avenir d’adopter en nous taxant de « mauvais parents ». Pourtant, deux rapports de l’APEA et l’OPE  de 2017 et 2021 déclaraient ma fille parfaitement épanouie. Elle n’a jamais eu aucune mesure de protection avant son placement abusif. Elle n’a rien à faire dans un foyer et ils le savent pertinemment. L’APEA et l’OPE ne l’ont placée ici que pour se venger de nous et laisser croire qu’il y avait un danger, or le seul danger pour les enfants, ce sont l’APEA et l’OPE! Des administrations qui pratiquent l’aliénation parentale et tentent de manipuler les enfants contre leurs parents.

Après plusieurs mois de combat par les voies légales et par le biais de notre avocat, nous avons décidé de nous faire entendre par d’autres voies, moins juridiques et plus directes, telles que les manifestations et les sit-in avec la distribution de flyers aux passants devant les locaux de ces institutions. Puis nous en sommes venus aux médias de presse, journaux et radio.

Toutes nos initiatives ont, bien entendu ,dérangé les autorités valaisannes qui entendaient par notre porte-voix tonitruant les échos répétés de toutes leurs erreurs, de leur arrogance et de leur mauvaise foi. Ils ont tenté de nous dissuader de manifester par tous les moyens, comme par exemple en nous envoyant régulièrement des contrôles de police inopinés. Cela ne nous a jamais découragé, bien au contraire. Mais au bout du compte, les choses n’ont pas réellement évolué par rapport aux enfants toujours incarcérés et déportés pour les jumeaux sans aucune nouvelle d’eux depuis plus de cinq mois et nous avons été choqués d’apprendre que le calendrier des actions de l’APEA, de l’OPE et de l’expertise psycho-judiciaire en cours depuis octobre 2021 qui est davantage en réalité une enquête sociale sur nous et non une réelle expertise psycho-judiciaire – l’APEA et l’OPE fournissant volontairement des documents erronés à la psychologue qui se basent sur ces derniers pour nous juger – se calaient non pas sur l’urgence de la situation actuelle des enfants, mais sur le départ en retraite de Monseigneur de Lavallaz, haut chef […] !

C’est pourquoi Bernard Rappaz, image emblématique dans toute la Suisse et même au-delà des frontières,  a décidé d’en arriver à cette extrémité pour faire passer une image forte, celle du sacrifice de sa propre vie pour une juste cause. Mais les autorités valaisannes n’entendent pas respecter la Justice, mais se soutenir mutuellement pour cacher leurs fautes professionnelles respectives.

Le motif du placement évoqué pour ma fille est qu’on ne l’a pas avertie de la GPA. Or, le rapport de l’APEA de 2021 indique qu’il faut que nous le lui disions quand elle sera prête à l’entendre, ce que nous avons confirmé être prêts à faire avec l’aide d’un pédopsychiatre. Or, une assistante sociale frustrée, sans mari et sans enfants du nom de Mlle [W. U.] a abruptement annoncé l’information sur la GPA à ma fille, en lui infligeant de même des violences psychologiques à savoir qu’elle ne reverrait jamais ses petits-frères – les dés sont-ils joués d’avance ?! – et lui lisant des passages du dossier français, afin de salir mon honneur car truffé de faux témoignages, dont j’avais heureusement déjà parlé à mon enfant – nous nous disons donc à juste titre que dans ces conditions le placement de notre fille n’a plus lieu d’être !

 

3.

Quel rôle précis a joué Frédéric Favre, président du gouvernement et chef du département de la sécurité et des institutions, dans ce processus ?

Favre, également chef de l’APEA et de l’Office de la Population, nous a donné toutes les autorisations dès le 6 août pour clore notre dossier d’adoption en Valais et l’ouvrir dans un autre canton.

Après avoir omis d’avertir l’APEA et l’OPE, M. Favre n’a pas assumé ses responsabilités en ordonnant que nos trois enfants nous soient immédiatement rendus, puisqu’il s’agit selon lui « d’un malentendu. » Au contraire, M. Favre veut ternir notre image dans le but de fuir ses responsabilités. Monsieur Favre, si des kidnappeurs retenaient en otage vos quatre enfants sans même daigner vous répondre, diriez-vous également qu’il s’agit « d’un malentendu » ?!

