I
ARIANE MANFRINO
Ariane Manfrino, très longtemps journaliste au Nouvelliste, chroniqueuse durant plusieurs années, ici, à L’1Dex, connaît très bien le Valais politique de chez nous, le monde politique clanique de nos carnotzets et officines, les arrière-salles du parti radical et, aussi, je l’imagine le dénommé Adolphe Ribordy.
Ariane Manfrino a cru qu’il n’était pas inutile que j’ai connaissance de ce moment de bravoure imagé :
La suite sera exaltante.
Adolphe, accroche-toi.
II
JACK NICHOLSON
Tout fait sens sur terre.
Jack Nicholson est le premier fan des Los Angeles Lakers, club mythique de Californie. Le club de Magic, de l’inoubliable James Worthy, de Kobe Bryant et aujourd’hui de ce duo déjà légendaire formé par Lebron James et Anthony Davis. Les Lakers viennent de dominer la nuit dernière les Bucks de Milwaukee, pourtant premier de la division Est, qu’ils affronteront peut-être (pronostic de Sébastien Fanti) en finale NBA au printemps prochain en finale des play-offs.
Jack Nicholson est l’acteur mythique de Vol au-dessus d’un nid de coucou, qui s’est invité dans l’échange susmentionné sous la plume de Gabriel Bender, écrivain et sociologue valaisan.
Depuis le printemps de Prague en 1968, Milos Forman est installé aux Etats-Unis. Il vient de réaliser un film sur la culture hippie, Taking off, qui a rencontré l’incompréhension du public et de la presse. Il cherche un nouveau projet et reçoit par la poste un livre, One Flew over the cuckoo’s nest, envoyé par le fils de Kirk Douglas, qui se lance dans la production. Sans rien savoir de l’échange raté des années 1960, Michael a donc envoyé à Milos le livre que Kirk veut adapter depuis plus de dix ans maintenant. Quand les liens du sang croisent les services postaux…
Le malentendu entre les deux hommes est levé et Forman est enthousiaste. Pourtant, ses amis lui déconseillent de s’y attaquer, le trouvant trop américain. Forman s’emporte : « Pour vous, ce livre c’est de la littérature, mais pour moi c’est la vie ! J’ai vécu ce livre. Le Parti communiste était mon infirmière Ratched ! » Evidemment le lien avec l’oppression et l’autoritarisme communiste semble évident — et n’était pas pour déplaire aux Américains… —, mais le réalisateur tente de répondre à une interrogation plus générale : « A quel moment un individu qui met en cause l’autorité cesse-t-il d’être un héros et devient-il un fou ? Et vice versa, ou les deux à la fois ? »
Le tournage peut enfin commencer. Le film raflera cinq oscars (film, scénario, réalisateur, acteur et actrice) et vaudra à Milos Forman de recevoir un mot de Frank Capra, lui-même cinq fois oscarisé pour New York-Miami en 1935 : « Bienvenue au club ! » (1)
Au-delà du simple pamphlet contre le système psychiatrique, le propos du réalisateur est clair et la métaphore limpide : la société (l’hôpital psychiatrique) veut « normaliser » l’individu (le patient) en contrôlant, voire en supprimant ses désirs à l’aide de règles aliénantes, de tranquillisants qui mettent sous dépendance, de pratiques psychologiques en réalité coercitives, qui, non seulement portent atteinte à sa liberté, mais altèrent, à terme, gravement sa santé mentale. Bref, au-delà de l’institution psychiatrique, c’est la répression sociale des libertés individuelles qui est dénoncée. On retrouve ici le discours dissident d’un Milos Forman qui eut maille à partir avec la société marxiste de la Tchécoslovaquie et finit par quitter son pays (1). Ce qui ajoute une nouvelle signification possible au film : l’hôpital pourrait représenter la Tchécoslovaquie et les patients les citoyens privés de leurs droits élémentaires à la liberté (2).
Ce film mythique, Vol au-dessus d’un nid de coucu, est à voir. Merci à Gabriel Bender de nous l’avoir rappelé.
Refusant le diagnostic de dyscalculie, que je n’ai jamais posé si ce n’est en forme d’un trait d’humour qui paraît ne pas te convenir, je reçois en retour l’argument psychiatrique. Lorétan, « ton » notaire a-t-il déteints sur ta personne ? Je n’ose te souhaiter un tel malheur. Je vais donc conclure plus simplement à un moment non retenu de colère passagère. Je te souhaite d’en guérir rapidement.
