Etat du Valais. Frédéric Favre est-il un menteur, un censeur, un bobet ou un extraterrestre ?
18 juillet 2021
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Frédéric Favre est-il un menteur, un censeur ou un bobet ?
Frédéric Favre a fait établir une circulaire fixant les relations entre son département et la presse. L’intention avérée du président du gouvernement valaisan était d’établir un protocole de censure préalable des médias. Pas moins.
Joël Rossier, ancien chef du service de l’environnement de l’État du Valais, réagit ainsi sur Facebook :
« Comme chef de Service j’avais demandé les questions par écrit avec pour engagement de répondre en 24 h puis sur les faits de donner des interviews; c’était efficace pour les journalistes et les collaborateurs et l’information était objective.
Relecture des citations et c‘est tout, le reste est la liberté de la presse et l’indépendance rédactionnelle.
De là à demander de relire tout l’article montre une certaine insécurité du pouvoir par rapport à la diversité des canaux de communication dont certains ne sont plus [1] [que] de simples portes parole. »
Romain Carrupt, ancien journaliste du NF, diffuse sur les réseaux sociaux ceci :
« Frédéric Favre sur sa directive qui fait polémique: « J’ai mal contrôlé au moment où j’ai signé; elle va bien au-delà de ma volonté ». Les journalistes ne devront pas envoyer leur article avant publication, pour validation étatique ».
Frédéric Favre prend le citoyen pour un bobet. Personne de sérieux ne peut penser que sur un sujet aussi sensible, la volonté initiale de ce gouvernant ayant une nouvelle fois mis son tablier d’apprenti n’était pas réellement de contrôler et de censurer les médias. La position rectificative qu’il a exprimée est liée à la réaction en chaîne qui a suivi son acte.
À supposer qu’il ne mente pas, ce dont je doute fortement [2], cela signifierait qu’il n’a pas lu le texte qui lui a été présenté en français avant publication et traduction en allemand [3].
Frédéric Favre a en fait imité la position de ses deux chefs de service principaux, Maurice Chevrier, chef du Service des Affaires Intérieures et Communales (SAIC), et Sergio Biondo, chef du Service du Registre foncier, et de l’un des fonctionnaires de son département, Yvan Coquoz. Le premier et le troisième adressent dans le Verbiergate des projets de décisions au Conseil d’Etat sans lire les recours rédigés par les avocats de l’Ours du Châble; le deuxième se complait à ne pas savoir lire les plans mis à sa disposition dans le champ des procédures liées à l’acquisition de biens immobiliers par des personnes domiciliées à l’étranger.
La question finale à poser au président du gouvernement et au chef des institutions est très simple : a-t-il lu l’article 2 alinéa 2 RAIE ? S’il ne connaît pas cette disposition, je lui suggère de l’apprendre par coeur avant qu’une dénonciation pénale le réveille.
L’Ours du Châble, atteint par L’1Dex, a eu une double réaction : a) « Alors, il n’a pas fini de présenter des excuses … »; b) « On a affaire à un vrai Prix Nobel ».
L’apprenti de Vétroz a obtenu son diplôme par la grâce populaire, mais il ne possède pas encore les rudiments de l’emploi de la truelle.
Fredo, tu ne fais plus rire personne [4] [5].
Bonjour à Sophie et à ses indéfectibles soutiens.
[1] Le lapsus commis par un ancien chef de service n’est-il pas le révélateur du fait que les médias cantonaux principaux ne sont aux yeux du pouvoir que des agents de communication ?
[2] Qui pourrait penser que sur un sujet aussi délicat le président du gouvernement, qui est aussi responsable de la chancellerie et du service de communication, puisse ne pas avoir été l’initiateur en chef de cette stratégie qui a fait long feu ?
[3] Selon des membres du PLR, Frédéric Favre aurait personnellement relu, et plutôt deux fois qu’une, le texte qui lui a été présenté par ses services.
[4] Si Serge Gaudin avait commis la même « erreur », un tollé général s’en serait suivi.
[5] Il y a dix jours dans Le Nouvelliste, Fredo prônait la transparence (cliquer ici).
7 thoughts on “Etat du Valais. Frédéric Favre est-il un menteur, un censeur, un bobet ou un extraterrestre ?”
Tout ça n’est pas du tout sérieux.
Que Frédéric Favre, prenne conscience de la responsabilité qu’il a désiré endosser en se présentant en politique. Son manquement dans le Verbiergate est déjà très grave.
Frédéric Favre est-il un menteur, un censeur, un bobet ou un extraterrestre, se demande Stéphane Riand ? Pour ma part, je suis d’avis que tous ces termes lui vont fort bien. L’1dex.ch le démontre depuis des années au travers d’innombrables chapitres, les plus invraisemblables les uns que les autres.
De surcroit, je ne peux m’empêcher de dire ici qu’en matière de communication gouvernementale avec les gens qui l’ont élu— et non seulement avec les journalistes et blogueurs qu’il veut maintenant museler avec ses directives — il fait preuve d’une totale inconscience, doublée d’un sérieux manque de sens des responsabilités !
