Etat du Valais. Frédéric Favre ou la résurrection du maréchal Pétain

19 juillet 2021

La dernière farce de Frédéric Favre, PLR, à bien y réfléchir, est proprement hallucinante. Frédéric Favre ne réfléchit pas, ne lit pas, n’écoute pas, n’entend pas et, cerise sur le gâteau aujourd’hui, n’a pas de culture historique.

Sous le régime de Vichy, – Pétain il connaît ? -, la censure devint préventive.

Ainsi les directeurs de journaux recevaient-ils de l’autorité compétente des consignes sur les informations à mettre en évidence en première page, à éliminer, ou à réduire à l’état d’entrefilets dans les pages les moins lues. Avoir osé rejoindre la route tracée par les Pétainistes dit tout de même quelque chose de cet homme qui n’est donc pas au service de la Cité, comme l’ont naïvement cru un grand nombre d’électeurs, mais au service exclusif de sa propre suffisance entourée de conseillers occultes le poussant dans ses travers les plus aboutis.

Que les quatre autres conseillers d’État restent muets, approfondissant le malaise par leur silence assourdissant, que les hauts fonctionnaires sourient face à cet abus de pouvoir estival, que le chef de l’information, ancien journaliste à la RTS, se limite à participer au camouflage de cette prétendue « erreur » disent à quel point la politique est la sœur incestueuse et perverse de l’irresponsabilité, jumelle de celle qui a conduit à deux ordonnances de classement en faveur du procureur général, PDC, pour une négligence imaginaire et une irresponsabilité psychique inquiétante.

Dans ces conditions actuelles, on comprend que le Conseil d’État , qui sait que le dossier est pourri, ait voulu donner à son plus mauvais élément la charge de la liquidation administrative du Verbiergate, alors même que Fredo, qui ne lit ni ne comprend l’article 2 alinéa 2 RAIE, ne pourra que se récuser dans un dossier dans lequel il est mouillé jusqu’à la base des oreilles que d’aucuns, avec des responsabilités, eussent dû les lui tirer bien plus tôt et avec une grande vigueur.

Que l’on puisse banaliser à ce point chez un gouvernant l’incompétence, l’illégalité,l’illicéité, l’irresponsabilité et la bêtise, même pas assumée, est un indicateur sévère du désintérêt non pas apparent mais profond de la chose publique par maints médias, par les députés et par les citoyens dont les parlementaires seraient les dignes représentants.

Ces observations aboutissent à l’incompréhension de la position exprimée par le NF qui renvoie la responsabilité chez un aide de camp du président. Mais, sérieusement, qui peut imaginer que André Mudry, un ancien journaliste de la RTS, très attaché à l’indépendance de la presse, puisse avoir conçu et rédigé une telle attaque contre les médias ? De même, qui peut croire que le chef d’état-major du département des institutions , Olivier Beney, même s’il est proche d’autres conseillers spirituels néfastes de Fredo, ait pu en plein été déraper à ce point ? Non, la réalité est simple, l’apprenti devenu président a commis l’improbable, ressusciter Pétain en Valais.

Comme le dit l’Ours du Châble, Gabriel Luisier, «lui, c’est un vrai Prix Nobel ».

Un bonjour spécial à André Mudry.

Stéphane Riand

Licencié en sciences commerciales et industrielles, avocat, notaire, rédacteur en chef de L'1Dex (1dex.ch).

7 thoughts on “Etat du Valais. Frédéric Favre ou la résurrection du maréchal Pétain”
  1. Ce qui est oublié ici c’est quand même la motivation profonde d’un Département et de son Chef pour pondre ce genre de circulaire ayant un but clair: contrôler ce que les journalistes peuvent ou non dire sur les affaires publiques. Parler de circulaire revancharde me paraît approprié, en regard d’un blog qui cause trop et étale, démontre trop de choses bonnes à connaître en République. Après le pic des grands déballages de l’1Dex sur le Département, le moment choisi ne paraît pas être une coïncidence.
    En gros et entre les lignes (mêmes corrigées): il faut endiguer le flot, quasi incessant, des critiques! Il s’agit d’intimider les journalistes trop libres, et au bout du compte de dissuader par la bande de potentiels lanceurs d’alerte.

    Délits…berté de la presse !

    Mais au fond, la presse n’a pas grand-chose à craindre! Car pourquoi craindre que des informations seraient relues et vérifiées / censurées par un Ministre forcé de reconnaître avoir mal relu sa directive (et 2 fois, selon des membres PLR) et dont le contenu ne reflète pas ses intentions (cf. paragraphe précédent)?
    Dans ces circonstances, on pourrait obtenir le résultat contraire: par exemple, un ministre qui relit mal les informations étatiques, traduites en langue nouvellistique, pourrait certainement livrer les vraies informations – selon le principe 2 négatifs = résultat positif… Cocasse, non?!

  2. à jour à 16:29

    La « stratégie des trois petits singes: ne rien dire, ne rien voir, ne rien entendre est la pire » c’est ….Lorsque la vérité est rejetée dans une société elle devient un prétexte et le prétexte ne regarde jamais le contexte … Aujourd’hui est le résultat des actions d’hier….
    Il y’a des combats pour lesquels, il n’y a qu’une solution : se rassembler ! La lutte contre les Bravaches….Ainsi que le harcèlement moral institutionnel devrait rassembler toutes les étiquettes.

    La liberté commence ou l’ignorance finit. Victor Hugo

  3. La « stratégie des trois petits singes: ne rien dire, ne rien voir, ne rien entendre est la pire » c’est ….Lorsque la vérité est rejetée dans une société elle devient un prétexte et le prétexte ne regarde jamais le contexte … Aujourd’hui est le résultat des actions d’hier….
    Il y’a des combats pour lesquels, il n’y a qu’une solution : se rassembler ! La lutte contre les Bravaches….Ainsi que le harcèlement moral institutionnel devrait rassembler toutes les étiquettes.

    La liberté commence ou l’ignorance finit. Victor Hugo

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