Etat du Valais, élections au Conseil d’Etat, 50 nuances d’incompétence. La machine à broyer (15/50)

7 février 2021

(Avec la collaboration rapprochée de Amaryllis Fox [connue de la rédaction])

 

La Machine à Broyer[1] [2],

 

Ce titre vous paraît exagérément sévère, s’agissant de l’Apprenti de Vétroz ?

Et pourtant !

Et pourtant il lui sied, littéralement, à ravir.

Les deux précédents épisodes – les autres aussi ! – à ne manquer sous aucun prétexte :

A.

https://1dex.ch/2021/02/etat-du-valais-elections-au-conseil-detat-50-nuances-dincompetence-la-strategie-du-tapis-enrobe-de-miel-elaboree-par-des-tares-13-50/#.YCAgunnjKIE

B.

Etat du Valais, élections au Conseil d’Etat, 50 nuances d’incompétence. L’Etude du Ritz fait campagne pour Frédéric Favre, mais Gabriel Luisier gagne par KO (14/50)

Dans le domaine des ressources humaines, ne dit-on pas que plus votre rang hiérarchique est élevé, plus les dérives « autorisées » sont grandes.

Petite rétrospective. Lors de son accession au pouvoir Frédéric le Réformateur « hérite » de hauts fonctionnaires qu’il n’a pas choisis. Tel est l’usage, depuis des temps immémoriaux.

Voici les principales personnes qui assistent Frédéric Favre dans le cadre de son activité de Conseiller d’État au début de son mandat :

Secrétaire général

Olivier Beney

Service juridique de la sécurité et de la justice

Sophie Huguet

Police cantonale

Christian Varone

Service de la sécurité civile et militaire

Nicolas Moren

Service de la circulation routière et de la navigation

Bruno Abgottspon

Service de l’application des peines et mesures

Georges Seewer

Service de la population et des migrations

Jacques de Lavallaz

Service des affaires intérieures et communales

Maurice Chevrier

Office cantonal du sport

Grégoire Jirillo

À l’exception de Sophie Huguet qu’il a choisie, tous les autres étaient, semble-t-il, déjà en fonction lors de l’élection de Frédéric Favre.

Que s’est-il donc passé m’en direz-vous ?

Selon une source interne à l’administration, qui a certainement pensé que la communication de la chose passerait mieux à L’1Dex que dans le NF des Oranges, l’Auguste Frédéric a réussi l’exploit, en moins de quatre ans de s’aliéner, « par sa gestion du personnel, la quasi-totalité de ses chefs de service et de ses proches collaborateurs » (nota bene de L’1Dex le terme « quasi-totalité est certainement la résultante de l’inimitié de l’informateur envers Monsieur Frédéric Favre).

Quelques exemples marquants :

  • Le responsable du controlling du Département (voici l’annonce du poste en 2017 : https://www.vslink.ch/data/documents/doclie/canton-du-valais-une-responsable-du-controlling-departemental-3546-oe.pdf et l’annonce du même poste en 2020 : https://www.vslink.ch/data/documents/doclie/canton-du-valais-une-responsable-du-controlling-departemental-6-7449-oe.pdf ) , soit le garant du bon fonctionnement a changé à réitérées reprises pendant la législature, signe indéniable du peu de considération témoigné à celle oui celui qui exerçait ces fonctions. L’une des personnes choisies a même quitté le poste pour un autre poste au sein de l’administration cantonale, notablement bien moins rémunéré. Qu’a alors fait notre héros ? Il a tenté d’imposer une version M-Budget du poste ! Habile marketing qui n’a pas convaincu ses collègues… il voulait en effet remplacer une personne au bénéficie d’un brevet fédéral par une personne avec un CFC pour faire des économies. Tout le monde a beaucoup ri et l’idée a été aussi vite enterrée qu’elle avait germé. Mais pourquoi ont-ils tous fui ce poste ? Parce qu’ils en ont eu assez vite marre de tout devoir faire pour le Chef et le sous-chef (son Secrétaire général) qui consacraient plus de temps à réduire la gouille de fendant qu’à travailler… C’est un secret de polichinelle : chez Frédo, (nota bene de L’1Dex : disent les mauvaises qui exagèrent), l’apéro c’est sacré et avec Olivier ils ont réussi à soutenir avec plus d’efficience la viticulture valaisanne que le Département tout entier de Christophe, c’est vous dire ! (nota bene de L’1Dex : le ton ironique est ici sévère pour Monsieur Darbellay, non ? »). Et question télétravail ils se débrouillent comme des chefs : un petit coup de fil depuis la pinte ou le piccolo pour dire ce qu’il faut faire et le tour est joué. Le Frédo il a même l’idée de faire un deuxième doctorat pour expliquer ses trucs et astuces. Il a déjà le titre « le principe de délégation paroxysmique ou l’art de ne rien faire et de faire croire que tu fais tout juste ». Un génie on vous dit, un génie ! (nota bene de L’1Dex : avoir réussi à faire croire à la Cité que Monsieur Frédéric Favre a quasiment initié le Conseil de la Magistrature et la refonte des APEA est un signe fort de la réalité du génie en lui ! A ce stade, nous nous interrogeons : Pascal Couchepin et Philippe Nantermod vont-ils sérieusement voter pour ce PLR ou attendent-ils le second tour pour faire cesser la plaisanterie ?).

