État du Valais, élection au Conseil d’État. 50 nuances d’incompétence. Etre lâché n’est pas être attaqué (38/50)

17 mars 2021

Frédéric Favre ne comprend pas : « Je suis surpris de l’intensité avec laquelle on m’attaque aujourd’hui ».

Le Chef des Institutions, si l’on fait abstraction de L’1Dex et de Gabriel Luisier, n’est nullement attaqué par quiconque, il est simplement lâché par beaucoup. La nuance est de taille. Frédéric Favre veut apparaître en petit Calimero et s’étonne des attaques intenses dont il serait la cible. Je le répète : Frédéric Favre n’est pas attaqué, il est, nous l’espérons, intensément lâché.

Etonné de l’étonnement de celui que Recrosio désigne dans sa Revue sous le syntagme de Fred Boulette ou de Fredo Migros, L’1Dex est allé enquêter. Chanceux, le rédacteur en chef a pu poser cette question à l’Ours du Châble : « quelle est votre réaction au fait que Frédéric Favre s’est déclaré surpris de l’intensité avec laquelle on l’attaque aujourd’hui ? ». La réponse de Gabriel Luisier fusa : « Après quatre ans, il apprend ce qu’est la politique ! ». Obtenant par le Bagnard les coordonnées téléphoniques de son avocat, L’1Dex a poursuivi son travail d’investigation : « Maître, quelle est votre opinion au sujet de la réaction du Chef des Institutions ? » L’avocat répondit : « La cible de l’intensité de l’attaque à laquelle songe peut-être Monsieur Favre n’est pas lui-même, mais mon client qui a dû supporter pendant cinq ans les actes illicites commis à son encontre par les organes de la Commune de Bagnes et par les omissions proprement incroyables nées des manquements inqualifiables du Chef du Service des Affaires Intérieurs de l’Etat du Valais qu’a voulu cacher aux citoyens le Chef des Institutions. Pour moi, c’est proprement hallucinant que Monsieur Favre puisse ne pas comprendre l’origine des attaques de ceux qui connaissent réellement l’Affaire des constructions illicites à Bagnes ».

Dans l’interview accordée au NF, l’élégant Vétrozain, interrogé sur les conflits d’intérêts de certains élus n’a peur de rien : « Ceux qui disent que l’on doit être beaucoup plus dur doivent savoir qu’il y a des bases légales à respecter avec des droits clairs pour les communes ». Gabriel Luisier réagit ainsi : « Foutaises, balivernes. Il vient de refuser de modifier la loi sur les communes en refusant de destituer les élus communaux ». Et, Monsieur Favre oublie de dire qu’il existe des normes étatiques pour résilier les rapports de travail de fonctionnaires ayant commis des actes illicites aussi graves que ceux commis par l’un de ses chefs de service.

Le Nouvelliste a oublié d’interroger Frédéric Favre sur la démission récente de Yvan Coquoz qui quitte le service dirigé par Maurice Chevrier pour rejoindre celui dirigé par Sophie Huguet. La question à poser à un ancien chef des ressources humaines eût pu être la suivante : « Le départ de Monsieur Coquoz est-il lié à la qualité de ses relations avec son ancien chef du SAIC ? ».

Après avoir attaqué, seuls, le Chef des Institutions, l’Ours de Bagnes et son avocat espèrent pouvoir lâcher le sujet de Vétroz et se concentrer sur les affaires réellement importantes de la Cité. L’1Dex, dans l’hypothèse d’une non-élection du Vétrozain, n’aura plus lui de commentaire à faire parce que le travail aura effectivement été effectué en amont.

Une adolescente a voté librement PS et PDC Romand pour la première fois. Elle m’a remis son vote. J’ai interrogé Mathias Reynard : « que dois-je faire avec l’enveloppe ? ». Il m’a répondu : « Respecter sa volonté et la mettre sous pli ». Serge Gaudin répondit : « Lui dire merci … ».

Voter pour un homme qui veut respecter la volonté des autres et pour un autre qui remercie une jeune collégienne de l’avoir choisi est un acte citoyen intelligent que L’1Dex n’entend pas combattre, imaginant déjà la prochaine douceur rédactionnelle qui sera la sienne lorsque La Planta sera occupée par les plus compétents : Frédéric Favre ne sera en effet plus un homme public et il devra bénéficier d’un repos mérité après quatre ans de dur labeur.

Bonjour à toutes celles et à tous ceux qui ne manqueront de voter.

DE VOTER MATHIAS REYNARD, OF COURSE !

Stéphane Riand

Licencié en sciences commerciales et industrielles, avocat, notaire, rédacteur en chef de L'1Dex (1dex.ch).

2 thoughts on “État du Valais, élection au Conseil d’État. 50 nuances d’incompétence. Etre lâché n’est pas être attaqué (38/50)”
  1. Et ces parents attaqués par ses institutions qu’ils protègent à coups d’article de confidentialité ?

    C’est intéressant que pleins de Frédéric jouent avec Frédo Chocolatchô,…

    1. Entre temps le travail de remaniement des Apea semble en route, il y a eu remaniement à Martigny, à Fully Saxon Riddes, à l’Apea des Côteaux du Soleil ou le changement est en cours par l’engagement de nouvelles personnes, à Sion aussi si je ne m’abuse, donc oui on peut critiquer certains faits graves voir très graves qui ont eu lieu par le biais de ces autorités auparavant parfois totalement incompétences, mais gardons confiance que les nouvelles personnes qui seront mises en place sauront, elles, à l’avenir fournir un travail de qualité fait de discernement éclairé et de justesse de jugement.

      Et l’on peut je pense remercier toutes les personnes qui se sont mobilisées afin que ce changement se produise, députés, et autres personnes en charge de ce remaniement, qui savent et connaissent très bien quels sont les dysfonctionnements qui ont eu lieu et cherchent à y remédier.

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