SION JO 2026. UN GRAND NON ET LA MEMOIRE TROP COURTE (227)

29 mai 2018

(PAR ROLAND REY)

 

Municipalité de Sion, après l’échec de Sion 2006 : « La ville de Sion ne se portera plus candidate à la candidature des jeux olympiques d’hiver, elle présente ses excuses à la jeunesse de ce pays » (NF du 25 juin 1999).

L’avide notoriété des hommes politiques m’a toujours interpellé !

J’en ai déduit que les hommes politiques ont la mémoire trop courte car 19 ans à peine après la gifle monumentale de Torino sur la joue droite, voilà que les hommes politiques se laissent une nouvelle fois embarquer par un promoteur pour tendre la joue gauche.

Dans les archives de juin 1999, au lendemain et jours suivants de la catastrophique défaite de la candidature de Sion 2006, on peut lire que la population valaisanne dans son ensemble, tous les sportifs, tous les hommes politiques, tous les journalistes, sont passés du stade de l’incompréhension la plus totale à celui de la la colère, tous sont complètement outrés de cette décision scandaleuse du CIO.

Plusieurs pétitions voient le jour, Bernard Comby propose même d’aller manifester devant le CIO à Lausanne. Certains iront même jusqu’à parler de Mafia, et de proposer que le CIO quitte Lausanne et la Suisse !

Tous sont d’accords pour dire unanimement que plus jamais ils n’accepteront un tel camouflet.

Quelques jours plus tard, le 25 juin 1999, la municipalité de Sion publie un communiqué : « La ville de Sion ne se portera plus candidate à l’organisation des jeux olympiques d’hiver tant que la transparence et une légitimité démocratique ne seront pas acquises au sein du CIO. Elle présente ses excuses à la jeunesse de ce pays pour avoir fait naître un grand espoir alors qu’en réalité les valeurs pratiquées par le CIO n’étaient pas celles qu’il a prônées. »

Pensez-vous que les pratiques des délégués venant du monde entier qui ont un droit de vote au CIO ont changé depuis lors ?

Cette fois nous devons dire un grand NON aux JO 2026, afin de ne pas recevoir une nouvelle gifle sur la joue gauche, afin que se termine enfin cette mascarade, afin que ceux qui ont la mémoire courte, les promoteurs et autres hommes politique en recherche de notoriété, ne reviennent plus jamais avec cette idée et fassent tout simplement leur travail pour faire avancer le Valais sur le long terme.

Décidons de par nous même ce que nous voulons faire et entreprendre et arrêtons de jouer à la loterie.

Stéphane Riand

Licencié en sciences commerciales et industrielles, avocat, notaire, rédacteur en chef de L'1Dex (1dex.ch).

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