(PAR L’AGENCE DE COMMUNICATION BERREAU NEWS POUR L’1Dex EXCLUSIVEMENT)
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Un communicant n’est pas un journaliste. Cet instrument du pouvoir ne sera donc informé que des faits et des actes qui pourront des dominants offrir une image de héros, de lisses, de sages ou d’intègres. Mais pas de ploucs, de cocus ni, jamais, de sots.
Benjamin Roduit – prénom d’emprunt et nom fictif connus de la rédaction de L’1Dex, de la police et du ministère public [sans lien avec le conseiller national PDC honorablement connu sous le même syntagme] – est en détention à Crêtelongue. Il a fini depuis très longtemps de purger sa peine, mais l’institution le croit – j’insiste sur le verbe croire qui renvoie à un imaginaire inventif et rarement au réel – que le bougre est dangereux. Un « expert » débarqué, assisté d’une psychologue aguicheuse aux seins avenants, a « vu » une psychose paranoïaque, aujourd’hui contredite par l’opinion d’un autre « médecin » qui constate que ce prisonnier modèle « souffrirait » davantage de « troubles délirants ».
Cet homme, très intelligent, est un manuel formé dans plusieurs métiers. Il aime ainsi le bois et, m’appréciant, il m’a offert une magnifique planche à découper du pain. J’y fais allusion pour expliquer la source de l’illustration de cet article sérieux.
Ayant effectué 40’000 heures de détention, Benjamin de chez nous a décidé de s’offrir un gâteau d’anniversaire et de réaliser une évasion extraordinaire en ne quittant pas son lieu d’hébergement.
Je sens que mes mots titillent votre esprit. Mais que le lecteur de L’1Dex s’accroche à mon Tabascogate, et il saura ce que les autorités ont voulu faire ignorer au chevalier Berreau.
Or donc, pour réaliser son exploit, notre Benjamin avait besoin d’une réserve d’eau, de quelques victuailles légères, de biscuits militaires par exemple, et de tabasco. Ayant réuni ces ingrédients nécessaires à son évasion, Benjamin Roduit visa un Palox. Il m’a expliqué qu’il s’agissait d’une sorte de remorque métallique de 1 m 20 sur 1 m 20. Cet engin se trouvait dans le pourtour extérieur de la colonie pénitentiaire. Avant d’avoir conçu la planche à découper mon pain, notre menuisier s’enfila à l’intérieur du Palox, s’y cacha donc sans donner l’information aux gardiens. Immédiatement, il recouvrit la surface des parois de tabasco, ce qui empêcherait les chiens de le renifler.
À l’appel, du soir, ou du matin, ma mémoire est aux abonnés absents, les fonctionnaires de service constatèrent que Benjamin Roduit faisait défaut. En ouvrant sa cellule, ils y virent aux quatre murs collés plein d’articles de L’1Dex vantant les exploits du procureur général. Cet indice provoqua cette fois une panique digne d’un scénario de Tintin. On fit appel aux policiers, on protégea Nicolas Dubuis qui devait rester cloisonné dans sa maison, on réquisitionna deux hélicoptères et on compta sur le flair des chiens. Rien n’y fit, notre héros s’était envolé comme les 168’000 francs de frais de recherche intense de notre prisonnier modèle.
L’escapade ne dura que 52 heures, l’évadé ne parvenant pas à son objectif de 90 jours. Un gardien, peut-être sous diurétique, décida au troisième jour de s’alléger la vessie près du Palox. C’est à ce moment que le destin conduisit Benjamin à s’extraire de son lieu d’hébergement. Et c’est ainsi qu’un gardien de prison urinant captura un évadé qui, beau joueur, admit sa défaite.
Le lecteur décidera librement : le délire est-il dans le champ de l’institution rameutant hélicoptères et drones pour attraper un prisonnier en liberté surveillée à fin de protection du procureur général ou dans la tête d’un scénariste enfermé voulant fêter dignement son long enfermement ?
La chute de l’histoire est à mes yeux le moment clef de la séquence. En m’offrant la planche à découper le pain, Benjamin, fier et souriant, m’a dit : « Tu sais, Stéphane, abrité dans ce Palox, jamais je ne me suis senti plus libre ».
Après ces événements extraordinaires, un psychiatre averti, manieur de mots à ses heures perdues, jugea que le risque de dangerosité du détenu est aujourd’hui « modéré ». La question, gravement juridique et procédurale, est autre : un délirant si imaginatif mérite-t-il que la société croie à ses capacités de saine survie à l’extérieur de cet institut de grand soin qu’est devenu l’établissement pénitentiaire de Crêtelongue ?Ou ne doit-on point encore punir un délinquant qui ose à ce point se moquer de la police et de matons en l’obligeant à scier du bois en toute liberté ?
C’est pas tous les jours en effet que l’on transforme une grave psychose paranoïaque en de légers troubles délirants.
4 thoughts on “État du Valais. Tabascogate à Crêtelongue”
Et les vrais paranoïaques, eux, ont tout loisir de déambuler en liberté dans la société
et de se comporter comme de vrais nuisibles au vu et au su de tous, car il n’y a pas par ici de compétents capables de les stopper dans leur folie ?
Quelle idée ingénieuse pour tuer l’ennui de cette torture temporelle qu’on lui inflige à cause de cette lenteur d’irresponsables des institutions de la mafia Valaisannes.
Et les vrais paranoïaques, eux, ont tout loisir de déambuler en liberté dans la société
et de se comporter comme de vrais nuisibles au vu et au su de tous, car il n’y a pas par ici de compétents capables de les stopper dans leur folie ?
Ce n’est pas moi qui vais vous contredire.
Quelle idée ingénieuse pour tuer l’ennui de cette torture temporelle qu’on lui inflige à cause de cette lenteur d’irresponsables des institutions de la mafia Valaisannes.
Je sais plus ou j ai mis mon tabouret qui tient le cou ; pourtant j ai la tête sur les epaules quand je lis l 1dex !
Vous croyez …