Etat du Valais, élection au Conseil d’Etat. Back to the future

22 février 2021

État du Valais. Jean-Pascal Fournier ou le retour du Valais en 1925

D’aucuns affirment, dans la foulée du rédacteur en chef du Nouvelliste Vincent Fragnière, que le président encore en exercice des Verts valaisans, Monsieur Jean-Pascal Fournier, l’époux de Madame Marylène Volpi Fournier, furieux doublement parce que les membres de son parti n’ont ni adoubé sa femme, ni été convaincus d’une stratégie excluant toute liste commune avec les socialistes, ne mènerait pas campagne sur les réseaux sociaux et abandonnerait le sort du Valais de demain sans même se battre.

Et si cette affirmation évidente n’était qu’un immense leurre ?

Car la vérité est peut-être à l’opposé de la constatation faite par le NF trop heureux de distinguer que les adversaires des conservateurs, ces alliés de toujours du journal créé par André Luisier, l’homme qui côtoyait sans trembler les idées les plus à droite de la société et qui faisait semblant de frémir devant le Rouge, se déchirent, les époux Volpi-Fournier en voulant même terriblement à leur conseiller national Christophe Clivaz, l’un des cofondateurs de L’1Dex, qui a soutenu la liste commune et qui a donc permis à Mathias Reynard de s’accrocher à la force irrésistible de la puissance de tous les amis de l’environnement et des dames de l’écologie.

En effet, Jean-Pascal Fournier, cet homme apparemment muet, qui est à la tête du mouvement écologique valaisan et très soucieux aussi du développement du Grand-Pont à Sion, a choisi son camp, mais il ne l’exprime que par métaphores imagées qu’il publie avec un talent remarquable de l’esquive. Non, il ne peut publiquement souhaiter du mal à Brigitte Wolf, louée par Barbara Lanthemann, la présidente du PS, sourire de la candidature sportive de Magali Di Marco, ni espérer la chute de Mathias Reynard, l’opportuniste parlementaire fédéral. Ne le pouvant pas, le stratège des Verts a choisi le mode subliminal sur les réseaux sociaux pour afficher ses espoirs.

Dans ce but, il publie par exemple cette photographie aérienne de la ville de Sion en 1925. Ceux qui ne lisent la politique de chez nous qu’avec les yeux naïfs d’un quidam ordinaire croiront peut-être que Jean-Pascal Fournier veuille montrer aux Sédunois que le développement de Sion fut anarchique et qu’il est heureux que les Verts, sous son honorable égide, veuillent mettre un frein dans le canton à cette orgie immobilière immodérée[1].

Mais tel n’est pas seulement le message subliminal transmis par Jean-Pascal Le Muet, qui vaque à des occupations plus essentielles que celles consistant, selon Stéphanie Germanier, à faire de la peau de phoque et à distribuer ainsi des voix au vilain garnement socialiste de Savièse. Jean-Pascal Fournier désire aujourd’hui autre chose : il veut un retour au gouvernement de … 1925. Pas moins !

Ne le voudrait-il pas qu’il s’impliquerait dans la bataille pouvant aboutir au 2-1-1-1. Mais il ne le veut pas. Ce qu’il espère est un 4-1 (ou 5-0) à la mode de ce qui existait en 1925, date de cette photographie aérienne de Sion.

En 1925, les PDC et les Conservateurs ne faisaient qu’un bloc qu’ils complétaient avec un radical. En 1925, ces cinq hommes étaient au pouvoir : Maurice Troillet (conservateur), Joseph de Chastonay (conservateur), Paul de Cocatrix (PDC), Oskar Walpen (PDC) et Edmond Delacoste (radical/PRD).

100 ans plus tard, nous dit Jean-Pascal, plaçons au gouvernement leurs enfants de conviction : Franz Ruppen (conservateur UDC), Serge Gaudin (conservateur), Roberto Schmidt (PDC), Christophe Darbellay (PDC) et Frédéric Favre (imaginons-le encore en apprenti radical PLR, même s’il fond, tel un amoureux transi, devant l’Orange). Que le Valais surtout ne change pas, nous propose le silencieux Fournier, qui devient donc simultanément, par la grâce d’une illustration qui ne le trahira pas, l’allié objectif de ceux qui prônent un gouvernement conservateur, PDC et Toutou compatible.

Et les Verts de l’obédience Fournier, tout autant compatibles pourront ensuite claironner à l’envi que leur développement s’est fait dans les souliers des conservateurs, ces fonctionnaires rétrogrades dont le capitaine syndical est … Marylène Volpi Fournier, présidente de la FMEP.

Et voilà l’enjeu de cette élection : le retour à 1925, souhaité par les Famille des Fournier, ou l’atterrissage au XXIème siècle avec une nouvelle constitution qui inclura en droit une proportionnelle à l’exécutif et un gouvernement en mode 2-1-1-1 lors de l’élection de 2021.

