Pourquoi le Tribunal cantonal a si pathétiquement déraillé

Dans un récent et pathétique jugement lié à des actes graves et répétés de harcèlement psychologique, sexuel et moral, le Tribunal cantonal avait complétement déraillé. En sus de ce qui avait été expliqué à L’1dex à l’occasion (le recours devant le Tribunal fédéral est pendant, formé simultanément par le Ministère public et par la partie civile !), la Cour pénale avait osé l’argument suivant : la plainte pénale du harceleur contre la victime, cause de l’effondrement psychique attesté par tous les experts psychiatres, ne figurait pas dans l’acte d’accusation, l’autorité judiciaire ne peut donc pas statuer, le coupable peut être acquitté; or la dite plainte figurait en toutes lettres dans les deux actes d’accusation qu’a dû dresser le procureur (rétrogradé dans l’intervalle). Le Tribunal fédéral appréciera cet argument, l’un parmi tant d’autres.