CORONAVIRUS, COVID-19. LE TEMPS DES GANGSTERS

21 novembre 2020

I

Médicaments mortels et crime organisé

Dans son numéro inaugural du 1er décembre 2017, L’1Dex Mag, sous la responsabilité conceptuelle et éditoriale de Béatrice Riand, avait publié « Médicaments mortels et crime organisé », que j’avais personnellement rédigé en me fondant sur un ouvrage du Professeur Gotzsche.

L’esprit du dossier édité par L’1Dex Mag peut être résumé par les paragraphes introductifs :

Le Professeur Peter C. Goetzsche croule sous les diplômes: Maîtrise en biologie et chimie, spécialiste en médecine interne, cofondateur de la Collaboration Cochrane.

Le Professeur Peter C. Gotzsche est reconnu internationalement en sa qualité d’analyste et de concepteur de la recherche clinique.

Et voilà qu’il fait tanguer les pharmas, avec son ouvrage, dont le sous-titre n’est autre que «Comment l’industrie pharmaceutique a corrompu les services de santé»[i]!

[i][i] Peter C. Gotzsche, Remèdes mortels et crime organisé, Presses de l’Université de Laval, 2015, 430 p.

Les trois articles sont disponibles ici en format word pour les lecteurs de L’1Dex Mag :

Article principal : REMEDES MORTELS ET CRIME ORGANISE – STEPHANE RIAND

Interview du Professeur Jérôme Biollaz : INTERVIEW PROFESSEUR JEROME BIOLLAZ-2016-08-26

II

Don Quichotte de la Mancha, les médecins et les médicaments

Dans ce numéro de L’1Dex Mag, voici in extenson l’interview que m’avait accordé le Professeur Gotzsche :

Après la lecture attentive de votre livre, j’ose cette simple question: êtes-vous une sorte de Don Quichotte de la Mancha?

Naturellement que non! Je traite des questions réelles et mes efforts ont eu quelques effets positifs.

Le crime organisé a largement envahi le monde des médicaments, écrivez-vous dans votre livre. Comment expliquer selon vous la passivité de la justice?

Il y a deux raisons importantes: l’argent de l’industrie est partout, et corrompt partout les prises de décisions. C’est donc difficile de réaliser réellement des choses dans le cadre d’une industrie qui est extrêmement riche et puissante, à moins que les dirigeants au sommet soient condamnés à de longues peines de prison, procédé qui a permis finalement à l’Amérique d’avoir une emprise sur la mafia.

Prenant en considération votre expérience, penseriez-vous qu’il conviendrait d’organiser un système de taxation par lequel un impôt serait prélevé sur la vente de tous les médicaments, ceci pour financer des organisations nationales indépendantes, chargées de vérifier la fiabilité des médicaments mis sur le marché?

La taxation est une option, mais l’impôt n’est pas réellement nécessaire. Nous utilisons déjà tellement d’argent, sans bénéfice en retour. En réalité, il y a beaucoup d’argent dans le système, argent qui pourrait être utilisé pour des tests indépendants de médicaments, ce qui pourrait conduire à des économies considérables.

 En approchant les politiciens et médecins suisses, on constate que tout le monde déclare que le système suisse n’est pas confronté aux problèmes examinés dans votre livre. Avez-vous une opinion actuelle à ce sujet?

Cette réponse est la réplique standard choisie par l’industrie et elle est toujours fausse. Je prouve dans mon livre, documents à l’appui, que les problèmes ont empiré.

En quoi le problème des brevets des médicaments, si important pour l’industrie chimique suisse, affecte-t-il le système institutionnel public de santé?

Les brevets sont non éthiques et nuisibles pour la santé publique, ainsi que pour nos économies nationales. Dans le rapport que le groupe de travail auquel j’appartiens a remis à l’Union Européenne, cet été, nous concluons, dans l’un des scénarios proposés, à la nécessité de la disparition des brevets.

