AFFAIRE IGNACE REY. COMMENT UN PLAFOND BLANC DEVIENT UN PLAFOND NOIR

20 septembre 2018

Un peintre vous le dira : si vous désirez que votre plafond blanc devienne noir, il faut acheter un bidon de peinture, des pinceaux et vous mettre au travail.

J’ai l’habitude, depuis quelques années, de conter à mes clients la métaphore du plafond blanc. Nous sommes deux dans mon bureau, nous regardons le plafond, nous acceptons l’idée qu’il est blanc et nous nous entendons sur la couleur – blanche – de ce plafond que nous voyons en citoyens honnêtes et non aveugles. Mais, vais-je immédiatement ajouter, imaginez, Monsieur, Madame, qu’un membre institutionnel pénètre dans le bureau, nous dise bonjour, inspecte les lieux et s’en va rejoindre, au palais de justice, ou ailleurs, une salle de délibération pour définir avec ses collègues ou son greffier la couleur du plafond. Soyez certain que le plafond, à la sortie procédurale d’un prononcé notifié, pourra certes être blanc, mais aussi violet, rose, caca d’oie, ou même noir ébène. Car, contrairement aux pensées des bonnes gens, la justice n’est pas autre chose qu’un casino, donc un jeu de hasard. Et, même dans les casinos, il peut y avoir des croupiers qui trichent pour que le résultat du jeu, poker ou machines à sous, profite aux propriétaires de l’établissement.

J’ai écrit « La Vérité sur l’Affaire Alain Cottagnoud » (disponible au prix de 25 fr. chez l’auteur) pour valoir démonstration indubitable de la véracité de la métaphore du plafond blanc. Le livre a été ignoré par les dominants félons, mais d’autres qui l’ont lu ont apprécié la force de l’argument et ont compris les forfaitures commises. Et les héros de ce récit changent de trottoir lorsqu’ils pensent que l’une de leurs anciennes connaissances rencontrées en ville a pu avoir lu ces mots décrivant un Etat hors-la-loi.

L’affaire Ignace Rey est proprement monumentale aussi comme élément de validation de la métaphore du plafond blanc. Je vais vous offrir cinq exemples concrets de la chose. Je sais déjà que la plupart diront qu’ils n’en ont rien à battre, parce qu’ils ne sont pas concernés; certains n’en croiront pas leurs yeux et se tairont; les dominants affirmeront que tout cela a été jugé et que les institutions valaisannes, c’est du roc. Et bien moi, je vous dis que je n’accepterai jamais que le pays que j’aime se transforme en Etat de non droit, d’abus d’autorité et de mensonges.

 

I

L’imposture carnivore

C’est un tout petit détail. Mais, ça vaut la peine que vous lisiez l’imposture carnivore. A la fin de la lecture, vous serez ébahis que cela puisse se produire dans nos tribunaux. La conclusion est simple : l’incapacité à diviser 411 fr. 50 par 2 a servi à transformer un plafond blanc en plafond noir.

(Voir ci-dessous, le post scriptum IV !)

 

II

Une création d’organe comme technique d’imposture

Les anciens Statuts de la CRPE prévoient les quatre organes suivants : a) l’assemblée des délégués; b) la commission de gestion c) le Bureau d) les réviseurs des comptes.

Dans les jugements intervenus, que doit-on faire pour arriver à la solution finale : on tient pour établi, constatation de fait, que l’organe de la CRPE est la commission de placement. Qui ne figure pas dans les Statuts. Ce faisant, on transforme une commission d’étude à l’attention du Bureau en organe, les membres de la commission ne portent aucune responsabilité, l’organe en tant que tel, le Bureau, disparaît, et donc on fait d’un plafond blanc un plafond noir.

 

III

La connaissance par l’organe de la CRPE

Dans les jugements intervenus, on tient pour établi en fait que la CRPE n’a jamais eu connaissance de l’opération boursière réalisée par Ignace REY.

Le Tribunal fédéral, perroquet des instances judiciaires cantonales, répète la même rengaine dans le jugement du 14 mai 2012 (6B 472/2011) :

Pourtant, oh miracle, les avenants sont signés par l’organe de la CRPE, le Bureau, après décision du Bureau :

Les deux avenants ont été présentés par Ignace REY en conférence de presse. Nul besoin de vous dire que les journalistes d’investigation de notre coin de terre sont restés muets

Sans vergogne, on tient pour établi en fait que « aucun organe de la CRPE n’a été informé des modifications apportées par les avenants » (cf. également chiffre IV ci-dessous !).