  • Le cas du Secrétaire général adjoint est tout aussi éclairant. Le gars bon type qui a un peu la bougeotte se retrouve à un poste de direction. Il fait de son mieux. Comme à la police. Les gens l’aiment bien, il est sympa, à l’écoute. Les gens l’aiment trop en fait. Et là le Chef se fâche et lui dit : Monsieur Moulin vous ne ferez jamais un bon secrétaire général… Après cette vilaine déculottée habilement communiquée à toute la République, on ne s’étonnera pas de son départ… à la Commune de Bagnes pour laquelle sa tâche de Secrétaire général lui est apparue moins dangereuse (nota bene de L’1Dex : Gabriel Luisier aimerait le rencontrer assez vite !). C’est vous dire. Et que fait notre Frédo ? Il attend le vote du 7 mars pour mettre le poste au concours ? Que nenni il cherche ardemment un ou une bonne PLR bien obéissant(e) pour faire le job à sa place. En fait il devrait publier cette annonce (nota bene de L’1Dex : Amaryllis Fox s’est engagée à financer la parution de la chose dans L’1Dex et dans le NF, en plus du BO) :

« Couple composé d’un conseiller d’État et d’un secrétaire général cherche larbin multitâche, résistant au stress, toujours connecté, bien sous tous rapports, pour les remplacer au pied levé c’est-à-dire 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. En attente de considération, s’abstenir. »

  • Et à la police me direz-vous ? Ils en ont tellement assez de notre Frédo qu’ils ont même été consulter son Migros-Data. Rien d’apparent évidemment, le commandant est trop filou pour cela. Tout dans la nuance : un caillou dans la chaussure du Frédo. Et ça question caillou le commandant il maîtrise. Dire ici et là à quel point il est casse-pied le Frédo, rappeler qu’il travaille peu, qu’il adore présenter son nouveau look aux dames et se faire flatter, qu’il picole, etc. En bref, lui savonner la planche. Et faire passer le mot aux libéraux historiques… […]Mais bon c’est la méthode Frédo : Moi je sais, moi je fais (ou je fais faire) et moi je commande (surtout du champagne) …

On pourrait continuer, longtemps.

Avant de lire la conclusion, pensez, librement, à vous abonner à L’1Dex.

Le mot de la fin : si Frédo est élu il sera président du gouvernement ! Ce dont il est vraisemblablement le seul à se réjouir. Ses collaborateurs, maints d’entre eux à tout le moins, s’activent en secret pour éviter ce scénario catastrophe, car ils savent que dans cette malheureuse hypothèse, ils se taperont tout le boulot pendant que le Chef s’attribuera tous les mérites, comme avec la réforme des APEA… Et ils n’échapperont plus à la photo à la fin du powerpoint choisie par Frédo comme l’année passée avec la photo de Frédo et du lapin de Pâques de Chez Zen… il avait fallu une décision du collège pour mettre un terme à la pratique. On vous le disait le Frédo il faut le renvoyer à Vétroz, le plus vite possible… Vous sauverez de pauvres hères soumis à ses diktats.