III
PHILIPPE LORETAN
Philippe Lorétan est le notaire qui a instrumenté l’acte de vente immobilière que le président Giovanola a voulu cacher aux Sembranchards.
Philippe Lorétan a voulu utiliser l’arme de la psychiatrie.
J’invite tous les Sembranchards, et les autres, à lire ou à relire ce moment de bravoure personnel, dont l’accès est ici limité : « Paranoïa et beuzes de vaches » (2).
Pour les fatigués du clic, le texte complet figure en pied de page de cet épisode, que je vous conseille de lire avec attention, il vous permettra de bien saisir le personnage.
Lâche, serais-je ? Je laisse aux lecteurs de L’1Dex le soin de déterminer si ce qualificatif est celui qui me sied le mieux. Anonyme ? J’ai déjà répondu, je crois.
IV
ADOLPHE RIBORDY
Adolphe, mais Adolphe, ne vois-tu vraiment rien venir ?
J’essaie d’être charitable, car, tout de même, tu n’es pas rien dans le paysage politique et médiatique valaisan. On peut même dire que tu es l’un des éléphants les plus incontournables. Mais, sur ce coup (3), tu marques l’approfondissement d’une dérive bien malheureuse. Tu comprendras pourtant que je ne peux pas laisser ta saillie impunie. Mais, sache-le, je sais être clément. Je vais même tenter la bienveillance. Provisoirement, s’entend.
Le feuilleton « LE CAS SEMBRANCHER » est mien. Il n’est pas anonyme. Je le signe. Les lecteurs de Sembrancher l’ont bien compris, eux qui me félicitent pour la limpidité de mon propos. Je ne suis donc pas anonyme. Comme dirait Narcisse Praz, je signe et persiste.
Je m’inquiète un peu lorsque je lis ta première phrase : « Un article comportant six erreurs c’est comme un notaire débarque ». Je te promets, je fais un effort, mais je peine à comprendre. Je saisis peut-être simplement que, même si tu n’oses pas le dire, tu as apprécié mon article sur le débarquement à Omaha Beach. Mais, après t’être ressaisi, tu avoueras que ton introduction est un peu poussive.
Je ne crois pas non plus, sache-le, à un diagnostic de dysorthographie que pourrait faire imaginer ta prochaine phrase : « la psychiatre est une discipline médicale qui ne peut rien contre la mauvaise foi ». Je mettrai cette absence de « i » à cette science médicale sur le coup d’une simple coquille. T’es d’accord ? Cela dit, je reconnais avec toi, si tel était l’intention de ton message, que la psychiatrie ne soigne pas la perversité jointe à la mauvaise foi. En revanche, elle peut beaucoup pour autoriser les névrosés à ne pas dédaigner la mauvaise foi lorsqu’ils affrontent de vrais méchants. Je pressens que vous n’avez pas lu « La Vérité sur l’affaire Alain Cottagnoud », ni « Il est cinq heures, la justice s’éveille ». Oserais-je vous recommander ces lectures ?
v
ARIANE MANFRINO
En ouverture, Ariane disait, en clôture un mot pour elle. « Rien de lâche » chez moi ? Oh oui, il y a de la lâcheté, comme chez tous les hommes, non ? Mais il est vrai qu’à L’1Dex, j’ai tenté non pas la témérité, mais le courage dans la cité. Certains me voudraient couard, je les comprends !
Merci à toi d’avoir animé cet épisode.
Bonjour à ceux qui ont fui la lâcheté , Winston Churchill, Jacques Vergès, Julian Assange, Juan Branco, Albert Camus, Georges Bernanos, Carme Forcadell, Jean Moulin, Primo Levi, Federico Garcia Lorca, Lluis Companys, Simone Weil, Lucie Aubrac, Olympe de Gouges et les héros de la Commune de Paris.
(1) https://www.telerama.fr/television/la-folle-histoire-de-vol-au-dessus-dun-nid-de-coucou,n5604427.php
(2) Paranoïa et beuzes de vaches, L’1Dex, le 28 mai 2019
(3) Article paru à L’1Dex le 5 mars 2020 sous le titre « Dyscalculie politique et notariale »
PARANOÏA ET BEUZES DE VACHES
Philippe Lorétan, insatiable pour les raisons que connaîtra le lecteur plus tard, ne pouvait se satisfaire de respecter simplement le contrat qu’il avait signé. Pétri dans la pulsion avide de destruction du méchant objet, Filou n’avait pas craint, avec sa pratique innée de la méchanceté érigée en art de vivre de traiter son ennemi avec tous les égards nécessaires à sa cause. Il utilisa à ses fins, la folie médicale, la pression psychologique sur ses alliés, sa fine connaissance de sa propre notoriété et la semence délétère de zizanie conjugale. Un artiste.