La transformation d’un plafond blanc en plafond noir est un acte d’alchimiste. CQFD.

 

 

IV

L’autorisation donnée par la CRPE à Ignace REY

Dans les jugements intervenus, on tient pour établi en fait que la CRPE n’a jamais donné l’autorisation à Ignace REY de faire l’opération financière.

Voici l’autorisation :

 

Ce document est signé par le directeur de la CRPE et le vice-président, leurs signatures conjointes valant accord donnée par un organe de la CRPE, le Bureau, mentionné dans les Statuts !

Nier l’existence de l’autorisation préalable permet de transformer un plafond blanc en plafond noir.

 

V

L’incendie

Il y a une autre méthode de transformation d’un plafond blanc en plafond noir. Vous achetez des allumettes, vous mettez le feu à l’immeuble et vous demandez à un huissier assermenté de déterminer la couleur du plafond après que les pompiers se soient occupés d’éteindre l’incendie. Pas de doute, le plafond n’est plus blanc :

 

Bonjour à tous les incendiaires et à tous les imposteurs !

 

 

Référence : l’illustration principale est une oeuvre picturale de Pierre Soulages, qui est est particulièrement connu pour son usage des reflets de la couleur noire (cf. wikipédia)

 

 

Post Scriptum I : Le Bureau est un organe statutaire, composé du président, du vice-président et du directeur. A l’Etat du Valais, le président du Conseil d’Etat et le Chancelier engagent par leur signature l’exécutif, qui a pris la décision. De même, à la CRPE, le directeur et le président (ou le vice-président) engagent la caisse pour une décision prise par le Bureau. Dans l’Affaire Ignace REY, on a décidé de violer les Statuts en transformant une commission de placement en organe, sans modification des statuts (en disant en toutes lettres que ce nouvel organe avait été créé … par l’ancien président Pierre Bonvin [impossibilité juridique absolue, puisqu’il s’agirait d’une violation crasse de toutes les règles de droit commises par l’ancien président]). Ce tour de passe-passe inqualifiable permet ensuite d’affirmer que les décision du Bureau ne sont pas valables. Magnifique exemple encore de la métaphore du plafond blanc.

 

Post Scriptum II :

 

Qui est Hans-Peter Krüger ?

Que dit cet homme de l’affaire Ignace Rey ?

Commentaire de L’1Dex :

Transformer un plafond blanc en plafond noir, ça dépend du désir du peintre !

 

Post Scriptum III : par arrêt du Tribunal de Grande Instance de Thonon, rendu en 2016, la CRPE a été déboutée de ses prétentiions (un appel est en cours). Ne peut-on pas penser que ce prononcé judiciaire afroissé des sensibilités politiques valaisannes, ce qui s’est ensuite manifesté dans l’incendie criminel (avec trois départs de feu, ce qui marque une volonté de destruction totale du dernier bien des époux REY).

 

Post Scriptum IV : Voici l’article « L’imposture carnivore », du 3 juillet 2012 :

Ignace Rey était un lobbyiste. Le lobbyiste pratique le lobbying.

La pratique du lobbying peut être définie comme l’influence du processus décisionnel public par un groupement d’intérêt privé, issu de la sphère économique ou sociétale. En tant que processus, le lobbying intègre nécessairement la veille, l’analyse stratégique et l’influence à différents échelons (relations institutionnelles, relations publiques, relations presses, etc.). C’est dire que le lobbying, incorpore en amont une première phase d’intelligence économique, et, en tant que stratégie d’influence, une démarche globale de communication incoporant les affaires publiques (cf. Wikipedia).

Un lobbyiste travaille parfois dans des restaurants. Il est amené dans son travail à inviter des hommes d’influence. Et à payer des tickets de restaurant.

Ignace Rey était le lobbyiste en titre de la FMEF et de la CRPE. Le monde de la fonction publique dans son ensemble admettait que la même personne assume ce double rôle.

