
(L’1DEX A LU THE NEW YORK TIMES)
Le retour du pétrole comme arme géopolitique
La guerre qui s’étend aujourd’hui au Moyen-Orient rappelle une vérité que beaucoup pensaient en voie de disparition : l’énergie reste l’une des armes les plus puissantes de la politique mondiale. Dans une analyse publiée le 9 mars 2026 dans The New York Times, la journaliste Rebecca F. Elliott montre comment le pétrole est redevenu un levier central de puissance et de coercition internationale.
Le vieux jeu de la géopolitique énergétique
Selon Rebecca F. Elliott, l’année 2026 agit comme un révélateur brutal. Entre les tensions autour du Venezuela, la pression énergétique exercée sur Cuba et surtout la guerre impliquant l’Iran, l’or noir est redevenu un instrument stratégique. Les marchés l’ont immédiatement compris : le prix du baril a franchi la barre des 100 dollars, un niveau inédit depuis près de quatre ans.
Comme le résume un ancien diplomate américain cité dans l’article : « Le vieux jeu est de retour plus vite que beaucoup ne l’imaginaient. »
La guerre déclenchée à la fin février par les frappes américano-israéliennes contre l’Iran a provoqué un choc immédiat sur l’économie mondiale. La fermeture quasi complète du détroit d’Ormuz, par où transite environ un cinquième du pétrole mondial, a fait bondir les prix de l’énergie. Plusieurs raffineries du Golfe ont réduit ou interrompu leurs activités, ce qui a entraîné une hausse rapide du prix de l’essence, du diesel et du carburant aérien.
Une dépendance énergétique toujours massive
L’idée d’un monde déjà entré dans l’ère post-pétrolière apparaît aujourd’hui largement illusoire. Certes, les investissements mondiaux dans les énergies renouvelables progressent rapidement : près des deux tiers des dépenses énergétiques mondiales sont désormais dirigées vers le solaire, l’éolien et d’autres technologies bas carbone.
Mais, comme le rappelle l’analyse du New York Times, le pétrole représente encore près de 30 % de l’énergie mondiale, et la consommation globale reste presque deux fois plus élevée qu’au début des années 1970.
Autrement dit, la transition énergétique est engagée, mais elle est loin d’être achevée. « Le monde post-pétrole reste encore loin devant nous », explique dans l’article un spécialiste de la politique énergétique internationale.
Le gaz naturel, indispensable pour produire de l’électricité ou chauffer les habitations, est lui aussi devenu un pilier structurel des économies modernes.
Le pétrole, instrument de pression politique
La guerre actuelle ne fait que mettre en lumière un phénomène plus profond : l’énergie redevient un instrument direct de politique étrangère.
Les exemples se multiplient. Washington cherche à contrôler l’accès au pétrole vénézuélien. Les États-Unis tentent également d’asphyxier le régime cubain en limitant ses importations d’énergie, provoquant déjà des pannes électriques massives à La Havane.
De son côté, l’Iran possède un levier stratégique majeur : sa capacité à perturber la circulation pétrolière dans le Golfe persique et à déstabiliser les économies mondiales.
Comme le souligne une ancienne responsable américaine citée dans l’article, l’arme énergétique n’a jamais disparu ; elle réapparaît aujourd’hui parce que les rivalités entre grandes puissances se durcissent.
Une transition énergétique accélérée… mais incertaine
Les conséquences à long terme dépendront de l’ampleur du choc économique. Les pays européens et asiatiques, très dépendants des importations de pétrole et de gaz, pourraient accélérer leur bascule vers les énergies renouvelables.
L’argument est simple : pour un État dépourvu de ressources fossiles, investir dans l’énergie solaire ou éolienne devient une question de sécurité nationale.
Contrairement au pétrole, rappellent plusieurs experts cités par Rebecca F. Elliott, les ressources renouvelables ne peuvent pas être confisquées ou bloquées par un rival. Une fois les infrastructures installées, l’énergie du soleil et du vent ne dépend plus d’une route maritime ou d’un détroit stratégique.
D’où cette formule frappante citée dans l’article :
« On ne peut pas militariser le soleil. On ne peut pas militariser le vent. »
Le retour brutal du réalisme énergétique
La crise actuelle agit finalement comme un rappel brutal : la géopolitique de l’énergie n’appartient pas au passé.
Les chocs pétroliers des années 1970 avaient déjà montré comment une rupture d’approvisionnement pouvait provoquer inflation, stagnation économique et tensions politiques. Un demi-siècle plus tard, la dépendance mondiale aux hydrocarbures reste suffisamment forte pour produire les mêmes effets.
La transition énergétique se poursuit, mais elle avance lentement. Trop lentement pour empêcher le pétrole de redevenir, une fois encore, une arme stratégique majeure dans les conflits du XXIᵉ siècle.
Et tant que le monde restera dépendant des hydrocarbures, chaque guerre au Moyen-Orient continuera de se traduire par la même question : combien vaudra le prochain baril ?
Le noyau qui peut sauver
Le Venezuela Cuba ou Iran
Le pétrole au premier plan
Et on s’inquiète à la pompe
La baisse du prix s’estompe
Sûr vers une hausse sans fin
Comme un coup de gourdin
On réagit dans la chaumière
Et se souvient alors de hier
Tsunami Fukushima calvaire
C’était le temps du nucléaire
Ne voulait ni peuple ni Doris
Décisions célèbres de jadis
Soleil barrages atouts alpins
Le nucléaire viendra du voisin
Aujourd’hui à Paris le Sommet
Energie Nucléaire du concret
Qui se veut progrès pacifique
Assurer soutien énergétique
Ecolo sans carbone pas cher
Pour la voiture et la chaudière
Nouveau grand défi planétaire
Convainc comme un nécessaire
Peut-être en l’Helvétie nouvelle
On saisira à nouveau l’ombrelle
Qui nous mettra enfin longtemps
A l’abri de conflits environnants !