PATATRAS. « Moi, papa, j’ai des droits, toi, mon fils, aussi » (203)

11 février 2021

« Madame la Présidente,

Comme le sait le Tribunal, le dossier de l’affaire mentionnée sous rubrique, date, la mère faisant, sous tous les modes, opposition à toute implication du père, sans que les intervenants, sociaux, judiciaires et médicaux, n’interviennent.

Dans le cadre de la défense des droits du père, que la mère veut ignorer depuis longtemps, je tiens à vous informer que mon mandant a répondu aux sollicitations de l’expert qui a été désigné, le Dr K. Le 8 janvier 2021 correspond à la dernière entrevue entre le père et le Dr K. A cette occasion, M. M. a interrogé l’expert pour savoir si celui-ci avait vu son fils hors la présence de la mère. Aucune réponse ne fut donnée, l’expert judiciaire se contentant de dire qu’il avait de la peine à entrer en relation avec l’enfant, celui-ci regardant toujours le sol.

En date du 22 janvier 2021, Monsieur M. a appelé l’expert. Un répondeur l’a invité à laisser un message téléphonique, ce qui fut fait. Personne n’a cherché à entrer en contact avec le père.

Le 29 janvier 2021, Monsieur M. a appelé une nouvelle fois l’expert. Un répondeur l’a invité à laisser un message téléphonique, ce qui fut fait. Personne n’a cherché à entrer en contact avec le père.

La mère a utilisé des méthodes procédurales incluant une procédure pénale pour écarter le père de son fils. Aujourd’hui, tout un chacun sait que Monsieur M., dans son rôle de co-parent, n’a absolument rien à se reprocher.

Il apparaît qu’en l’absence prolongée du père pour des raisons judiciaires et procédurales honteuses, l’état de l’enfant, selon toute apparence, ne s’est pas amélioré, ce qui laisse penser à l’existence d’un traumatisme important. Le père a été empêché, durant toute cette période, de contribuer au bien-être de son fils. Aujourd’hui, tout un chacun doit s’interroger : n’y a-t-il pas lieu, dans l’urgence, compte tenu de l’âge de l’enfant, d’offrir sans restriction ce droit au père de prendre soin de son enfant dans une mesure à examiner.

Eu égard à l’absence de tout développement de l’expertise, il sied que l’autorité judiciaire admette la possibilité pour le père de prendre soin de son enfant durant un plein week-end, du vendredi soir à 18 heures au dimanche soir à 18 heures. Par la suite, la question de l’opportunité d’un exercice ample du droit de visite, même d’une garde alternée ou d’une garde complète, devra être opérée.

Il sied de dire, ce que l’autorité judiciaire sait déjà, que le principe de la garde alternée est recommandé pour le développement de l’enfant par la grande majorité des experts internationaux, par le Tribunal fédéral et par la Cour Européenne des Droits de l’Homme. Cette documentation est connue des tribunaux. Si tel n’était pas le cas, le soussigné est en mesure d’adresser sans délai à l’autorité judiciaire ladite documentation.

Par conséquent, eu égard à l’absence totale de dépôt d’un rapport d’expertise, même d’un rapport succinct provisoire, eu égard à la certitude que le père est tout à fait en mesure d’accueillir son enfant, eu égard également au fait que toutes les accusations contre le père ont été abandonnées du fait de la parfaite et complète innocence de celui-ci, il est requis, dans un cadre de mesures super provisionnelles que l’exercice du droit de visite du père puisse s’opérer du vendredi 26 février 2021 à 18 heures au dimanche 28 février 2021 à 18 heures. Le père s’engage à venir chercher son enfant et à le rapporter à son domicile, même sous n’importe quel type de « contrôle ».

En tout état de cause, le père tient à dire à l’autorité qu’il n’entendra jamais renoncer à ses droits qui sont en parfaite conformité avec l’intérêt et le bien-être de l’enfant.

Le soussigné, disposant d’une certaine expérience dans ce champ juridique qu’est la protection des enfants, sait que certains experts sont en très grande difficulté à la fin de la période décente d’examen pour déposer leurs conclusions écrites. Il arrive avec une fréquence de plus en plus significative que les rapports ne soient plus même déposés, les intervenants paraissant miser sur la disparition des droits du père. Monsieur M. s’exclut de cette hypothèse et entend que le Tribunal saisi ne laisse pas l’affaire en l’état et prenne ses vraies responsabilités, nonobstant une fois encore le travail assidu de la mère, qui tend depuis le début de la séparation d’exclure le père de toute coparentalité et de toute relation avec son fils.

La situation inimaginable qui est celle du dossier a sa source exclusive dans l’instrumentalisation outrancière par la mère de la justice et de l’administration. Se pose même très fortement la question de l’existence d’un syndrome sévère d’aliénation parentale, qui ne peut être combattu, en l’espèce, par la disparition des droits du père.

Monsieur M. a le souci véritable de ne pas brusquer les intervenants, mais, dans le même temps, il veut exprimer à ceux-ci tous ses droits, les droits de son enfant, toutes ses obligations, sans renoncer à cette simple exigence que l’institution doit donner avec vigueur à la mère : remettre l’enfant au père pour qu’une relation nouvelle et construite puisse être rapidement, sans délai et dans l’urgence effectuée.

