BERNARD GENSANE A LU POUR VOUS LES ZINDIGNES n° 41

Le bimensuel change de format mais est toujours aussi indispensable et stimulant.

 

Dans son éditorial, Paul Ariès fait le point sur les débats économiques et sociaux qui concernent directement les travailleurs : robots, revenu universel, réduction du temps de travail, gratuité.

 

Éva Lacoste lance un signal d’alarme à propos des réfugiés climatiques : «Inondations, tempêtes, montée des eaux obligent déjà des millions de personnes à se déplacer. De nouveaux flux migratoires s’annoncent, et les premiers touchés seront les plus pauvres. Au moins 18 îles ont été submergées, principalement dans l’océan indien. Mais nul n’est à l’abri d’un phénomène qui se présente comme le défi majeur du XXIe siècle. »

 

Les Zindignés n° 41

La même Éva Lacoste nous parle de la Roya, vallée de la dolidarité : « Entre frontière italienne et Pays niçois, des habitants ont fait le choix de la résistance et prennent le risque de poursuites judiciaires. Ils assistent et accueillent des hommes, des femmes, des enfants dans la souffrance et le dénuement, qui ont fui les guerres, violences et oppression. Tout simplemenbt par devoir d’humanité, parce qu’il faut tendre la main. »

 

Faut-il avoir peur des robots ? « On nous dit que les robots vont détruire 3 millions d’emplois en France, 18 millions en Allemagne. Les Zindignés (Jean Gadrey) proposent deux épisodes marquants de la longue histoire des mythes sur la fin du travail humain balayé par d’implacables technologies. »

 

Michel Husson évoque les débats sur la productivité et ses paradoxes, ainsi que sur un nouveau modèle social à inventer : « Les discours prophétiques sur les destructions d’emplois ne datent pas d’aujourd’hui. On a eu droit au même refrain avec la “nouvelle économie” au début de ce siècle puis avec les prédictions sur la “fin du travail” de Jeremy Rifkin. »

 

Paul Ariès s’entretient avec le sociologue Raphaël Liogier, auteur de Sans emploi. Les échecs à répétition des politiques de l’emploi reflètent le refus d’accepter l’irrésistible réduction de la part du travail humain dans le système de production. Pour Liogier il est urgent de revoir de fond en comble nos conceptions du revenu, du travail, de la production, de la propriété, de la solidarité et de la fiscalité. Á noter que Liogier considère l’allocation universelle comme « salutaire ».

 

Yvon Quiniou s’intéresse au « cas Onfray », un »véritable phénomène médiatique, nourri par ses succès de vente qui prouvent qu’il intéresse.

 

Pour Florent Bussy, le droit international fait preuve d’« errances ». Il estime que, malgré ses imperfections, la Cour Pénale Internationale « constitue une pierre pour l’édification d’un droit qui soit à la hauteur des défis de notre temps, où l’humanité pourraity devenir le sujet de sa propre Histoire. »

 

Thierry Bruvin explique pourquoi l’humain est déterminé par la société. En mariant Marx et Freud, il faut se demander pourquoi « la structure psychologique des êtres humains détermine en partie les structures sociétales », même si ces structures n’évoluent pas à la même vitesse.

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