Favre a bien conscience qu’il a engagé sa responsabilité dans les agissements gravissimes non seulement du Service de la Population et des Migrations (SPM) géré par M. de Lavallaz, mais surtout ceux de l’APEA responsable des placements abusifs du 13 août 2021, et dont il est officiellement, au Conseil d’état, le garant de leur surveillance.

Mais M. Favre a dernièrement dépassé les limites du juridiquement correct : en effet, dans un article du journal « Le Matin » concernant notre dossier, l’excellent journaliste Eric Felley interroge le Conseiller d’état Frédéric Favre sur cette situation et celui-ci se permet de reprendre au mot près une phrase du tribunal cantonal. Or, M. Favre n’a pas les attributions lui permettant de connaitre le contenu d’un document officiel d’un tribunal cantonal concernant des affaires familiales et n’est pas autorisé à citer les extraits ou les conclusions d’un jugement cantonal en les divulguant publiquement à des journalistes. En outre, il s’agit d’un jugement pour lequel il a été fait appel auprès du tribunal fédéral, puisque justement Mme la juge Rey-Mermet du tribunal cantonal n’a pas cru bon de se baser sur les documents des autorités fédérales invalidant le jugement français, des autorités fédérales pourtant supérieures à sa juridiction !…

 

Le 3 août 2021 à 13h11, nous écrivons à [A. B.] et Frédéric Favre :

 » Monsieur le Conseiller d’Etat,

Ma femme vous a contacté en date du 23 juillet dernier par rapport à notre litige vis-à-vis de l’Office de la Population. Depuis que vous nous avez répondu le 29 juillet dernier que [Mme A. B.], qui nous lit en copie, se chargerait de nous aider à résoudre ce dossier, je l’ai contactée deux fois par gain de paix, avant de porter plainte officiellement contre l’Office de la Population pour déni de justice au plus tard le 4 août prochain.  Cependant, celle-ci semble avoir une grande difficulté à lire ses mails attentivement… Elle n’a toujours pas corrigé la liste des pièces à fournir comme l’exige la loi en vigueur (lois que nous respectons depuis le début de cette procédure contrairement à l’Office de la Population), afin que nous soyons en mesure de lui transmettre l’intégralité des documents que nous avons !  Pire, elle m’a affirmé que ce dossier prendrait encore au moins trois mois, sans motifs valables et ne respectant pas l’échéance du 16 août !!! …. »

« … Quant à vous, M. Favre, nous apprécierons que vous vous penchiez sur ce dossier comme il se doit et non de manière manifestement superficielle ! Il est de votre fonction de régler ce genre de litige et c’est pour cela que nous avons voté pour vous ! Si Mme [A. B.] ne daigne pas nous envoyer cette liste corrigée au plus tard demain, nous déposerons plainte contre l’office de la Population auprès des autorités compétentes …»

Le 3 août 2021 à 20h01, [A. B.] répond :

 » Madame, Monsieur,

 Conformément à notre entretien téléphonique de ce jour, je vous fais parvenir ci-joint la liste des pièces actualisée dans le cadre des procédures d’adoption initiées au SPM.

 Nous admettons, à titre tout à fait exceptionnel, les pièces déjà versées aux dossiers, même échues. Les pièces restantes suivantes restent quant à elles exigées. En cas d’impossibilité de les produire, nous vous remercions de nous expliquer, succinctement, pour chaque pièce, les raisons de leur absence au dossier … »

Or il s’agit en fait exactement de la même liste dont certaines pièces sont impossibles à produire, notamment les passeports allemands des bébés.

Le 3 août 2021 à 20h57, nous lui répondons : « 

 » Madame [A.B.],

Vous ayant déjà donné toutes les explications nécessaires quant au fait d’être dans l’impossibilité de produire les pièces 2 et 3, par écrit et par oral et ayant en cela l’accord total de notre côté des homologues de M. De Lavallaz issus de deux autres cantons, nous considérons que vous vous évertuez, en produisant cette liste contraire à la Justice, à faire preuve d’un déni de justice évident.

