Culture VS. Reynard c. Sutermeister. Chiasso par assessment (4)
2 juillet 2022
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Audio : pour préserver l’institution
Article du jour
Mathias Reynard
Mathias Reynard est né le 7 septembre 1987, sous le signe de la Vierge. Un parcours politique impeccable connu de tous les Valaisans.
Il effectue des études en Lettres à l’Université de Lausanne (français, histoire, philosophie) et devient enseignant au cycle d’orientation de Savièse à partir de 3. Avec son accession au gouvernement valaisan, il doit mettre un terme à sa profession d’enseignant.
Président des jeunes socialistes du Valais romand de 2005 à 2009, il devient député-suppléant au Grand Conseil du canton du Valais en 2009. Cette même année, il accède au poste de rédacteur en chef du Peuple Valaisan. En , il devient député au Grand Conseil valaisan, après la démission d’Anne-Christine Bagnoud.
Le , à tout juste 24 ans, il est élu au Conseil national, ce qui en fait le benjamin de la législature. Il siège au sein de la Commission de la science, de l’éducation et de la culture (CSEC).
En 2015, il est réélu au Conseil national avec 33 469 voix, soit le deuxième meilleur score du canton. Il s’agit d’un record pour un socialiste en Valais. Il siège à nouveau au sein de la CSEC et également au sein de la Commission de l’environnement, de l’aménagement du territoire et de l’énergie (CEATE) à partir de décembre 2018.
En 2019, il est le meilleur élu du canton du Valais au Conseil national avec 34 175 suffrages, devenant le premier candidat non issu des rangs du PDC à cette place. Également candidat au Conseil des États, il se place 3e avec 36 323 voix au premier tour, mais échoue au second tour à 1 370 voix de Marianne, même s’il récolte 47 302 suffrages pour un score de plus de 56 % dans le Valais romand. Les statuts du parti socialiste du Valais romand lui interdisent de se présenter à une quatrième législature, sauf dérogation exceptionnelle. Lors de cette législature, il préside la CSEC à partir de .
Le , il annonce sa candidature, en duo avec Priska Seiler Graf, pour la présidence du PS. L’élection à la succession de Christian Levrat devait se dérouler début avril, mais la crise du coronavirus la repousse à l’automne 2020. Le , il annonce y renoncer, préférant se lancer dans la course pour l’élection du Conseil d’Etat valaisan, programmée pour mars 2021. Il est élu alors conseiller d’Etat et prend la direction du département de la santé et de la culture en Valais.
Mathias Reynard, Saviésan d’origine, est, d’essence, un politique.
En 1972, il n’était pas encore né.
Anne-Catherine Sutermeister
Anne-Catherine Sutermeister est née en 1968. Son parcours mérite d’être connu : Etudes de littérature française et des sciences théâtrales aux Universités de Vienne (Autriche), Montpellier, Paris et Berne. Doctorat à l’Institut d’études théâtrales de l’Université de Berne avec une thèse sur l’histoire récente du théâtre en Suisse romande. Certificat en gestion culturelle des Universités de Genève et de Lausanne. Elle entame sa carrière professionnelle au Théâtre de Vidy, à Lausanne, comme assistante du conseiller artistique puis en tant que chargée de diffusion (1997-2001). Après un passage à la Bibliothèque cantonale et universitaire du canton de Vaud, où elle assure la programmation des premières manifestations culturelles, elle est engagée en 2003 comme adjointe du chef de l’Office de la culture du canton de Berne et responsable de la section francophone des activités culturelles (jusqu’à la fin de l’année 2007). Elle est ensuite engagée comme collaboratrice de Jean Chollet au Théâtre du Jorat à Mézières (VD). A la fin de l’année 2008, elle lui succède à la tête de l’institution, dont elle est la directrice jusqu’à fin 2010. Responsable de l’unité R&D (Recherche & Développement) à la Haute école de théâtre La Manufacture (HETSR, à Lausanne). Membre du Conseil de fondation de Pro Helvetia depuis 2009.
Lors de sa nomination à la tête du Service de la culture du canton du Valais, ses qualités, reprises dans le NF par Jean-François Albelda, le frère du metteur en scène Stéphane Albelda, sont vantées par Esther Waeber-Kalbermatten, conseillère d’Etat, par Jean-Paul Felley, alors directeur de l’EDHEA, et par Jacques Cordonier, le chef de la culture. Esther est dythirambique : « Anne-Catherine Sutermeister réunit beaucoup de critères que nous recherchions »; Felley se réjouit qu’on ait retenu une candidature extra-cantonale; Cordonier se réjouissait qu’elle eût choisi le Valais et que le Valais l’eût choisie.
Au moment de son engagement à l’Etat du Valais, Anne-Catherine Cordonier, une femme, était engagée comme chargée de cours en gestion culturelle des universités de Genève, Bâle et Lausanne, ainsi qu’en médiation culturelle à la Haute école sociale et pédagogique de Lausanne.
