PHILIPPE LORETAN ET LE CAS SEMBRANCHER. LE BANNI

21 juin 2020

Une guerre légitime en faveur de la transparence, de la vérité et de la démocratie contre l’opacité, le mensonge et la manipulation peut entraîner des effets collatéraux, désirables ou non. Ainsi, ce feuilleton à travers certains de ses épisodes a pu provoquer l’ire de Dodo Ribordy; ce n’était pas un effet recherché, mais c’est devenu une conséquence désirable d’un état de fait auquel a contribué l’élu PLR sembranchard. A l’opposé, parmi les effets indésirables du même feuilleton est survenu le bannissement organisé de Eric Voutaz de la liste PDC lors des prochaines élections communales du mois d’octobre. Les effets collatéraux indésirables doivent dans la mesure du possible être combattus par ceux-là mêmes qui ont voulu ces batailles, nées de pratiques politiques, judiciaires et notariales anti-démocratiques.

L’1Dex assume aujourd’hui cette responsabilité, notamment à cause du fait que pas mal de Sembranchards croient encore que l’acte authentique litigieux révélé à tous les Valaisans lui aurait été remis par Eric Voutaz lui-même. Or, je le dis une fois encore, la dernière, que cet acte de vente immobilière instrumenté par Philippe Lorétan, de l’Etude du Ritz, dans « ses » bureaux de l’Avenue Ritz, m’a été transmis par Philippe Lorétan lui-même, qui a eu l’intelligence, que d’aucuns qualifieraient de bêtise majestueuse, de m’avoir communiqué, par la Chambre de Surveillance des Avocats, ce document, qui a sidéré tous les juristes qui ont pris la peine de le lire avec un peu d’attention. Eric Voutaz n’est donc pour rien du tout dans le fait que L’1Dex n’a pas hésité à mettre au grand jour le contenu de cet acte et les noms des participants, qui ont, pour certains, déjà été entendus par le Capitaine Julien Reynard, l’officier de police qui ne pourra pas ne pas voir ce qui a eu lieu au 33 de l’Avenue du Ritz, en face de la poste du nord, à Sion. Le coupable de ces révélations confiées à L’1Dex ne s’appelle donc pas Eric Voutaz, mais Philippe Lorétan. Et, je le concède, cela me réjouit particulièrement.

Il y a beaucoup de chrétiens à Sembrancher, qui ont appris qu’il faut tendre la joue gauche après avoir été frappé sur la joue droite. A ces catholiques impénitents, je réponds avec sérieux que la vengeance est une arme légitime pour défendre son honneur, que l’honneur préserve la dignité et que la dignité permet de vivre.

Eric Voutaz, ce dernier lundi, a été confronté, hors ordre du jour, à la volonté exprimée par le comité élargi de la section PDC de Sembrancher de partir lors des prochaines élections avec  une liste complètement nouvelle sur laquelle ne figurerait aucun des élus actuels. Exit donc Luc Marclay, partenaire politique du président Bernard Giovanola; exit aussi Eric Voutaz l’opposant principal du Chef des Oranges locales. Les supporters ordinaires du PDC considèrent qu’en agissant ainsi les intérêts du Parti sont sauvegardés, et que l’on peut ainsi partir sur une base saine renouvelée.

Cette manière d’aborder les événements de la part de l’actuelle majorité du PDC élargi de Sembrancher est guidée, les gens de là-haut le savent bien, par le président actuel, qui ne supporterait pas que son adversaire principal puisse révéler la profondeur de ses pratiques non conformes. Il espère que les prochains élus auront la délicatesse de ne pas aller fouiller dans la cave et qu’ils se contenteront d’oublier le passé pour ne songer qu’à l’avenir. Toutefois, cet argument inclut nécessairement un autre, à savoir l’absence de reconnaissance donnée à celui qui, confronté à l’inadmissible, n’a pas accepté de se taire et a saisi, seul, le Conseil d’Etat pour que les pratiques présidentielles et administratives communales ne perdurent pas et soient sanctionnées. Par conséquent, ceux-là mêmes qui rentrent dans ce jeu présidentiel visant au bannissement de Eric Voutaz deviennent à l’insu de leur plein gré les vrais complices silencieux des pratiques des précédentes législatures.

Sembrancher n’est pas une commune très peuplée. Les électeurs se connaissent tous, s’apprécient souvent, quel que soit le parti auqeul ils appartiennent et savent ce que sont en leur for intérieur leurs voisins, fussent-ils conseillers communaux. Sanctionner Eric Voutaz aujourd’hui serait une faute éthique et politique majeure du PDC. Un parti ne doit pas être seulement un clan, une protection pour les mafias locales, un terrain de jeu réservé à ceux qui veulent faire des affaires derrière le dos des citoyens. Un parti est une association devant avoir pour objectif de présenter au peuple ses représentants les plus motivés et les plus habiles dans la préservation des intérêts de la Cité.

Dans le PDC de Sembrancher, il y a des femmes et des hommes qui savent appréhender de bonne manière la justice dans la Cité. A ceux-là, j’imagine qu’appartient le juge cantonal Jérôme Emonet, qui a accédé à sa charge actuelle en faisant clairement état de son appartenance au PDC. Je n’ose penser que ce magistrat, qui aime sa commune, qui n’aura jamais à statuer sur les affaires de celle-ci, aura à coeur de s’investir pour que les siens ne commettent pas l’erreur de se débarrasser d’un homme intègre ayant le désir de pouvoir se représenter sur la liste de son parti lors des prochaines élections.

La mauvaise foi, la roublardise, la lâcheté, l’opacité et la manipulation peuvent être des armes de grande qualité dans le champ de la politique, comme nous l’a appris Machiavel. Mais il existe aussi des électeurs, me semble-t-il, qui veulent choisir pour les représenter des hommes et des femmes honnêtes, de bonne foi, francs, courageux, transparents et agissant avec sincérité.

Eric Voutaz appartient à ces gens formés par des idéaux qu’ils essaient de transmettre par leur exemple et leur vie dans la Cité. On les appelle des naïfs, disent les mauvaises langues, ou des idéalistes.

Personnellement, si j’étais électeur à Sembrancher, je revendiquerais haut et fort mon appartenance à cette naïveté politique et je voterais sans la moindre hésitation la liste PDC, dont le leader aurait démontré par ses actes qu’il mérite amplement de recevoir ma voix dans les urnes.

Bernard Giovanola, Daniel Emonet et Philippe Lorétan se disent PDC.

Eric Voutaz, lui, l’est encore.

Bonjour à tous les Sembranchards qui ont du bon sens.

 

Image :

la photographie illustrant l’article a été transmise à L’1Dex par l’un des fidèles lecteurs sembranchards du blog-média. Merci à lui. Qu’il sache que l’idée de cet article est née de la visualisation de l’image transmise.

Stéphane Riand

Licencié en sciences commerciales et industrielles, avocat, notaire, rédacteur en chef de L'1Dex (1dex.ch).

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