Nous nous adresserons donc aux autorités compétentes pour sanctionner cet abus de justice et de pouvoir de votre part, ainsi que l’obstruction à la justice que vous avez démontré preuves à l’appui depuis plus d’un an et demi maintenant. … »

Le 6 août, Frédéric Favre nous écrit :

 » Monsieur, 

Mon service a pris connaissance de votre dernier courriel du 3 août et vous a fait parvenir la documentation en vue de la fermeture des procédures. « 

Or, le motif de placement de nos enfants est notre déplacement à Fribourg. Que Frédéric Favre corrige son erreur en nous rendant immédiatement nos enfants !

  

4.

La médiatisation de cette situation singulière est-elle un allié ou un adversaire vers le but que vous recherchez ?

 

Jusqu’à présent, c’était un allié. A présent, M. Favre s’est permis d’engager l’avocat [X. Y.] pour se procurer illicitement le jugement du tribunal cantonal qui reprend hélas des mensonges et des histoires classées, dont le dossier français. Nous allons déposer des plaintes pénales contre le conseiller d’Etat Favre pour violation du secret de fonction, ainsi que pour diffamation. Je suis victime de calomnies et de faux témoignages, mais j’ai la conscience tranquille. Si j’avais commis le moindre délit dans ma vie, je n’aurais pas décidé de médiatiser cette affaire. Je suis enseignante et un jour une élève m’a donné une claque. Je n’ai pas répondu. Je n’ai jamais frappé un adolescent ou en enfant. Mon seul tort est d’avoir menti sur conseil de mon avocat au sujet de la GPA, mais il s’agit de mon unique mensonge et je l’ai reconnu. Contrairement aux autorités qui ne font que mentir et trouver des prétextes pour ne pas nous rendre nos enfants. Lorsque nous sommes domiciliés à Fribourg, nous avons toujours gardé notre villa à Sion, dont nous sommes propriétaires. Ils peuvent nous rendre nos enfants immédiatement. J’ai déjà eu des expertises psychiatriques judiciaires reconnues qui me déclarent parfaitement saine d’esprit. « Mme … a les pieds sur terre et le sens des réalités, » Nous ne buvons pas, ne fumons pas, ne consommons aucune drogue. Nous n’avons aucun  antécédent, à part d’être victime de faux témoignages dans le but de violer mes droits de garde en ce qui me concerne.

 

5.

L’institution souffre-t-elle d’une incapacité à écouter et à entendre ou d’une exacerbation de formalisme ?

 

Elle écoute et entend quand ça l’arrange. Avant les placements abusifs pendant notre procédure d’adoption qui a duré dix-neuf mois, l’APEA et l’OPE répondaient toujours à mes mails. Je m’entendais bien avec l’ensembles des intervenants. Une fois l’erreur de Mlle [D. E.] fin juillet dernier de nous proposer une levée de curatelle, chose impossible dans une procédure d’adoption, nous avons également appris par la suite que cela a attiré l’attention de l’APEA, qui a de ce fait paranoïé lors de notre domiciliation à Fribourg. Depuis, ils ne veulent pas reconnaître ces malentendus et leurs erreurs, bien que nous ayons reconnu les nôtres et refusent de dialoguer. Ils ont aussi une exacerbation de formalisme, mais seulement lorsqu’ils ont mis des personnes sur « liste noire ». Ils peuvent aussi être à l’écoute quand cela est dans leur intérêt, dans l’unique but bien entendu de défendre leurs propres intérêts et de se remplir les poches en allongeant des procédures sans fin !… Sentant que notre dossier leur échappait à cause de notre domiciliation à Fribourg, ils ont senti la poule aux œufs d’or leur échapper et ont voulu la rattraper coûte que coûte !!!

Ils ne pensent et ne tiennent jamais compte de l’intérêt supérieur de l’Enfant !

 

6.

L’engrenage procédural dans lequel vous vous êtes engagés est-il un mode de résolution satisfaisant de ce conflit ?

 

Absolument pas. Nous n’avons pas à entrer dans une procédure, car nous n’avons rien à nous reprocher en tant que parents, ce n’est qu’un problème purement administratif. Nous avons besoin d’une remise en question de autorités valaisannes, qui ont un orgueil particulièrement mal placé. Il faut qu’elles reconnaissent leurs torts, mais surtout prennent en compte l’intérêt de nos enfants qui est sans aucun doute de rentrer immédiatement chez nous, avec leurs parents et leur grande sœur, dans leur famille.

Par ailleurs, […].