Et tout compte fait, on pourrait alors enfin imaginer une nouvelle Constitution permettant à Christophe Darbellay de succéder dans les livres d’histoire à Maurice Troillet, sans limitation inappropriée de la durée des mandats.

Bonjour donc à tous nos aînés [2].

 

Après cet exercice abouti, L’1Dex espère que de nombreux Verts s’abonneront et, peut-être, un prochain Conseiller d’Etat

 

[1] « Sion avec le bétonnage en moins » à commenté sur Facebook Raoul Mengis.

[2] Mon premier lecteur, qui ne craint rien même pas de plastiques des pylônes, émet ce commentaire en privé : « Cher Ami, serais-tu naït ou idéaliste ? … quand on mange à la crèche peu importe le regain pourvu qu’on le mange ». A cette réponse de citoyen cynique, je réponds ceci : « mais non, je ne suis qu’un bouffon riant éclairant le réel de la Cité et ouvrant des voies de réflexion à quelques-uns qui ne veulent pas être trop dupes de la vie ». Bonne journée à tous.

Nouvelliste valaisan Journal quotidien, vendredi 2 octobre 1931

Stéphane Riand

Licencié en sciences commerciales et industrielles, avocat, notaire, rédacteur en chef de L'1Dex (1dex.ch).

13 thoughts on “Etat du Valais, élection au Conseil d’Etat. Back to the future”
  1. Dans le Valais, lieu immémorial de procédés clientélistes du PDC, et où les postes de fonction publique ont fonction de monnaie d’échange, le politique est manifestement avant tout partage d’argent et de pouvoir. Comme l’a démontré un magistral article du Matin, le parti écologiste cantonal est fortement inféodé au niveau de sa tête dans ce système de clientélisme. Alors pourquoi les membres formant la tête de ce parti cantonal souhaiteraient-ils compromettre leur confortable situation dans cette inféodation ? Le fameux article du Matin a dévoilé le pot-aux-roses du clientélisme formant notre landernau cantonal. Le rédacteur de l’article devrait se voir décerner un prix pour la qualité de rédaction et la puissance du dévoilement. Certains journalistes n’ont peut-être pas totalement oublié que la fonction originelle de la presse est liée à l’éclosion de la démocratie.
    https://www.lematin.ch/story/pollution-en-valais-la-verite-a-la-forme-d-un-cube-806716146295

    1. Indignus Rustici,

      Tels sont les commentaires de qualité que recherche L’1Dex, nonobstant le fait que certains lecteurs ne partageront pas cet avis. Cela dit, ils auront de la peine à motiver leur position si l’on sait que cette pollution environnementale était connue depuis des décennies.

      1. Tout le mérite du dévoilement de la réalité est pour l’1dex et les commentaires ne sont qu’accessoires au travail de vérité que s’efforce de pratiquer l’1dex.

        Les effets cancérigènes sur la population des pollutions industrielles en Valais sont indubitablement connus depuis 20 ans par des rapports épidémiologistes ayant été tenus secrets par le service de la santé publique. Cela peut être démontré à tout organe qui rechercherait la vérité.

        Ce n’est pas seulement la PDC Marianne Maret (en tant que présidente de la Cogest) qui s’est efforcée de couvrir les pollutions. Cela date de bien avant dans l’administration du canton. Actuellement, nul ne sait si la vérité sera connue un jour dans cette affaire qui débute au 20ème siècle avec les premières centrales électriques en Valais.

        Dans tous les cas, ce n’est pas en votant pour les oligarques des partis dominants que l’on peut espérer un quelconque éclaircissement. Quant au parti écologiste cantonal…. Quel choix reste-t-il alors dans cette élection pour espérer de la transparence et un canton orienté vers un progrès ouvert qui profiterait à toute la population du canton ?

  2. A considérer les faits, la servilité complice du parti écologiste cantonal équivaut dans ce canton à celle des radicaux lors de la présente législature. Dans la terminologie contemporaine, notre canton est malheureusement sous l’emprise d’un système dit «poutinien». Dans cette circonstance, il est rassurant que quelques-uns entretiennent à haute voix l’hygiène de l’exercice de la raison

  3. Ce qu’il y a de certains est que l’1dex a atteint un sommet dans l’art du dévoilement et que cet art peut déranger certains, parce qu’il fait apparaître de façon crue la réalité nous environnant. Si en plus, des commentaires complètent le dévoilement initial, alors l’expression de la réalité peut transformer en statue de sel. Dans ce canton, des oligarques vivent aux dépens des citoyens, en se payant leur tête par arrangements préélectoraux clôturant leurs choix: que ceux-ci votent au centre, à droite, à gauche, ils votent pour le même landernau lié dans une entente sur le partage de l’argent, des avantages et du pouvoir avant élections, afin de s’assurer de continuer à disposer de leur position leur donnant autorité et leur permettant de vivre très agréablement aux dépens des citoyens sur le dos de leurs impôts. En fait, Stéphanie Germanier du Nouvelliste a raison de présenter ces politiques comme étant tous très sympathiquement d’accord, car ils le sont effectivement. Que voter face à ce dévoilement, sinon pour le candidat apparaissant le plus outsider, par rapport à l’arnaque de ce système truqué s’efforçant de capter tout vote au bénéfice des oligarques en place.