Et à la fin du mois de juillet 2002, Ignace Rey s’est rendu, à Genève, à la Place de Bourg, invitant des personnes qui pouvaient contribuer à l’avancement des propositions qu’il avait à défendre. Et il paya la facture.

On va admettre que ces frais de repas ne peuvent à l’évidence être acquittés à double, à la fois par la FMEF, puis par la CRPE. Si tel était le cas, on se retrouverait face à un escroc, ou face à un secrétariat fort peu diligent et scrupuleux.

Or donc la police, dans ses nobles investigations, parvient à la conclusion que le dénommé Ignace Rey a fait acquitter à double ces factures. On retrouve en effet, aux dates des 3 et 4 août 2002, deux factures, pour un montant identique, payée simultanément par la FMEF et par la CRPE de Fr. 205.75. La conclusion est simple : Ignace Rey est un escroc, une sorte de filou d’auberge, se servant par l’intermédiaire des comptes de l’association et de la fondation dont il assume le lobbying.

La chose est donc simple. Toute simple. Sauf que, par les grâces des poubelles efficacement fouillées, Ignace Rey a retrouvé bien plus tard le ticket de restaurant du Restaurant Carnivor. Et l’a transmis sans délai au juge d’instruction pénale. Et le prix du repas était de … Fr. 411.50.

Le lecteur de L’1dex, sans être un féru de mathématiques ni un physicien chevronné, aura de lui-même procédé à la division par 2 du montant figurant sur le ticket de restaurant. Le résultat est à la hauteur des espérances du plus innocent : Fr. 205.75. Précisément le montant précis réparti, par souci d’équité et de vérité, entre la FMEF et la CRPE.

Que croyez-vous qu’il advint ? L’autorité judiciaire maintint son jugement de condamnation pour escroquerie.

Cette petite histoire servira plus tard la grande. Elle indique que même devant l’évidence la plus évidente des magistrats peuvent éviter les divisions enclines à apporter une autre vérité. La raison en est probablement que dans le cursus des études universitaires le juriste n’a plus à s’inquiéter des règles fixées par la science. Ou que, peut-être, la puissance de calcul de la police constitue une aide suffisante en cas d’opérations trop difficiles à fixer dans un raisonnement logique.

On a dit que j’étais un mauvais communicateur, ce que confirme à l’évidence la pièce jointe que liront certains amis d’une autre vérité.

Le Carnivoire – Lettre du 22 avril 2011

J’avais immédiatement écrit au magistrat compétent. Qui demeura devant cet argument, – et devant tous les autres -, de marbre. Le silence est une arme de grande efficacité lorsque l’on sait – de certitude absolue – appartenir au clan des vainqueurs.

 

Post Scriptum I : Pour ceux qui ont manqué les premiers feuilletons : « C’est une imposture » (0) + « L’imposture de l’impartialité » (1) + « L’imposture du bonsaï » (2)

Post Scriptum II : A bientôt pour « L’imposture des politiques » (4) …. et pour la suite !

 

 

S’ABONNER A L’1DEX, C’EST AUSSI UN PETIT ACTE POUR UNE AUTRE JUSTICE EN VALAIS

 

 

 

Stéphane Riand

Licencié en sciences commerciales et industrielles, avocat, notaire, rédacteur en chef de L'1Dex (1dex.ch).

4 thoughts on “AFFAIRE IGNACE REY. COMMENT UN PLAFOND BLANC DEVIENT UN PLAFOND NOIR”
  1. Toutes les couleurs dit le poulpe ou la patate ! Surnoms que m attribue mon fils .
    Vous voulez la fin ; prenez la tête : n en auriez vous guère les moyens ?

  2. 1,5 milliard de francs suisse, c’est le nouveau trou monstrueux de la CPVAL en Valais, et Ignace Rey, cette fois n’y est pour rien !

    Pour remettre les pendules à l’heure suisse, il fallait trouver un bouc émissaire : Ignace Rey.
    Chose faite, les pendules semblaient à nouveau tourner à la précision de l’heure suisse…, sauf que…

    Des petits trous, des petits trous, il y a toujours des petits trous…

    Au fait, as-t-on trouvé de nouveaux boucs émissaires dans les gouvernements qui se sont succédé et qui n’ont tout simplement pas fait leur travail ?

    Michel Rey
    Sion (VS) et Pebble Beach (CA)

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