(PAR CHARLES-MARIE TESSIER, UN RADICAL HISTORIQUE DU VALAIS)
Bonjour,
Ce matin, et toujours sur Radio Rhône, Frédéric Favre a clairement déclaré que son bulletin de vote comprendrait « les deux PDC sortants » (1).
Comme radical (progressiste) de souche, il me manquait un argument pour confirmer ce que j’allais faire de mon bulletin de vote au sujet de Frédéric Favre !
Ce dernier devrait arrêter la déconne.
Le plus décevant encore est qu’il se prétend issu du radicalisme historique, héritier de 1848; on est bien loin des Maurice Barman, des Comby, Dupont, Bender, Copt, Ribordy, et autres!
Des politiques qui n’avaient pas besoin de donner dans les fondues moitié-moitié pour assurer une réélection; ils avaient de vrais bilans derrière eux à la place.
Décevant.
En somme, ça fera 2 voix PDC en plus (celles de Frédéric Favre) et une Radicale en moins (la mienne, et je ne serai sûrement pas le seul). (2)
Des cours de rattrapage en arithmétique pour Frédéric Favre ?
Les Radicaux historiques ont aussi le droit de s’inscrire à L’1Dex.
(1) Note de la rédaction : Serge Gaudin appréciera.
(2) L’analyse du vote de Martigny sera fort instructif. La Grande Famille Radicale soutiendra-t-elle avec générosité « [son] poulain » ?
Christophe Darbellay avait déjà lancé le mot d’ordre dans un tweet fracassant de Armin Bregy. Comme d’habitude, Frédéric Favre a suivi.
https://twitter.com/i/status/1356644100456472576
Les Radicaux préhistoriques sont abonnés à L’1Dex
Un lapsus révélateur!
Le PLR aurait il perdu son identité? Il semblerait que ce soit le cas.
Oups! Darbellay va peut-être perdre des voix hérensardes et Favre, des voix radicales. Sans compter ceux qui n’ont pas aimé l’éviction de Freysinger et qui auraient aimé un candidat UDC du Valais romand. Cette campagne prend des tournures bizarres. Du coup, Reynard devient de plus en plus visible car il suit sa propre voie avec des objectifs clairs.
Depuis un certain temps déjà, Favre, qui est probablement le seul à penser qu’il a l’étoffe d’un conseiller d’Etat, fait honte au parti radical.
De très nombreux membres du parti s’en rendent maintenant très bien compte et ne le voteront plus.
Il y a des aspects presque comique dans la chose.
Ainsi, Christophe Darbellay, en vieux briscard de la politique, distribue ses conseils de vote dans le Haut-Valais, et voilà son exécutant l’imiter dans le Bas-Valais : « tu vois, Christophe, j’ai suivi tes conseils et j’ai donné mon avis sur Rhône FM ».
Comment orthographie-t-on pathétique ?
En tout cas, moi j’ai honte et j’ai mal au bide. Et heureusement que vous ne savez pas tout sur les agissements du conseiller d’Etat « Melon »…À pathétique, j’ajoute pitoyable, lamentable, opportuniste…
Je ne savais pas que le karaté consistait à baisser sa culotte en toutes circonstances…
Comment orthographie-t-on « hypocrite » pour les anciens du PLR Comby, Sierro et Roch qui appellent à voter « Melon » ?
Pendant 30 ans, lors des assemblées du PLR, on m’a rabâché : « Luttons encore et encore contre ce PDC dominateur qui veut tout bouffer et ne laisser que les miettes aux minorités… »
Je me demande ce que pense Pascal Couchepin de cette campagne, lui qui nous a prié, presque supplié, de voter Peter Bodenmann au nom d’une juste et équitable représentation au Conseil d’Etat ?
La prochaine assemblée générale PLR post-Covid ressemblera-t-elle au grand bal des faux-cul. J’ai hâte d’y participer.
Un PLR fort désabusé…
Jules
Dans le karaté, il y a des valeurs essentielles, notamment l’honneur, le respect, la droiture….FF n’est certainement plus un karatéka.
Et pourquoi ne dites-vous pas ce que FF a fait? Votre silence peut être assimilé à une non assistance à personnes en danger. Non?
Il n’y a pas d’assistance à personnes en danger en Valais.
Cette « appellation » a été radiée des connaissances les plus basiques.
Assister une personne en danger demande du travail,
du courage, de la volonté,
de la présence d’esprit.
du discernement, de la prise de responsabilité,
un investissement personnel, de l’humanité,
de l’intégrité
et de la volonté.
Cette « appellation » et les qualités qui la définissent n’existent pas,
quand bien même on perd du temps de l’argent et de la salive à faire croire que oui.
Ce qui existe est l’abus sous toutes ses formes possibles et inimaginables.
Vous avez hélas raison!
Il y a une grande différence entre doctrine économique du laisser-faire et entrave à l’action pénale.
Lors des précédentes élections, Oskar Freysinger avait annoncé la venue d’une «révolution conservatrice». Dans son langage et ses valeurs, cela signifiait indubitablement une révolution conservant les valeurs républicaines et l’Etat de de droit.
Après l’éjection temporaire d’Oskar Freysinger du sérail politique valaisan,
il a dû être constaté par les affaires de la présente législature (notamment celle de la Lonza) qu’une petite caste de droite a placé le Valais au service d’illégalité.
L’un des plus grands moments a correspondu aux aveux de Marianne Maret d’avoir commis rétention d’un rapport explosif concernant le Lonza-Gate.
Cette mouvance politique indigne a manifestement une pensée libérale malveillante, au sens d’un laisser-faire qui admettrait que des actes d’illégalité et de violence puissent être commis dans nos institutions.
En se liguant, tel que cela est révélé actuellement, cette mouvance-de-droite-dévoyée souhaite manifestement continuer à placer le Valais à la merci de ses procédés plaçant le Valais dans une zone de non-droit.
Des citoyens de ce canton souhaitent une République et un Etat de droit. Ces citoyens honnêtes et droits ne voteront pas pour ces gens indignes, qui forment une droite-dévoyée vivant aux dépens des deniers publics, tout en confondant entrave à l’action pénale et doctrine économique du laisser-faire.
Favre a été un moyen pour éliminer de la contestation. Ce moyen a été employé par une petite caste vivant aux dépens des citoyens. Un fameux article du Matin a mis en exergue d’autres moyens. Et hop que voici un poste de fonction publique pour ton copain. Et hop que voilà un poste de fonction publique pour ton cousin. Indignité quand tu nous tiens…
Il y a lieu ici de référer à Molière dans Tartuffe,
en modulant cette réplique ainsi:
Nous vivons sous un prince ami de la fraude, /
Un prince dont l’iniquité se fait jour dans les coeurs, /
Et que peut aisément tromper tout l’art des imposteurs.