Ces pensées sont extraites du remarquable roman de l’écrivain catalan Miquel de Palol, « Le Testament d’Alceste », paru en 2009 aux Editions Zulma, dans sa version française (traduction du catalan par François-Michel Durazzo).
1.
Sur terre, la toute-puissance n’appartient plus à Dieu, mais à un Pluton séparé du monde visible par un système sophistiqué de voiles médiatiques. Le modèle de référence n’est plus celui de Louis XIV, mais de Howard Hughes. L’exploitation et l’injustice sont tellement imbriquées dans le système lui-même qu’il n’y a rien qui puisse le mettre à bas. Elles sont le système même.
2.
Là où le peuple croit discerner un changement, l’artiste voit la mort et ce qui pour l’artiste est un changement est pour ce même peuple une folie. Les poètes ont renoncé à l’Histoire.
3.
L’Occident est atteint d’une maladie mortelle qui a commencé non pas avec le génocide nazi mais avec les silence des Alliés. Depuis l’ordre du monde est devenu de plus en plus injuste, plus immoral.