La majorité des médicaments, écrivez-vous, n’aide pas les patients. Comment les patients peuvent-ils alors choisir leurs médecins, qui délivrent ces médicaments?

Les médecins ont très peu de connaissances en matière de médicaments, médicaments que l’industrie met sans prudence sur le marché. Ils pensent que les médicaments ont beaucoup plus d’effets et qu’ils sont beaucoup moins nuisibles qu’ils ne le sont en réalité. Les citoyens devraient lire la documentation figurant dans les emballages des médicaments que souhaitent leur prescrire leurs médecins. Ils pourraient alors décider si le risque vaut la peine d’être pris, tout en gardant à l’esprit que les médicaments sont la troisième cause de mortalité, après les crises cardiaques et le cancer. Je crois aussi qu’il faut conseiller aux gens de ne pas prendre de médicaments à moins que cela ne soit absolument nécessaire, ce qui est rarement le cas.

Sur la base de vos connaissances, si vous pouviez prendre une mesure immédiate pour améliorer la santé publique, quelle serait-elle?

Ordonner que le développement des médicaments soit une entreprise publique, et ne plus autoriser aucun brevet d’exploitation.

 

III

Une efficacité maximale du vaccin contre le Covid-19 ?

Sur le site de Futura Santé, on lit ceci : « Pfizer et BioNTech viennent d’annoncer les résultats finaux concernant l’efficacité de leur vaccin contre le coronavirus. Ils espèrent produire des millions de doses d’ici la fin de l’année »-

L’article est accessible en cliquant ici.

Personnellement, sans connaissance médicale, ni chimique, ni épidémiologique, mais avec quelques connaissances dans le champ statistique et maniant relativement bien la langue française, je conclus à ce stade que le syntagme « efficacité à raison de 94,5 % » est un abus de langage. Je ne veux pas développer la chose ici, me contentant de renvoyer le lecteur aux notions de cohorte, de type de population, à ses connaissances en mathématique élémentaire et surtout à la quantité de personnes infectées. Je m’étonne que l’on puisse envisager une vaccination à grande échelle, que certains voudraient obligatoires, avec comme référence, sur une période de plus très courte, quelque 100 cas sur une cohorte placebo de quelque 22’000 personnes. Mais je laisserais les spécialistes se disputer entrer eux, car le point principal de mon article est ailleurs.

 

IV

Cochrane

Cochrane (précédemment la Collaboration Cochrane) est une organisation à but non lucratif indépendante qui regroupe plus de 28 000 volontaires dans plus de 100 pays. Cette collaboration s’est formée à la suite d’un besoin d’organiser de manière systématique les informations concernant la recherche médicale. De telles informations consistent en des preuves scientifiques pour la prise de décision médicale, fondées sur des essais cliniques bien menés. Les preuves scientifiques sont nécessaires pour prendre des décisions de soin efficaces et pour mettre en lumière les domaines où les données sont insuffisantes et où plus de recherches sont nécessaires. La collaboration a pour but de regrouper des données scientifiquement validées de manière accessible et résumée. Elle conduit des revues systématiques (et des méta-analyses) d’essais randomisés contrôlés d’interventions en santé. Ces travaux sont publiés dans la bibliothèque Cochrane (en anglais : Cochrane library). La collaboration a gagné des relations officielles avec l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en janvier 2011 en tant qu’organisation non gouvernementale. Elle a un siège à l’organisation mondiale de la santé pour y apporter des contributions.