Ces conseillers d’Etat doivent se souvenir qu’ils sont élus par les contribuables et ne sont pas des êtes supérieurs, puisque nous sommes censés être dans une démocratie. Mais le Valais se croit encore au Moyen-Age, au temps des Seigneurs féodaux tout-puissants ! Ce système […] est sur le point de basculer grâce à la saine révolte des citoyens victime d’injustice en Valais !…

 

 

7.

Les deux parties invoquent le bien-être de l’enfant. En quoi l’une d’elles déraille et en quoi l’autre est-elle plus appropriée ?

 

Le bonheur, l’amour et les enfants aimés, choyés et respectés se voient dans les faits, les actes et les images. De visu.

C’est une évidence !

Aucun faux témoignage, ouï-dire ou qu’en dira-t-on ne pourront contredire LA REALITE DES FAITS !

Chaque jour, en 19 mois, depuis leur naissance, depuis leur premier souffle, nos bébés ont vécu heureux avec nous.

Ces 570 jours d’amour absolu s’illustrent par plus de 1000 vidéos et autant de photos à l’appui !

Comme chaque personne ayant la capacité de discernement peut le constater, nous nous basons sur des faits concrets alors que les « autorités » ne parlent que d’ouï-dire, de qu’en dira -t-on et de jugements étrangers invalidés par les autorités fédérales pour justifier leurs trois placements qui sont totalement abusifs d’un point de vue juridique ET humain.

J’ai écrit en 2014 un mémoire universitaire « mention bien » sur les placements abusifs, auprès de l’Université de Genève. Depuis les placements abusifs de mes trois enfants, je l’ai signalé à l’APEA et à l’OPE qui, pour cette raison, m’ont de même dans le collimateur.  Par contre, ils auront du mal à faire passer pour une déséquilibrée ou une folle une personne comme moi ayant fait une recherche universitaire officiellement approfondie et reconnue en Suisse !…

Quant à mon mari, c’est un respectable fonctionnaire de l’Etat du Valais depuis vingt ans !

Leur but et leur stratégie est limpide : trouver tous les prétextes possibles et imaginables pour nous écraser et nous faire passer pour de mauvais parents qui, par voie de conséquence, ne seraient alors plus « éligibles » à l’adoption de leurs jumeaux conformément à l’article 264 du Code civil.

Hélas pour eux, ils font là face à leurs propres contradictions, puisque ce sont ces mêmes institutions, l’APEA et l’OPE, qui nous ont toujours désignés comme de bons parents pendant 19 mois  avec deux rapports de l’APEA et l’OPE à l’appui totalement en notre faveur en 2017 et 2021, jusqu’à ce que nous décidions le 13 août de quitter le Valais et que nous devenions subitement « une famille à abattre par tous les moyens illégaux possibles » !

C’est la façon traditionnelle qu’ont les institutions valaisannes de masquer les scandales qu’ils génèrent par leurs injustices et leur irrespect total de la loi et qui se font pourtant appeler « des autorités ». Comme le scandale de l’Ilot Port-Valais…

Si j’avais les moindres choses à cacher ou à me reprocher, je n’aurais pas confié mon dossier français à L’Illustré en 2016, journal sérieux d’investigation par excellence qui s’est basé sur des pièces de mon dossier français. Voici des extraits de cet article :

« On résume. C’est au printemps 2012 que commence le cauchemar de cette Fribourgeoise de 42 ans. Contrainte d’effectuer un bref déplacement à l’étranger, elle confie sa petite fille à son ex belle-famille vivant en France. Après un divorce à l’amiable, les contacts avec son ex-mari et son entourage sont plutôt cordiaux. Mais à son retour, changement d’ambiance. La belle-famille refuse de lui rendre son enfant, dont la justice suisse lui a pourtant confié la garde exclusive … »

« On l’accuse de violences sur les enfants … »

« J’irai jusqu’au bout. Ce qui ne tue pas rend plus fort. Je suis en paix avec moi-même, j’ai la conscience tranquille. Je ne me sens pas concernée par ces calomnies et ces mensonges. Cela m’aide à tenir le coup et à me battre, assure-t-elle … »   

9 thoughts on “Patatras. Paroles d’une maman en colère (246)”
  1. Lorsqu’une situation est particulièrement injuste, et la cause à défendre absolument juste, nous nous devons à l’action, quelles qu’en soient les conséquences!
    ( Guillaume Prevel )

    Pour ce qui me concerne bientôt une grève de faim devant les services responsables qui ont mis en danger le développement de ma fille par leurs déclarations venimeux. Je suis prêt a me battre sans relâche pour mettre fin a ce désastre. Il ya un temps pour tout .

