Carte postale

Bref… j’ai été en vacances. J’ai fait comme tous les autres. J’ai fait vivre les péages, les pétroliers, les états proxénètes. J’ai feint de me reposer dans un lit moins bon que le mien, avec un silence moins profond que celui de nos nuits, en respirant un air moins vivifiant que celui de chez nous. J’ai joué le jeu des vacances balnéaires, ça fait plaisir aux enfants. Même pas de coup de soleil, presque pas de pluie, tout fout le camp même les saisons… Ne cherchez pas mon bronzage, je le vois mais il correspond à votre blancheur. Fichue hérédité. Et je m’aperçois en rentrant que j’ai oublié de vous envoyer une carte postale. La faute à l’oubli, dira-t-on.

La Ligne Weber

Alors que le Tribunal Fédéral prend position contre l’enterrement d’une ligne à très haute tension entre Chamoson et Chippis (cf Nouvelliste du jour) j’invite toute personne circulant dans la plaine du Rhône à contempler le splendide paysage qui s’étend entre Saint-Maurice et Martigny. Une forêt de pylônes électriques, des grands, des petits, une autoroute et des éoliennes. Dans cette zone se croisent ceux qui rejoignent leur chalet « au Valais » comme on dit ailleurs et l’électricité produite dans nos barrages – très esthétiques – qui alimente le reste de la Romandie. On peut le dire, le Valais donne de ses paysages dans l’intérêt énergétique du pays.

De la neige pour combien de temps ?

Hier soir j’ai participé au Café écolo organisé par les Verts du Chablais vaudois sur le réchauffement climatique et l’avenir des stations de montage. En première partie de la soirée la climatologue Martine Rebetez, auteure du best-seller « La Suisse se réchauffe » (Savoir suisse), a donné les derniers chiffres concernant l’ampleur du réchauffement. Au vu de l’incapacité de trouver un accord au niveau international sur la diminution des gaz à effet  de serre, l’objectif de limiter l’augmentation à 2 degrés ne pourra très probablement pas être atteint et on s’attend plutôt à une augmentation proche des 4 degrés pour la fin du siècle. Ceci au niveau planétaire, mais comme le climat en Suisse s’est réchauffé deux plus vite qu’au niveau mondial lors du dernier siècle, on peut s’attendre à une augmentation nettement plus importante dans nos contrées, avec comme conséquence notamment la disparition à terme de tous les glaciers.

Rhône 3 ou l’émergence d’un espace touristique?

Sécurité, nature, agriculture, voilà les termes du débat généralement mis en avant lorsque l’on évoque la 3ème correction du Rhône. Et pourtant il y en a un autre qui mérite d’être discuté, même s’il peut apparaître secondaire au premier abord: le tourisme. Les réflexions qui suivent sont tirées d’un article que j’ai publié fin 2011 dans la revue Collage et où vous trouverez d’autres informations liées à la 3ème correction du Rhône.

Vite, des lits froids tant qu’on peut

Ainsi donc le Conseil fédéral a renoncé, lors de sa séance hebdomadaire de mercredi dernier, à adopter la proposition d’ordonnance de la Lex Weber concoctée par les services de Doris Leuthard car celle-ci prévoyait en particulier une entrée en vigueur au 1er sept. prochain. Les opposants à l’initiative sont ainsi tout contents de constater que leur lobbying a fait mouche et qu’il sera possible (si le Conseil fédéral n’en décide pas autrement d’ici la fin du mois) de continuer à déposer des dossiers de mise à l’enquête jusqu’à la fin de l’année dans l’espoir de faire des réserves de construction de R2 pour ces prochaines années.

Le Valais pays de la randonnée ?

Ayant eu l’occasion cet été de crapahuter à droite à gauche le long de la frontière franco-suisse entre Martigny et Chamonix, j’ai été frappé par une chose. Du côté français, pour chaque balade effectuée, j’ai croisé des centaines et parfois des milliers de marcheurs et marcheuses (cf. la photo du Lac Blanc illustrant l’article). Et j’ai même dû faire la queue pendant 20 mn pour prendre la télécabine me rapprochant de ce même Lac Blanc. Du côté suisse, très peu de personnes rencontrées, au mieux quelques dizaines sur la journée.