L’institution ne devra pas oublier que le fils a des droits, dont le principal aujourd’hui est de pouvoir rencontrer son père, un père aimant et bienveillant, qui saura accueillir son enfant, âgé de douze ans, avec amour, gentillesse et délicatesse.

Je vous laisse le soin d’adresser cette lettre au Dr K., qui saura, peut-être, ne pas oublier les besoins convergents du père et du fils.

Convaincu de votre souci de prendre en compte la parole du père, avec effet immédiat, et dans l’attente de vos nouvelles, je vous prie d’agréer, Madame la Présidente, l’expression de mes salutations distinguées. »

Stéphane Riand

Licencié en sciences commerciales et industrielles, avocat, notaire, rédacteur en chef de L'1Dex (1dex.ch).

9 thoughts on “PATATRAS. « Moi, papa, j’ai des droits, toi, mon fils, aussi » (203)”
  1. Aucun enfant ne devrait être utilisé comme une arme. Les séquelles en sont trop lourdes pour lui. A mes yeux, toutes les personnes qui voient la manipulation et qui la constate en se taisant sont aussi responsables des conséquences que celles qui y participent activement.
    La mauvaise foi ment comme elle respire.

    1. QUe dites vous de ce simple constat Me RIAND ..? ces personnes ( magistats et personnes du service de protection de l’enfance) ont eu connaissance de l’enfant qui est soumis aux directives d’un parent, allant jusque’ la manipulation et le conditionnement , étant une forme grave de maltraitante psychologique et physique vu les conséquences délétères et les traumatismes que connaissent bien les véritables spécialistes du corps médical expérimentés indépendant ..
      Ces magistrats et personnes de l’autorité de protection de l’enfance se rendent donc co-responsables d’actes de maltraitance sur l’enfant en laissant faire cela…..

      1. Bld,

        Qu’en pensent les autres parents lésés ?
        Ont-ils formé dans le réel des dénonciations pénales contre les intervenants ?
        Des avocats, même bien rémunérés, ont-ils – dans le réel – déposé de telles dénonciations pénales ?

        Et si l’un ou l’autre répondaient affirmativement, qu’est-il advenu de ces plaintes ?

        Prochainement, je parlerai du cas de Me Danielle Pretti, avocate mais également présidente de l’APEA d’Hérens, placée (comme femme ?) à la tête de cette APEA par le Déaprtement des Institutions et vous verrez la considération magnifique qu’adopte cette « double casquette » pour ses confrères qui ne partagent pas le même avis qu’elle.

        Donc, Cher Bld, la question qui, légitimement, vous agite, celle de la responsabilité pénale des magistrats, est certes très intéresante; mais, je vous rappelle que, récemment, en Valais, un procureur général, ayant commis tous les actes constitutifs objectifs d’une infraction, a été reconnu, sans procès, innocent, du fait d’une irresponsabilité pénale passagère. Le même magistrat, que j’avais personnellement dénoncé, a été déclaré innocent, toujours sans procès, après avoir commis tous les actes constitutifs objectifs des infractions d’abus d’autorité et de gestion déloyale des intérêts publics, parce que ces délits – prétendument – avaient été commis par négligence et non intentionnellement, soit par manque d’empressement, soit par excès de précipitation. Alors, voyez-vous, Cher Bld, j’ai fait plus que ma part à la défense de la loi et de la justice contre des magistrats « lunaires ».

        Je suis certain que vous dénicherez l’oiseau rare, cet avocat, bien rémunéré ou non rémunéré importe peu, qui rédigera une extraordinaire plainte et dénonciation pénale contre un ou une juge de paix commettant dans certain(s) dossier(s) des abus caractérisés constitutifs de maltraitance envers un(des) enfant(s).

        La responsabilité des magistrats est, avec une constance qui force le respect, niée, ceux poussant parfois leur arbitraire jusqu’à vouloir empêcher des avocats de travailler (probablement que leur conscience est ici mise à mal par certains propos qu’ils préfèrent ne pas écouter, ni entendre).

        Bon wee-end.

  2. En espérant, que cette Madame la Présidente, soit une femme prête à voir les intérêts de l’enfant en priorité et non à défendre, par l’ignorance comme le Dr. K., la rigidité écoeurante de la mère.

    Que le père garde son sang froid, la mère est fautive, mais le système judiciaire et de protection est trop souvent temporellement vampiresque,…

  3. Toute personne qui ne prend pas au sérieux la vérité dans les petites choses, ne peut pas être digne de confiance pour les grandes choses.
    Les APEA et L’OPE font partie de problème et pas de la solution.
    Une évidence pas assez prise en compte malheureusement.

    1. L’incompétence crasse et les égos surdimensionnés de certains acteurs de nos Autorités de Protection ne devraient pas faire partie d’un système de Justice aussi important que l’équilibre et la vie de nos enfants!! Le combat sera long, mais au final la Vérité sortira gagnante!

  4. Sorry , apea et ope en minuscule .ces services ou autorités sont dotés d’une idéologie qui ne sert qu’à construire et alimenter un parent au dépend d’un autre ,

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.