  2. La question quelle procédure dans ce monde justifierait l’enlèvement d enfants à leurs parents HONTE à la SUISSE c’est de la BARBARIE et on se permet d’aller donner des leçons des droits de l’homme balayons devant chez nous d’abord

  3. Dans cette douloureuse affaire, le plus important ce sont les enfants et la situation actuelle leur est dommageable à court et à long terme, c’est une certitude.

    Fort de cette priorité que représentent les enfants ne serait-il envisageable qu’une personne intelligente, d’expérience et de bon sens (Christophe Darbellay par exemple) n’empoigne cette affaire par le biais d’une médiation. La situation ne peut rester en l’état.

    1. Le plus navrant dans les affaires familiales de ce type est à mes yeux le fait que ce qui prévaut est le rapport de force choisi pour la résolution des conflits. Mon commentaire est destiné aujourd’hui au petit malin qui a voulu polluer encore ce site, en sachant pertinemment que les faits tenus pour établis par le tribunal fédéral peuvent avoir la couleur de l’arbitraire le plus éhonté (je renvoie le lecteur à la métaphore du plafond blanc).

  4. Est-ce que la manière dont ces enfants ont été ramenés en Suisse ne constitue pas une tentative d’adoption forcée ? Quand on voit la durée des procédures d’adoption faites dans les règles de l’art, les « parents » pouvaient-ils s’attendre à un autre résultat ?
    Finalement, il faut se rappeler que la différence d’âge entre adoptant et adopté ne doit pas dépasser 45 ans. Est-ce le cas ici ? Bien à vous

  5. La différence d’âge est respectée ou tout du moins à très peu de chose près. Je ne connais pas l’âge exact de l’un des deux parents mais ils sont clairement dans la même tranche d’âge.

    Vous avez raison sur un point, des parents pratiquant la GPA à l’étranger force un peu la main des pays qui refusent cette pratique sur leurs sols, toutefois la Cour Européenne des Droits de l’Homme a déjà déclaré que les parents biologiques ( par opposition à la mère porteuse ) ont des droits, ce qui a été confirmé en Suisse par le Conseil Fédéral et le Tribunal Fédéral, dans le cas de l’article, la mère à Sion est bien la mère biologique et son mari le père biologique.

    On nous oppose souvent la marchandisation du corps de la femme avec les GPA, je trouve que c’est d’une hypocrisie totale dans un pays où la prostitution est libre. Bien des mères porteuses sont fières de ce qu’elles font, je ne pense pas que cela soit souvent le cas pour les prostituées, je les respecte aussi mais le plus souvent cela engendre une vraie souffrance.

    Il faut changer notre doctrine basée sur le droit français, « Mater semper certa est » qui pourtant était suivi chez les romains par « pater est semper incertus » Il est faux, aujourd’hui de prétendre que la femme qui accouche est forcément la mère, il est tout aussi faux de soutenir que l’on ne peut pas être certain de l’identité du père. C’est ce qui se passe quand notre droit repose sur des notions issues de l’antiquité.

    Pierre-Hubert Fornerod

    1. Bonsoir, vos arguments seraient valides si les points indiqués étaient corrects.
      En cherchant quelque peu en ligne, il s’avère que la « maman » est de fin 1973 et avait donc 46 ans à la naissance des jumeaux. Quant au « papa », je sais juste qu’il est plus agé qu’elle.

      En outre, en consultant la décision de la justice valaisanne (librement accessible en ligne), on apprend que ces personnes ne sont PAS les parents biologiques de ces enfants ([…] issus d’une fécondation in vitro de gamètes provenant de donneurs anonymes […]).

      Dans ces conditions, valider une quelconque autorité parentale reviendrait à créer un surprenant précédent, constituerait une injustice crasse par rapport aux parents qui suivent les règles pour adopter et doivent ramer des années avant de voir, éventuellement, leur dossier aboutir.

      Carlo

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