Christian Varone dit « véritablement la vérité »

Le policier en chef du Valais, chipeur d’un « simple caillou » chopé la main dans le sac, s’est expliqué dernièrement lors d’une conférence de presse devant une trentaine de journalistes. Il souhaitait remercier ceux qui l’ont soutenu durant son calvaire turc et donner sa version de l’histoire. Interrogé peu après par la RTS (Forum, 3 août), il dit à quel point il est intègre et l’a toujours été. Certains passages méritent d’être retranscrits ici.

Où est la limite?

Le Valais se fait beaucoup de souci ces temps-ci pour son avenir. Après la Lex Weber, c’est au tour de la révision de la LAT de causer passablement de soucis à nos responsables politiques. Nos député-e-s se sont ainsi empressé-e-s presque d’une seule voix (abstention du PS, refus des Verts) de voter une résolution urgente pour un référendum cantonal contre la LAT (cf. le billet d’Olivier Salamin). Quant aux membres du PDC qui sont « furax » (NF du 22 juin), ils ont annoncé vouloir lancer le référendum si aucune autre organisation n’est prête à s’y coller. Ce qui fait pour le moins sourire quand on pense à la couleur politique des dirigeants qui ont piloté (si on peut dire) l’aménagement du territoire ces dernières décennies… Plutôt que d’en vouloir à leurs collègues PDC qui ont accepté la nouvelle mouture de la LAT au parlement fédéral, ils auraient été mieux inspirés d’anticiper et de proposer d’établir un système national de compensation permettant de prélever la plus-value sur la mise en zone à bâtir dans les agglomérations du Plateau suisse pour ensuite indemniser le dézonage dans les communes, notamment valaisannes, ayant des zones à bâtir largement trop grandes (cf. mon billet du 7 mars).

L’après Weber: après l’émotion l’action

D’après les réactions sur les réseaux sociaux et dans les médias, l’acceptation de l’initiative Weber n’est toujours pas digérée par beaucoup. Et pourtant il faudra bien faire avec. Voici le communiqué de presse des Verts valaisans concernant la suite de l’initiative Weber mentionnés par André Guinnard dans son commentaire à l’article de Véronique Colagioia paru lundi dernier dans l’1dex. Pas de prosélytisme vert de ma part, juste une tentative de rassembler quelques pistes de solutions pour l’après 11 mars. En espérant avoir l’avis et des propositions complémentaires de la part des lecteurs de l’1dex. Et l’occasion aussi pour moi de gagner un peu de temps en recyclant un texte déjà rédigé 🙂

Encore du Franz Weber

Parmi les objets soumis à votation populaire le 11 mars prochain, l’initiative sur la limitation des résidences secondaires suscite débats nourris, appels à la raison, au bon sens, pour éviter une catastrophe au soir du 11 mars.  Une votation d’une telle envergure, aux conséquences incalculables, quelle que soit la décision  de mars, aurait mérité une présentation des arguments de manière objective et encore plus précise. A mettre d’ailleurs en exergue la présentation de Christophe Clivaz à L’1dex hier.

Contre-argumentaire

Je ne peux me soustraire au post scriptum de Stéphane Riand, même si je n’ai pas le courage de reprendre un à un toutes les imprécisions et tous les arguments discutables déversés à la pelle (au bulldozer plutôt) par la Pravda valaisanne depuis un mois… Je suis franchement écoeuré, non qu’on puisse refuser l’initiative en ayant soupesé le pour et le contre, mais par le refus du Nouvelliste de donner la parole aux partisans de l’initiative. Je me contenterais donc de l’édition du 18 février du NF en proposant quelques contre-arguments tout en regrettant d’avance que ceux-ci n’auront aucun écho dans la Pravda…