HARCELEMENT ET COMPORTEMENTS SEXISTES INTOLERABELS AU CHUV - L'1dex

HARCELEMENT ET COMPORTEMENTS SEXISTES INTOLERABELS AU CHUV

Liminaire de L’1Dex : L’1Dex, depuis le premier mai 2011, a été particulièrement impliqué dans la question du harcèlement sur le lieu de travail. Il le sera encore plus dès la rentrée, en août-septembre 2018. 46 femmes, dont une grande partie de femmes socialistes, ont rejeté la motion présentée au Conseil national par Oskar freysinger, avec l’appui d’hommes politiques de tous les partis, refusant la pénalisation du harcèlement sur le lieu de travail, la seule mesure à même de contrer des pratiques délétères. Le Temps a publié l’article qui suit, dont la gravité n’échappera à tous les lecteurs de L’1Dex. Le combat pour la pénalisation du harcèlement doit recommencer. Le journaliste Florian Delafoi a compris l’essence de la chose.

 

(FLORIAN DELAFOI [PAR LE TEMPS])

 

Un sondage révèle des comportements sexistes «intolérables» au CHUV

Un collectif d’étudiantes en médecine a diffusé un questionnaire sur le sexisme subi par les stagiaires en milieu hospitalier. Certains témoignages sont alarmants. Le CHUV annonce des mesures

Elles veulent lutter contre le sexisme à bas bruit qui règne dans les hôpitaux romands. Des étudiantes en médecine de l’Université de Lausanne ont pris l’initiative d’envoyer un questionnaire en ligne à leurs pairs pour mesurer l’ampleur du phénomène. Sur environ 800 messages expédiés fin mars, elles ont reçu une soixantaine de réponses. Les témoignages recueillis dépeignent un quotidien lourd et préoccupant pour les stagiaires femmes, a appris Le Temps.

«On a été surprises par le nombre de réponses et choquées par la gravité de certains actes», raconte une étudiante membre du Collectif de lutte contre les attitudes sexistes en milieu hospitalier (Clash!), une association créée après la diffusion de cette enquête officieuse.

Selon ce qui ressort du sondage, certaines stagiaires héritent de «petits noms» désagréables, quand d’autres sont victimes de propos déplacés voire, dans certains cas, de harcèlement sexuel. Sans compter les cadres qui se plaignent ouvertement de la présence de femmes dans le milieu hospitalier. «Cela ne se réduit pas à quelques cas individuels, il s’agit d’un problème systémique qui touche l’ensemble des échelons de la hiérarchie», souligne le collectif d’étudiantes, dont les membres préfèrent pour l’instant garder l’anonymat.

Le directeur des ressources humaines du Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV), Antonio Racciatti, se dit «atterré» par les résultats du sondage: «Ces étudiantes ont vécu des expériences traumatisantes et elles se sont demandé si leurs camarades avaient également fait face à ce genre de situations. Leur enquête est étayée, elles ne se sont pas contentées de relayer des on-dit.»

 

5 pensées sur “HARCELEMENT ET COMPORTEMENTS SEXISTES INTOLERABELS AU CHUV

  • 11 juin 2018 à 14 h 23 min
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    C’est tout-de-même surprenant que personne ne s’en soit aperçu au niveau de la direction du CHUV et des RH. Excellente idée d’avoir créé ce collectif CLASH, car si une seule personne se plaint (ce qui a certainement déjà eu lieu) elle ne sera probablement pas écoutée.

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  • 11 juin 2018 à 17 h 31 min
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    mais….c’est bien sûr ! Un élément important n’a pas été abordé, celui du harcèlement auprès des étudiants-hommes ! On lit que certaines étudiantes auraient hérité de « petits noms » désagréables » ! Quelle horreur en effet ! Mais il y a là rien de nouveau, c’est très courant aussi bien à l’adresse des femmes que des hommes ! Qu’on arrête ce petit jeu et, surtout qu’on ose dire aussi que toutes celles qui sont « ignorées » le supporte très mal !
    ABE

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  • 11 juin 2018 à 18 h 47 min
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    Dans les deux cas c’est honteux.

    Les hommes ne se plaigne pas car il passerai pour faibles, les femmes ne se plaigne pas car elle perdrais leur emplois.

    C’est une honte que même au seins de l’état on souhaite qu’un loi qui protégerait les une comme les autres soit enterrée.

    Le sexisme existe dans les deux cas, mais est traité et vécu pas du tout de la même manières.

    Nous devrions avoir plus d’amour fraternel dans le milieu du travail, il y aurais probablement moins de burn out et la productivité en serai améliorée.

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  • 14 juin 2018 à 18 h 45 min
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    « Pour apprécier si, dans les comportements énumérés ci-dessus, on a affaire à un flirt innocent, à une relation amoureuse en train de se nouer entre col- lègues de travail ou, au contraire, à un authentique cas de harcèlement sexuel, la règle est simple : l’élément décisif n’est pas l’intention de celui ou celle dont le comportement est jugé déplacé mais la façon dont ledit comportement est ressenti par la personne à laquelle il s’adresse, autrement dit s’il est désiré ou non par elle » (SECO sur l’harcèlement au travail, règles techniques en matière de protection de la santé psychosociaux au travail). Dans ce sens, une pénalisation ne semble guère utile. Il serait d’ailleurs difficile d’établir une liste exhaustive de ce qui constitue l’harcèlement sexuel. La judiciarisation n’est pas toujours la solution la plus efficace, surtout lorsqu’on considère la durée et les coûts de procédure ainsi que les difficultés à présenter des preuves. Il serait cependant recommandé au CHUV de revoir son système de gestion de la santé psychosociale au travail.

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  • 14 juin 2018 à 18 h 50 min
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    « Pour apprécier si, dans les comportements énumérés ci-dessus, on a affaire à un flirt innocent, à une relation amoureuse en train de se nouer entre col- lègues de travail ou, au contraire, à un authentique cas de harcèlement sexuel, la règle est simple : l’élément décisif n’est pas l’intention de celui ou celle dont le comportement est jugé déplacé mais la façon dont ledit comportement est ressenti par la personne à laquelle il s’adresse, autrement dit s’il est désiré ou non par elle » (SECO sur l’harcèlement au travail, règles techniques en matière de protection de la santé psychosociale au travail). Dans ce sens, une pénalisation ne semble guère utile. Il serait d’ailleurs difficile d’établir une liste exhaustive de ce qui constitue l’harcèlement sexuel. La judiciarisation n’est pas toujours la solution la plus efficace, surtout lorsqu’on considère la durée et les coûts de procédure ainsi que les difficultés à présenter des preuves. Il serait cependant recommandé au CHUV de revoir son système de gestion de la santé psychosociale au travail.

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