« POLICE PARTOUT, JUSTICE NULLE PART »

police-partout-justice-nulle-part(PAR JEAN-LUC GASNIER)   Depuis 2003, la police de proximité n’est plus.  Les délinquants des quartiers « sensibles » sont  devenus, grâce au recadrage de Nicolas Sarkozy, les  « éducateurs »  de terrain les plus présents et les plus persuasifs. Pour les  jeunes en difficulté, la police est au mieux le spectateur passif de leur déshérence mais  ne peut être  en aucun cas un appui, un recours possible. Les survêtements ont été remisés au placard, remplacés par les treillis militaires. La prévention, le dialogue,  la conciliation, et  la pédagogie, ont  été abandonnés  pour laisser [...]

La justice ouvre une enquête sur les liens entre la police et la mafia du CO2

images (1)(Par MEDIAPART VIA PARADIS FISCAUX ET JUDICIAIRES)   Le parquet de Paris a ouvert, mercredi 13 juillet, une enquête préliminaire pour« corruption », « trafic d'influence », « violation du secret » et « recel » au lendemain des révélations de Mediapart sur l’existence de tractations secrètes entre des membres de la mafia du CO2 et des réseaux policiers. Ambiance Serpico. Le parquet de Paris a ouvert, mercredi 13 juillet, une enquête préliminaire pour « corruption », « trafic d'influence », « [...]

Le contrôle des foules par la douleur

remi-fraisse2014, les gendarmes français ont exécuté Rémy Fraisse en lui tirant une grenade offensive dans le dos. Le préfet leur avait ordonné de se montrer ferme, ils l’ont fait. Au delà de l’horreur, il convient de comprendre pourquoi le cadavre d’un jeune homme les encombre tant. Leur doctrine d’engagement les entraine à la violence, ils ont une culture de la baston et s’exercent à faire mal. J’ai bien l’impression que c’est leur boulot. (suite…)

« La police distribue la férocité des classes dominantes »

Police(Par JEAN-PIERRE ANSELME) « La mort de Rémi n'est pas une bavure, c'est un meurtre d'État » analyse Mathieu Rigouste, chercheur en sciences sociales qui travaille à disloquer les mécanismes de domination. Dans un entretien avec Paul Conge, sur Aparté.com, l'auteur de la Domination policière (2013), estime que les zadistes du barrage de Sivens sont face à une « contre-insurrection policière » qui peut dériver en « guerre de basse intensité ». Iconoclate.

Jean-Marie Bornet, l’inacquitté

Phil, c’est amicalement dit, un peu le prototype grandeur nature d’un lecteur lambda du Nouvelliste, un mec qui lit L’1dex sans penser aux cailloux, qui cligne d’un oeil en croyant que Jean-Marie Bornet avait vraiment tremblé et jamais fait semblant, en imaginant que le héros de Sierre avait failli être envoyé en Sibérie et en priant chaque soir pour la libération sans condition de cet innocent décervelé. Oui, Phil, est bon public.

De l’attribution des départements au sein du Conseil d’Etat

On ne dira pas tout. Mais que ceux qui ont essayé sachent que L’1dex sait. On ne dira pas tout, car la lumière nécessite parfois un peu de claire obscurité. On ne dira pas tout, mais L’1dex ne se tait pas. Se taire serait sur ce point de détail trahir l’esprit qui a pu guider certains à créer L’1dex il y a très exactement deux ans, le 1er mai 2011.

La troupe contre le troupeau

Il arrive que la police doive rendre compte de ses agissements. C’est assez rare et devrait devenir un indicateur de démocratie ; moins les policiers et policières sont justiciables, plus l’état est totalitaire. A Lausanne, au milieu de l’été, une agente a été acquittée par le Tribunal de police. Elle avait giflé une femme menottée et couchée à terre, soupçonnée de vol, cette dernière devait être fouillée en présence de quatre policières. Trois n’ont pas trouvé le geste adéquat et une aspirante l’a dénoncé à sa hiérarchie. Le chef a transmis, par devoir réglementaire, le dossier à la justice. Le juge, après avoir entendu les experts décrire ce qu’était une « frappe contrôlée », a déclaré la gifle adéquate et proportionnée, et assuré que l’agente n’avait « pas agi dans l’intention de nuire ». Si les faits ne sont pas contestés, un enregistrement vidéo rendait la chose difficile, l’on en revient encore à l’intentionnalité du geste. Le juge n’a pas tiqué quand, devant le tribunal, la policière a déclaré que la suspecte n’était pas une inconnue, « elle faisait partie du troupeau qu’on voit à Chaudron ou à la Riponne ». (Ces deux places lausannoises sont des lieux de rencontres des marginaux) Le juge n’a pas trouvé opportun de questionner un peu cette qualification de troupeau ; parce que la justice achoppe sur ce qu’elle appelle des faits, tout en glosant sur les intentions. Si l’aspirante a trouvé la baffe excessive c’est, disent les experts, qu’elle est novice. Le problème est bien que, quand on routinise l’usage de la force, il faut bien compter sur les nouveaux pour dire les excès et mettre en débat les pratiques. L’article 10 du code de déontologie de la police lausannoise disait ceci : « Le policier témoin d’agissements contraires au présent code engage sa responsabilité administrative, sous réserve de poursuites pénales éventuelles, s’il n’entreprend rien pour les faire cesser et s’il néglige de les porter à la connaissance de sa hiérarchie. » Il a été abrogé la semaine passée.

Permis de prudence

Les journaux, dont le Nouvelliste, nous en parlent cette semaine… Les opposants à la « sexualisation de l’école » repartent en guerre. Après le retrait de l’initiative populaire pour la « protection contre la sexualisation à l’école maternelle et primaire » suite à la découverte du passé judiciaire d’un des principaux initiants, condamné pour une affaire de mœurs dans les années 1990, le nouveau comité d’initiative a jusqu’au 19 décembre 2013 pour déposer son initiative au texte inchangé.