Etat du Valais, le Palais des Cloîtrés. Des avocats des éclopés au procureur aliéné
13 mars 2021
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Dans le monde de la justice de chez nous, il y a un palais de justice des confinés, des magistrats cloîtrés, des avocats singuliers, des justiciables éclopés et un procureur en état d’irresponsabilité.
Les juges n’ont pas de contacts avec leurs clients, les justiciables. Les juges limitent autant que faire se peut toutes leurs relations avec ceux qu’ils sont censés servir. Les juges se cloîtrent dans leur tour d’ivoire pour ne pas avoir à constater trop souvent que leurs administrés sont des sinistrés, des éclopés ou de simples aliénés. Les juges préfèrent les papiers, les scellés et les imprimés.
Pour pouvoir éviter de connaître ces hommes et ces femmes qui les font parfois un peu travailler, ces juges utilisent des punching balls, des secrétaires, des greffiers et surtout des avocats.
N’ayant jamais accès à leurs magistrats, pourtant financés par leurs impôts, les plus maltraités des jugés, des lésés, des aliénés, des accusés et même des acquittés, s’en prennent avec une régularité à leurs avocats.
Que font ceux-ci ?
Les stratégies d’évitement, destinées à préserver leur temps libre, leur argent, leur psyché ou leur santé mentale, sont légion.
Résumons.
1) les plus pervers ne font rien du tout et encaissent, faisant croire à leurs clients qu’ils œuvrent pour eux, alors qu’eux-mêmes les utilisent comme gourdins pour soigner leur propre mal-être insondable;
2) les plus toxiques, sachant que leurs riches mandants sont des butins, font durer les procédures pour ne pas perdre une miette de leurs trésors humains;
3) les plus malheureux s’immolent dans les rencontres sans écoute, voulant éviter toute empathie qui les détruirait encore plus;
4) les plus acharnés multiplient les recours dans l’espoir désespéré que les affligés s’aperçoivent qu’il n’y a pas de justice, car plus personne ne lit les missives voulant démontrer leur vérité;
5) les plus cupides exigent une déclaration fiscale et dépouillent dans la joie ces brebis égarées dans une piscine procédurale toxique;
6) les plus généreux choisissent avec soin des cas pro bono et découpent en morceaux les magistrats les plus idiots;
7) les plus bêtes s’imaginent en costume de Zorro, avec leur Bernardo chevauchant les allées des tribunaux pour leur rapporter les meilleurs des Tornados croupissant dans les geôles où les hôpitaux;
8) les plus valeureux jouent de leur téléphone pour expliquer derrière les rideaux à leurs potes des salles d’audience pourquoi leurs cas sont si spéciaux, sachant pourtant que rien n’y fera, car les autres n’en font qu’à leur tête, comme les croupiers dans les casinos;
9) les plus cabossés, dépassés par leur vocation, se retrouvent dans les boxes des accusés, leurs méchants clients, devenus ainsi par la faute de juges scélérats, de redoutables procureurs inventant des faits imaginés pour se venger d’une justice qui les a tant humiliés;
10) les plus dépouillés sourient à leur destin de saints et s’en vont au loin chantant les affres de ceux qu’ils ont un instant côtoyés dans leur malheur si singulier.
Ma conclusion, aux députés simplement énoncée, est un cri de la vérité interrogée : pensez-vous une seule seconde que le premier des magistrats, le plus important, celui au pouvoir le plus absolu, le procureur général du canton du Valais, dans son état d’irresponsabilité ponctuelle avérée, soit lui-même en mesure d’apprécier ces choses-là avec bon sens, raison et clairvoyance ?
La réponse est simple, elle est NON.
Peut-il être dès lors procureur général ? NON.
Peut-il être peut-être juge cantonal ? NON.
Bonjour aux membres du Conseil de la Magistrature.
magnifique…. bravo Stéphane !!
J en suis extralucide !!! Maboul …