[1] DRH, La machine à broyer, Didier Bille, Cherche Midi

Harceler et licencier en toute impunité. » L’entreprise a décidé de mettre un terme à votre contrat.  » J’annonce à Marie-Antoinette que ses trente années de service prennent fin. Option 1 : un licenciement dont le motif, infamant, reste à inventer ; option 2 : en échange d’une somme d’argent, la victime renonce à nous poursuivre. Surtout, éviter le blocage ; laisser croire au futur chômeur qu’il a une marge de manoeuvre… Même si celle-ci revient à choisir entre la peste et le choléra. Objectifs inaccessbibles, injonctions paradoxales, harcèlement moral, évaluations truquées, propagande corporate… Pour la première fois, un DRH dénonce la collusion entre les ressources humaines et les directions d’entreprise visant à dissoudre le lien social, et à instaurer une culture de la peur. L’auteur révèle ici les techniques froides et cyniques de licenciement abusif, les pratiques scandaleuses et hypocrites de sa fonction qui n’a d’humain que l’adjectif. Les ressources humaines ne sont en réalité que des marionnettes dont les fils sont tirés par le pouvoir en place. Quant à l’individu, il est réduit à un coût que l’entreprise tolère et exploite en attendant de pouvoir s’en passer. Un récit glaçant et décapant sur l’enfer des RH, où tous les coups bas sont permis.

[2] J’aurais préféré Baudelaire heureux, Béatrice Riand, 2018, Editions Baudelaire (pour commander, cliquer ici). Ce livre est ici évoqué parce qu’un ancien conseiller d’Etat radical, le dénommé Claude Roch, eût pu éviter ce qui advint. A l’évidence, être radical, PLR ou issu d’un « gros  » groupe, ne permet pas de conclure à la qualité de gouvernant !

Babelio:

Le harcèlement sexuel détruit, le harcèlement moral explose, mais sur les ruines poussent toujours quelques herbes folles. Une femme refuse la soumission servile et l’autoritarisme abusif, refuse la proximité physique imposée et les pressions en tous genres, d’abord seule, puis soutenue par ses collègues, professeurs. Et c’est alors toute une école qui prend les armes …
« Elle ignore désormais cette main qu’invariablement le borné lui présente. Malgré les humiliations constantes, les menaces réitérées, les affronts répétés, chaque matin, pendant des années, elle lui donne sa main, qu’il s’emploie consciencieusement à broyer. Il serre la main, il serre vraiment la main, emprisonne les doigts, meurtrit la chair, et il prend le temps, il prend son temps. Avec un sourire, dans un coup sec, il la projette ensuite contre lui, et la déséquilibre. Chaque matin, sans jamais en oublier un seul, mois après mois, il la brise d’un geste. C’est un salut martial, et dans ses oreilles à elle résonne un sinistre claquement de bottes dans le tumulte affolé d’un quai de gare. Elle refuse maintenant ce trouble rituel de soumission, mais tous les jours devra le lui signifier. Parce que chaque matin, invariablement, il lui tend brutalement la main, bonjour, Madame. »

 

Stéphane Riand

Licencié en sciences commerciales et industrielles, avocat, notaire, rédacteur en chef de L'1Dex (1dex.ch).

7 thoughts on “Etat du Valais, élections au Conseil d’Etat, 50 nuances d’incompétence. La machine à broyer (15/50)”
  1. Le calibrage financier de Frédo par sa force dictatoriale invisible serait, non, sera au final son véritable point faible.

    Puis on retiendra qu’l avait le pouvoir sans le savoir.

  2. Ce type est une erreur de casting, il n’a pas sa place au CE.
    C’est une véritable déroute pour le PLR que de vouloir le maintenir, un choix à l’envers du bon sens.

  3. Ode à notre illustre conseil d’Etat, à chanter sur un air de Carnaval:
    Frederic Favre nous prend pour des cons lalalilalère
    Dard-Darbellay nous prend pour des pions lalalilalère
    Roberto Schmidt c’est du pareil au même lalalilalère
    Quant à Esther, y a plus rien à faire lalalilalère
    Et Melly-mélo, pour lui faut pas s’en faire lalalilalère
    Quel rodéo, c’conseil d’état d’misère lalalilalère
    Et dire qu’la plupart voudraient r’mettre le couvert, lalalilalère
    Ah non, non non non, on veut plus d’cette galère
    Y faut qu’Reynard l’renard les fasse tous taire!
    Lalalilalère

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