La Collaboration Cochrane est fondée en 1993 sous la direction de Iain Chalmers (en). Elle est développée en réponse à un appel d’Archie Cochrane pour qu’il existe des revues systématiques à jour de tous les essais randomisés contrôlés pertinents en santé. M. Cochrane suggère que les méthodes utilisées pour préparer et maintenir à jour des revues d’essais randomisés contrôlés dans les domaines de la grossesse et de la naissance soient appliqués de manière plus large. Cette idée est reprise par le programme de recherche et de développement créé pour aider le NHS, service national de la santé du Royaume-Uni. Grâce à ce programme, géré par son premier directeur Pr Michael Peckham, des fonds sont fournis au ‘centre Cochrane’ afin de collaborer avec d’autres personnes au Royaume-Uni et ailleurs pour faciliter les revues systématiques d’essais randomisés contrôlés dans tous les domaines du soin. En octobre 1995, la collaboration crée le réseau d’usagers de la santé de la Cochrane afin d’incorporer les points de vue des patients dans la procédure de revue. Peu de temps après, de nouveaux sommaires en langage simples sont fournis aux utilisateurs avec un résumé sans jargon médical de chaque revue systématique.

En 2013, près de 31 000 personnes de 120 pays différents ont publié un total de plus de 5 000 revues.

En septembre 2018, Cochrane traverse une crise importante à la suite de l’expulsion du conseil de gouvernance de Peter C. Gøtzsche, membre fondateur de la Collaboration Cochrane et critique de l’industrie pharmaceutique et de la psychiatrie. Quatre membres du conseil de gouvernance ont démissionné à la suite de cela. Certains suspectent que l’organisation a cédé à des pressions de l’industrie pharmaceutique. Selon BMJ EBM Spotlight, cette expulsion n’a été possible que grâce à une manœuvre bureaucratique : Peter Gøtzsche a été renvoyé de la salle de conférence avant le vote, ce qui a permis à une minorité, 6 personnes sur les 13 que comportent normalement le conseil d’administration, de voter l’expulsion de Peter Gøtzsche (6 pour, 5 contre, 1 abstention). (1)

 

V

Anne Kassendwe

Michèle Herzog, rédactrice occasionnelle à L’1Dex, qui vit dans le canton de Vaud, a transmis à notre rédaction un courrier des lecteurs paru dans 24Heures le 18 novembre 2020, à la page 21 :

VI

Bill Gates et Astrid Stuckelberger

Le Professeur Peter C. Goetzsche était « jusqu’à ce que Bill Gates le foute dehors » le fondateur et le directeur de l’un des journaux les plus importants pour les décisions de validation des médicaments sur le marché Systematic Reviews de Cochrane (2).

Selon Astrid Stuckelberger, « comme par hasard il a été éjecté de son poste de direction, maintenant il écrit, il milite ».

Le lecteur de L’1Dex a compris ici que le propos de Astrid Stuckelberger, que d’aucuns placent dans l’espace occupé par les « complotistes », sur la question du Professeur Peter C. Goetzsche est largement identique à la position prise par les contributeurs de Wikipédia.

VII

Les vérités du Professeur Didier Pittet

 

VIII

La plaine de Plainpalais et Alexis Favre

 

IX

Le décryptage de l’Ours de Bagnes

Gabriel Luisier, bien connu des lecteurs de L’1Dex, célèbre décortiqueur du Verbiergate, ce feuilleton qui aurait dû être mieux lu par les politiques avant le coronavirus, sait dépuceler les discours farfelus. Voici ce qu’il propose aujourd’hui sur facebook, à l’opposé de la certitude d’Alexis et du conseiller suisse de Macron :

Le Dr Pittet est peut-être le médecin du Président et du secrétaire de la commune de Bagnes.

Il publie un graphique sensé montré l’excès de mortalité due au COVID cette année en Suisse.

Pour le Dr Pittet aussi, les chiffres sont têtus. Selon les chiffres de l’OFS, le taux de mortalité en Suisse chez les personnes âgées de plus de 65 est :

2020 : 3.180 %

2019 : 3.171 %

2018 : 3.177 %

2017 : 3.204 %

2016 : 3.129 %

2015 : 3.4040 %

En clair, la mortalité de 2020 chez les personnes de plus de 65 ans est inférieure à celle de la moyenne des cinq dernières années…!

Et dire que c’est le Pr. Pittet qui est allé conseiller Macron en passant chez Darius Rochebin.

Cette information est de la manipulation par l’image par le Pr Pittet qui cite l’office fédéral de la statistique en source mais sans en indiquer les chiffres.

