Etat du Valais. Le procureur général, hors-limites, ose tout par la grâce d’une novlangue en mode Everest (2/2)

31 janvier 2023

I

Liminaire

Le mot novlangue est passé dans l’usage, pour désigner péjorativement un langage ou un vocabulaire destiné à déformer une réalité, ou certaines formes de jargon.

II

Au-delà du choquant

Les députées et les députés accepteront-ils que la personne à l’origine depuis plus de dix ans de graves dysfonctionnements au sein du ministère public devienne l’organisateur en chef de la prétendue nécessaire réorganisation ? Dans le monde de la novlangue adoptée par Nicolas Dubuis, la réponse est affirmative.

Dans ce Valais de cette dominance-là, on rêve ! (cliquer ici).

III

De la bonne gestion des affaires complexes

Nicolas Dubuis affirme qu’il est inexact de soutenir qu’il n’a pas pris en charge de la bonne manière des affaires complexes, économiques ou autres. A l’appui de ses dires, le procureur général invoque l’affaire des caisses de pension et l’affaire Luca (lire « Luca ou la culture du doute »).

On rêve !

L’affaire Ignace Rey est la démonstration grandeur nature de l’incompétence et de la malhonnêteté des personnes chargées de l’instruction de l’affaire des caisses de pension. Les épisodes du feuilleton en lien avec l’imposture du regard, l’imposture carnivore, l’imposture stratosphérique, l’imposture du tableau excel, etc., etc. sont la démonstration patente de cette réalité que les dominants ont voulu occulter à travers des mensonges et des manipulations qui laissent pantois. Mais bon, personne ne s’en émeut.

L’affaire Luca est la démonstration de l’incurie de l’institution pénale sous le « règne » de Nicolas Dubuis. Voici ce que j’écrivais notamment le 25 juillet 2012 : « Les agresseurs de Luca ne seront jamais jugés. L’un ou l’autre livre sera publié. Un téléfilm retracera le destin d’un enfant inécouté. Et le Procureur général laissera sa place. On dit que ses proches assesseurs voudraient le remplacer. » Aujourd’hui encore, le procureur général, incapable de toute remise en cause, croit le chien Rocky responsable de l’innommable !

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IV

La passion du droit

Dans l’affaire d’Outreau, le juge d’instruction Burgaud affirmait : « Je suis un technicien du droit ». Il relevait ainsi son prétendu brio de formaliste procédural et voulait cachait sa déconfiture personnelle dans l’un des plus gros scandales de l’histoire judiciaire française.

Nicolas Dubuis, colonel en charge de trop de travail administratif, regrette de ne pas pu exercer suffisamment le droit, sa passion : « J’ai la passion du droit ».

On croit rêver !

Cette passion l’a conduit à laisser se prescrire sans jugement des délits majeurs dans des affaires médiatiquement importantes (FC Sion), l’a conduit à traiter un prévenu de « menteur » au seul mouvement de la pupille de son oeil droit, l’a conduit à prononcer la condamnation d’un chien dans un acte d’agression d’enfant, l’a conduit à externaliser dans un premier temps l’affaire Giroud, etc., etc. (cliquer ici).

V

Une victoire, pas un échec

L’Everest de la novlangue est atteint avec cette réponse : « Ma démission pour fin 2023 n’est pas un aveu d’échec ». On croit déjà entendre Noël Le Graët après la lecture du rapport d’audit sur la FFF. En un mot, pour Nicolas Dubuis, le rapport du Conseil de la Magistrature est assimilable à un excellent livret reçu à la fin de sa scolarité par un brillant élève. Parole de cancre !

Il semblerait que le Grand Conseil du Canton du Valais puisse se satisfaire de ce blabla orwellien.

Et personne ne dira que L’1Dex avait raison sur toute la ligne.

Et bien au-delà comme le futur proche nous l’enseignera.

 

Référence :

« Ma démission pour fin 2023 n’est pas un aveu d’échec« 

Illustration :

Sacha Bittel, du NF, une remarquable photographie, mais « coupée » par L’1Dex

2 thoughts on “Etat du Valais. Le procureur général, hors-limites, ose tout par la grâce d’une novlangue en mode Everest (2/2)”
  1. L’1dex a raison, évidemment. Désormais le problème du remplacement se pose, avec la possibilité de trouver pire. Ce qui arrive souvent. Pas seulement en Valais, mais parfois aussi en Valais. Voyez le remplacement de l’exceptionnel Sébastien Fanti, tiens ? Vous avez dit ´Fanti’, non non : la langue m’a fourché. Oups. On passe à autre chose.

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