Je vais donc lui céder la parole et remercier celle qui a fait les poubelles de l’étude du Ritz pour que je puisse apprécier à sa juste valeur la félonie qui m’entourait. Les sous-titres sont miens, les commentaires introductifs et conclusifs aussi.
I
Riand est fou et je le prouve
J’avais présenté ce rhumatologue à Filou. Passionnés de bicyclette, la blouse blanche et le costard étroit à la cravate bien serrée se rapprochèrent, en pédalant. Le moment venu, Lorétan obtint de la part de l’ani docteur, qui ne m’avait jamais eu comme patient et qui me connaissait comme partenaire de tennis bien conciliant sur mes balles de passing sur la ligne annoncées out, une confirmation de diagnostic, qu’il s’empressa de communiquer aux deux autres conjurés :
Je renonçai à saisir l’autorité médicale. Pourtant, ce n’est pas banal qu’un rhumatologue devienne pour le plaisir d’un ami de selle éminent psychiatre et expert de la psyché d’un tiers qu’il n’a jamais eu en consultation.
Ce genre de distribution de pommades entre patients a quelques effets pratiques agréables : les deux filles jumelles du médecin purent effectuer leur stage d’avocates auprès de Lorétan, le sain d’esprit.
II
Finis de rire, agissez
Pour un tout-puissant, une expulsion n’avance jamais assez vite. Alors, vite, vite, dans l’urgence, quelques courriels à ses serviles associés pour les motiver et les capter :
Braves bourgeois des Collines ou de la Rue de Lausanne, n’hésitez pas à interroger à ce sujet le mari de Marie-Christine et le conjoint de Béatrice Chabbey : ils vous expliqueront les charmes infinis des séances d’associés du lundi matin ! Mais, peut-être, l’arthériosclérose surgissant, ont-ils oublié leur bonheur à y participer !
III
Pistolero à la colombienne
Lorsque je fis état à ma fille Johanna, une pure sang de Bogota, du contenu du mail que vous lirez, elle me répondit : « mais, papa, je ne suis jamais venue à ton étude, sauf ce jour-là, et je ne sais pas qui c’est celui-là ». Sûrement, une vedette de cinéma, connue du monde entier, à l’excpetion de ma fille qui rarement Voici :
La finesse de l’argument n’aura échappé à personne : Philippe est un big boss, celui qui permet à ses vassaux de nourrir leur grande famille en achetant des lasagnes (1) ou des champignons de Paris.
IV
Et d’ailleurs son couple va mal !
Un seigneur ne se limitera pas aux attaques des enfants; il ne craindra donc pas d’entrer dans la chambre à coucher de son ennemi, d’en informer ses alliés, de s’en vanter et d’avoir l’argument massue final, comme s’il pensait que vous, lecteurs, qui vous doutez que d’autres écrits anonymes, ayant la saveur du vomi, ont été glissés dans ma boîte aux lettres, sans qu’il faille naturellement croire toujours au mal. Mais, m’enfin, moi Filou des Asturies, qui avais été remis à ma place par un seul regard le jour où je crus pouvoir changer de tête de turc féminine, je vais me venger de cet affront public et glisser une vilenie bien sentie pour convaincre mes deux compères ès illicéités du fait que leur ennemi n’avait aucun ami même chez lui :
Il faut être une artiste du verbe comme Marie-Claire Pont pour conceptualiser dans un jugement arbitral ces sculpturales beuzes de vaches. La magicienne fut formidable, une vraie actrice de théâtre. Notre Penelope Cruz, à nous. Ou presque.
Soyez patients, chers lecteurs, vous m’aiderez à collectionner avec plaisir ces immondices de la pensée perverse. Je vous sens un peu empressés et piaffant. Calmez-vous, le chef vous prépare une suite à la hauteur des mets succulents que déjà vous avez commencé à digérer.
(1) A la place de la béchamel, essayez, parole de Nando, transmis par sa fille Carole, de la mozzarella et du mascarpone. Pur délice.
APRES CE FESTIVAL CULINAIRE, SI VOUS NE PARVENEZ PAS A CONVAINCRE L’UN DE VOS AMIS A S’ABONNER, C’EST QUE VOUS ÊTES VRAIMENT DE MAUVAISE FOI SUR LA QUALITE DES REVELATIONS QUI SUIVRONT !






Quel fatras !