
Le drame du Constellation de Crans-Montana a eu un impact international. Les médias européens et mondiaux, du New York Times au Monde, de BFMTV à CNews, ont couvert cette catastrophe né de graves négligences cumulées ayant provoqué déjà quarante morts et 119 blessés dont certains sont encore entre la vie et la mort,
Dans ce contexte explosif, la position de la commune de Crans-Montana d’annoncer sa volonté de se constituer partie civile est hautement indécente nonobstant la résolution de cet incident procédural. Comment un président et un conseil communal ont-ils osé en cette période funeste vouloir déjà invoquer leur hypothétique qualité de partie civile avant même un temps – long – de réflexion. Une absurdité indécente sans nom.
Cette annonce communale est d’autant plus inepte sur le plan temporel dès l’instant où des organes ou/et employés communaux – tous présumés innocents – pourraient (devraient ?) être prévenus aussi pour homicide par négligence par commission par omission. Et toutes les hypothèses devront être considérées avec un extrême sérieux : a) le rôle du chargé de sécurité; b) le rôle des autorités au moment de la délivrance de l’autorisation d’exploitation du Constellation Bar; c) le rôle des conseillers communaux successifs en charge de la commission de sécurité; d) le rôle des organes cantonaux en charge de la protection incendie; e) le rôle de la police intercommunale chargée des contrôles de fermeture quotidienne des établissements publics; f) le rôle des artisans et entrepreneurs mandatés dans le cadre des travaux de rénovation; g) le rôle des architectes ou décorateurs d’intérieur ayant pu conseiller les propriétaires; h) le rôle des fournisseurs des matériaux utilisés; i) le rôle des contrôleurs annuels de l’établissement; j) le rôle de chaque conseiller communal et leur connaissance personnelle de la structure et de l’organisation publique du Constellation Bar; k) la qualité technique des extincteurs (?) prévus; l) le personnel impliqué ou non formé; m) l’agence de sécurité privée engagée; n) …
Le Valais est caractérisé par un comportement politique clanique incluant des rapports de voisinage et de camaraderie sociale très importante marquée par des passe-droits multiples et variés. Les autorités institutionnelles cantonales préfèrent souvent laisser faire, même en dehors du droit, privilégiant parfois à rebours du bon sens le principe sacro-saint de l’autonomie communale (les exemples sont légion : Val de Bagnes, Finhaut, Sembrancher, Vétroz, Loèche, …).
Mais devant le caractère international des intérêts en jeu, des nationalités différentes des nombreuses victimes, l’affaire du Constellation Bar doit marquer la fin du temps des copinages érigés en méthode de résolution des conflits, la fin consacrée du règne des incompétents et des peu glorieux, la fin des malhonnêtes trop intéressés à leur porte-monnaie et le renouveau d’une magistrature enfin éloignée des réseaux fermés incestueux, auxquels n’a pas échappé le Service des Affaires Intérieures et Communales du Département de la Sécurité, des Institutions et du Sport dirigé par l’ancien pompier Stéphane Ganzer récent successeur de l’ineffable Frédéric Favre.
Le Constellation Bar Case doit être le nécessaire déclencheur d’une reconfiguration des procédés valaisans de résolution des affaires. Il doit y avoir un avant et un après du 1er janvier 2026. C’est ce à quoi doivent travailler ensemble la procureure générale et le nouveau commandant de la police cantonale sans la moindre immission dans leurs activités des élus politiques.
Le 1er janvier 2026 doit être le premier jour du renouveau judiciaire en Valais.
Et tant le chef du département des institutions que le commandant de la police et la procureure ont dans leurs mains plusieurs dossiers impliquant des élus et employés communaux, des fonctionnaires cantonaux et des avocats conseillers qui méritent un traitement aussi musclé que celui qui doit être utilisé à Crans-Montana.
Le 1er janvier 2026 doit être le temps de la fin du copinage.
Je saurai dès cette après-midi si le Valsis est sur la bonne voie.
La désolation trouble l’esprit
Le chemin de raison proscrit
Aux causes souvent l’origine
Pour les mettre en sourdine
Laisser au temps son heure
Il saura identifier le malheur
Et faire payer aux coupables
Leurs veuleries lamentables
Le temps de justice régente
Une rigueur morale urgente
Punir l’indécent clientélisme
Favorisant l’obscurantisme
Autres passe-droits légaux
A tous préjudiciables vitaux
Autorités restent redevables
A l’entier des contribuables
Exigeant de tous leurs élus
A leurs engagements en sus
Une fermeté à toute épreuve
Par sentence qui sera preuve !
Par sentence qui preuve sera.
Le propriétaire mérite aussi un traitement musclé ainsi qu’un contrôle sérieux de ces autres établissements. Il est le premier coulpable. Évidemment 3 contrôles en 10 ans n’est pas suffisant. Inspection de ce genre de lieu publique mérite d’être plus fréquente et sérieux.
sorti de taule, au sang et à la sueur, le corsaire à pris possession; selon le fils de ma voisine, le shit a beurré le parcours glorieux.
Merci pour cet article Me Riand, mon beau-père vous a bien choisi pour votre courrier de décembre….
Merci pour cet article Me Riand, mon beau-père vous a bien choisi!
Aura-il fallu 40 morts, plus de 100 blessés, certains très gravement ainsi que la souffrance des familles et la pression nationale et internationale pour que la justice valaisanne change complètement? Elle n’ a pas le choix. Et cela va être très difficile pour le Valais et son image.
la justice valaisanne …. où les protagonistes un tant soit peu intègres n’ont d’autre choix que le suicide… j’ai des doutes ! Gageons sur la justesse à défaut de subir une Constitution d’un autre siècle avec des …. je n’ai pas de qualitatif… les mots manquent qui ne baigneraient dans le trouble, la honte, la révolte, l’opprobre, enfin en fin de course.