Vous nous faites tout simplement honte, Monsieur le chef du département et président du Conseil d’État du canton du Valais.
Comment avez-vous donc pu signer (ou même l’imaginer un instant), en allemand ou/et en français, un tel pamphlet à l’adresse des Valaisannes et Valaisans en voulant tenter d’empêcher les professionnels des médias de faire leur travail en rendant compte que ce que votre département et vous-même faites ou ne faites pas ? Mais, soyez-en persuadé, vous n’y parviendrez pas.
Et ce qui m’interroge aussi grandement : cette directive départementale a-t-elle été soumise auparavant à l’ensemble du Conseil d’État ? Qu’en pensent les collègues ? Cela va-t-il devenir la doxa gouvernementale valaisanne en matière d’information du public et des médias ?
Que font donc le chancelier Philipp Spörri, en charge de l’information pour le Conseil d’État, et le chef de l’information de l’État du Valais, André Mudry, pour empêcher un tel dérapage ?
Monsieur le chef du DSIS et chef du gouvernement, nous ne vivons franchement plus à l’époque de l’obscurantisme. Vous devriez assurément relire « DE L’ESPRIT DES LOIX , imprimé à Genève, en 1748 ou, plus actuel, lire attentivement, sur l’entête de L’1Dex, cette remarquable citation de Jacques Prévert : Quand la vérité n’est pas libre, la liberté n’est pas vraie.
Michel Clavien, ancien chef de l’information de deux gouvernements cantonaux, Sierre.
Si cela devait devenir la doxa gouvernementale elle est de l’ordre de l’abus de pouvoir absolu en démocratie et en regard des droits fondamentaux garantis par le cadre de la loi,de la Constitution ou de la liberté de la presse.
L’abus de pouvoir est devenu un forme de normalité, toléré voir même encouragé, par le fait qu’aucune autorité ne le sanctionnera ou n’aura la liberté de le faire.
Tout ça n’est pas du tout sérieux.
Que Frédéric Favre, prenne conscience de la responsabilité qu’il a désiré endosser en se présentant en politique. Son manquement dans le Verbiergate est déjà très grave.
Frédéric Favre est-il un menteur, un censeur, un bobet ou un extraterrestre, se demande Stéphane Riand ? Pour ma part, je suis d’avis que tous ces termes lui vont fort bien. L’1dex.ch le démontre depuis des années au travers d’innombrables chapitres, les plus invraisemblables les uns que les autres.
De surcroit, je ne peux m’empêcher de dire ici qu’en matière de communication gouvernementale avec les gens qui l’ont élu— et non seulement avec les journalistes et blogueurs qu’il veut maintenant museler avec ses directives — il fait preuve d’une totale inconscience, doublée d’un sérieux manque de sens des responsabilités !
Vous nous faites tout simplement honte, Monsieur le chef du département et président du Conseil d’État du canton du Valais.
Comment avez-vous donc pu signer (ou même l’imaginer un instant), en allemand ou/et en français, un tel pamphlet à l’adresse des Valaisannes et Valaisans en voulant tenter d’empêcher les professionnels des médias de faire leur travail en rendant compte que ce que votre département et vous-même faites ou ne faites pas ? Mais, soyez-en persuadé, vous n’y parviendrez pas.
Et ce qui m’interroge aussi grandement : cette directive départementale a-t-elle été soumise auparavant à l’ensemble du Conseil d’État ? Qu’en pensent les collègues ? Cela va-t-il devenir la doxa gouvernementale valaisanne en matière d’information du public et des médias ?
Que font donc le chancelier Philipp Spörri, en charge de l’information pour le Conseil d’État, et le chef de l’information de l’État du Valais, André Mudry, pour empêcher un tel dérapage ?
Monsieur le chef du DSIS et chef du gouvernement, nous ne vivons franchement plus à l’époque de l’obscurantisme. Vous devriez assurément relire « DE L’ESPRIT DES LOIX , imprimé à Genève, en 1748 ou, plus actuel, lire attentivement, sur l’entête de L’1Dex, cette remarquable citation de Jacques Prévert : Quand la vérité n’est pas libre, la liberté n’est pas vraie.
Michel Clavien, ancien chef de l’information de deux gouvernements cantonaux, Sierre.
Si cela devait devenir la doxa gouvernementale elle est de l’ordre de l’abus de pouvoir absolu en démocratie et en regard des droits fondamentaux garantis par le cadre de la loi,de la Constitution ou de la liberté de la presse.
L’abus de pouvoir est devenu un forme de normalité, toléré voir même encouragé, par le fait qu’aucune autorité ne le sanctionnera ou n’aura la liberté de le faire.
Système mafieux au plus haut point.
…. 1748 ou, plus actuelle, …. bien entendu.
Les clowns et les monstres sont plus intéressants que cet individu ! ,
à la question posée, la réponse est donc bobet
Que veut cacher F. Favre au peuple valaisan ? Dites…