Ou comment faire peur aux gens sans raison.

 

X

Le bon sens du Professeur Didier Raoult

 

Il y a trop de certitudes momentanées … tout ça manque de sérénité et de calme.

https://youtu.be/cbkymHiil3M

XI

Manipulation et contre-manipulation

« Tout ça n’est pas sérieux », dixit Didier Raoult.

Sachons nous méfier de l’immédiateté et sachons la distinguer du temps scientifique.

Et osons penser par nous-mêmes en nous appuyant sur des autorités légitimes non-manipulatrices qui ne trichent pas avec notre intelligence. Ecartons aussi de notre chemin les imposteurs.

Et disons à nos gouvernants ceci : gérez le coronavirus comme une maladie et non comme une affaire politique.

Bonjour à tous les crétins qui savent et n’ignorent rien !

 

SI CET ARTICLE VOUS A PARU INTERESSANT, ABONNEZ-VOUS A L’1DEX

 

(1) Wikipédia

(2) Audio de Astric Stuckelberger transmis à L’1Dex par Michèle Herzog

 

 

Stéphane Riand

Licencié en sciences commerciales et industrielles, avocat, notaire, rédacteur en chef de L'1Dex (1dex.ch).

8 thoughts on “CORONAVIRUS, COVID-19. LE TEMPS DES GANGSTERS”
  1. Lisez REINFO COVID pour ne pas parler que masques et confinement au XXIème siècle.

    Voyez https://youtu.be/CLtjk32ySuI

    à Genève, mais ce n’est pas le TG de 19h30 qui vous le dira.

    Stimuler l’immunité, traitement selon Raoult si symptômes Covid apparus, beaucoup de praticiens indépendants en Valais le font. Contrairement aux dires des fonctionnaires.

  2. Pandémie du coronavirus: quelle gabegie ! Alors que nous avons entendu pendant des mois des professionnels nous dire ici en Suisse que le médicament Remdesivir était très utile pour soigner les personnes ayant contracté le Sars Cov-2, voilà que l’OMS vient d’annoncer que le Remdesivir ne doit plus être utilisé ! Information reprise par le 19:30 d’hier soir ! Il serait temps de savoir pour quelles raisons de fausses informations sont diffusées par des professionnels de la santé !

  3. Mais avec tellement de retard : Dès le 15 octobre 2020

    https://www.medrxiv.org/content/10.1101/2020.10.15.20209817v1

    cela donne en français :

    Les résultats préliminaires de l’essai clinique Solidarity, coordonné par l’Organisation mondiale de la Santé, indiquent que les schémas thérapeutiques à base de remdesivir, d’hydroxychloroquine, de lopinavir/ritonavir et d’interféron semblent avoir peu ou pas d’effet sur la mortalité à 28 jours ou sur l’évolution de la maladie chez les patients hospitalisés.

  4. Scott Gottlieb Elected to Pfizer’s Board of Directors
    Thursday, June 27, 2019 – 12:17pm
    EDT

    Pfizer Inc. (NYSE:PFE) today announced the election of Dr. Scott Gottlieb to its Board of Directors, effective immediately. Dr. Gottlieb, age 47, was also appointed to the Regulatory and Compliance Committee and the Science and Technology Committee of Pfizer’s Board.

    Dr. Gottlieb, a physician and medical policy expert, is currently a Special Partner of New Enterprise Associations, Inc.’s healthcare investment team and a Resident Fellow of the American Enterprise Institute. He served as the 23rd Commissioner of the U.S. Food and Drug Administration (FDA) from 2017 to 2019. Prior to serving as Commissioner, Dr. Gottlieb held several roles in the public and private sectors, including serving as the FDA’s Deputy Commissioner for Medical and Scientific Affairs and as a Senior Adviser to the Administrator of the Centers for Medicare and Medicaid Services, where he helped implement the Medicare drug benefit, advance policies to improve healthcare quality and promote the effective use of new medical technologies.

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