    1. Jean, tout à fait d’accord avec vous! Des oligarques politiciens se payent la tête des citoyens, depuis trop longtemps, et tout membre du CE actuel ne devrait pas être réelu… si on vivait dans un système où le citoyen était informé correctement et votait ensuite en connaissance de cause

  4. Mathias aurait apparemment fort à faire dès l’entrée en fonction, s’il parvenait à se hisser au département de la santé, car il devrait manifestement y lire un rapport démontrant que le SSP était informé des conséquences de la pollution.
    L’enjeu des élections est évident par rapport aux affaires dans cette législature (et les précédentes). Mais il est probable que nul ne sait avec certitude si le choix de la raison d’Etat serait pérennisé en cas de succès de l’un plutôt que l’autre des candidats. La question de la protection de la santé de la population dans notre canton demeurera peut-être en berne (et à Berne) dans tous les cas.

  5. Au dp. de la santé ils y avait EWK.muselée! ? ! ……Monsieur Mathias Reynard doit prendre le dp.darby il est le plus qualifier de tous les candidats.Et le darby répareras les pots et pollution,et feras en sorte que l’eau que nous BUVONS nous citoyens contribuables sois POTABLE.Et puis après tout sera-t-il réélu.Jean et Hansruedi,vous avez surement raison, pardon vous avez raison.

  6. Informations accessoires du domaine public:

    Jean-Pascal Fournier chef du parti écologiste valaisan et chef de section des affaires juridiques du service de protection des travailleurs et des relations du travail, époux de Madame Marylène Volpi Fournier, présidente de la FMEP.

    Victor Fournier, ancien bras droit de Georges Dupuis, chef de service du SSP. Il a été rayé de la loi, après sa nomination, le fait que la personne dans ce poste doit disposer d’une formation supérieure relative au domaine de la santé.

    Cédric Dessimoz, adjoint du médecin cantonal, époux de Céline Dessimoz, cheffe du groupe des Verts au Grand Conseil.

  7. S’agit-il d’une inféodation de l’administration au politique ou du politique à l’administration ?
    Sachant que la tête de l’administration relève du politique, il s’agit manifestement d’une inféodation de l’administration au politique.
    A noter que le même matériel type de matériel pourrait asseoir la même démonstration concernant les organes de justice de ce canton.

    Nos organes sont pris dans les rets d’un système «poutinien», tel que l’a relevé un précédent intervenant.
    Tout étant clôturé, aucune justice et gestion de probité de la chose publique pourra advenir aussi longtemps que la majorité absolue sera en main PDC et d’alliés inféodés.

    Tout ce qui brille n’est pas or…
    Merci à l’1dex d’avoir pratiqué le dévoilement de cette réalité.

  8. Pollutions industrielles non traitées comme il se doit, enfouissement de rapports alertant sur ces pollutions, enfouissement de rapports épidémiologiques alertant sur leur impact sur la santé, violation du droit de la construction au bénéfice d’entrepreneurs et notables locaux, détournement de fonds publics des constructions routières nationales, violation de la protection des données fédérale protégeant les citoyens, instrumentalisation de la protection de l’enfance dans des conflits de voisinage impliquant des notables locaux. Clientélisme, trafic d’avantages et népotisme clôturant les organes où adviennent ces infractions.

    Ce que révèle l’1dex, en chroniqueur des affaires de la cité, lève le voile sur une réalité qui pourrait advenir dans tout régime autoritaire corrompu. Des faits analogues adviennent dans des pays d’Amérique latine. Cette réalité advient ici chez nous en Valais, dans la Confédération helvétique.

    Si des révélations adviennent ici dans le contexte d’élections, c’est au pénal que les faits devraient être traités. La tête étant manifestement atteinte d’un mal profond, c’est FedPol et le Ministère public de la Confédération qui sont appelés au traitement d’infractions incluant clientélisme et népotisme. Clientélisme et népotisme sont un cancer minant dans leur fonctionnement les organes publics.

    1. oui vous avez raison, ce sont Fedpol et le MP de la Confédération qui doivent aujourd’hui intervenir, surtout que de plus les 135 soldats de garde dorment presque tous.

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