Il faut aussi savoir, et cela est d’une portée certaine, me semble-t-il, dans ce feuilleton, que Anne-Catherine Sutermeister est aussi titulaire d’un MBA de l’Université de Genève avec spécialisation en gestion des ressources humaines.
La gestion des ressources humaines ou GRH (anciennement gestion du personnel ; parfois appelée gestion du capital humain) est l’ensemble des pratiques mises en œuvre pour administrer, mobiliser et développer les ressources humaines impliquées dans l’activité d’une organisation. Ces ressources humaines sont l’ensemble des salariés de tous statuts (ouvriers, employés, cadres) faisant partie de l’organisation, mais aussi – et de plus en plus – liés à elle par des rapports de sujétion (ainsi, les prestataires extérieurs, ou sous-traitants, sont considérés comme faisant partie de fait du périmètre des ressources humaines de l’entreprise). Dans un premier temps, cette fonction est entendue dans une perspective opérationnelle. Il s’agit d’administrer un personnel qui peut être numériquement important et réparti en différents niveaux de hiérarchie ou de qualification. Dans un second temps, la fonction acquiert une dimension plus fonctionnelle. Il s’agit d’améliorer la communication transversale entre services et processus, et de mettre en œuvre un développement des salariés à l’intérieur de l’entreprise (gestion des carrières, gestion des compétences, recrutement, formation, etc.
D’essence, Anne-Catherine Sutermeister n’a pas de culture politique, au sens de l’acception valaisanne du terme. Elle a en revanche franchi tous les écueils de la procédure de nomination et d’assessment [1] avant d’être nommée en remplacement de Jacques Cordonier cheffe du Service de la culture du canton du Valais.
En 1972, elle avait quatre ans.
Edouard Guigoz
Dans le rapport du Service cantonal de la culture de l’année 1971, le Musée cantonal de Valère annonçait ainsi l’accroissement de ses collections [2] :
Les gens de culture pourraient s’abonner à L’1Dex, surtout les spécialistes de poterie, en cliquant ici.
[1] Qu’il s’agisse de recruter un cadre pour un poste clé, de choisir entre des candidats à la promotion interne ou d’identifier les hauts potentiels, il n’est pas facile de déterminer parmi des personnes de valeurs celui ou celle qui satisfera le mieux aux exigences requises. C’est la raison d’être de l’assessment…
One thought on “Culture VS. Reynard c. Sutermeister. Chiasso par assessment (4)”
Ces descriptifs de carrières très bien exposés donnent à penser que la civilisation progresse. En Suisse également. Les grands commis de l’Etat chers à nos voisins sévissent aussi dans la menue Helvétie. Même en Valais. Hélas, une théorie fatale soumet cette abondance de qualités acquises à l’inexorable loi des rendements décroissants qui fait que plus on en met, moins on en retire. Comment se fait-il que rien ne sort d’une grande étoile noire ? Le regard acéré de l’1dex doit se porter sur ce cursus admirable mais improductif. Duquel aucun élément réel marquant n’en ressort, pour examiner quel est le sens de cette activité.
Le politicien aguerri que l’1dex décrit si bien a donc réalisé que moudre avec haute compétence du vide sur du vide ne ferait pas produire la machine à produire de la culture valaisanne. Il en a conclu ce que nous voyons.
La récente crise du Covid a exposé les mécanismes d’administration ou d’entreprises improductives et inutiles. Et leurs rouages hautement subventionnés. Parfois davantage que pour réellement produire (une prochaine enquête de l’1dex montrera peut-être l’absurdité ubuesque des festivals cantonaux 2021 surpayés intégralement pour ne rien faire, notamment avec une injection massive de cash fédéral). Le réveil est donc brutal, on tombe de haut : passant d’un système hautement subventionné pour ne rien faire avec la justification de la pandémie, au retour de la politique de l’arrosoir pour des productions réelles mais toujours non significatives (exemple de la collection Guigoz ou pas, il est bon de la mentionner, on se réjouit de la suite de l’analyse de notre journal préféré).
La radiographie politique d’un service bien dirigé pour en fin de compte ne rien produire de significatif et notable aboutit inexorablement au débarquement de la capitaine, cela s’est vu dans pas mal d’autres institutions culturelles actives et vides de sens, aussi ailleurs qu’en Valais. Le politique dont c’est le devoir de surveillance a donc agi pour une fois, ce que l’1dex lui reproche. Estimant que les autres affaires cantonales priment sur une situation d’un seul department cantonal. C’est une question philosophique que pose l’1dex : faut-il agir si d’autres doivent le faire bien avant et ailleurs ? Cette question hante tous les humains depuis toujours. La distinction apparente du bien et du mal, l’existentialisme, l’éducation religieuse font que le devoir d’action est maintenu dans la vision personnelle. La réponse affirmative à la question de la responsabilité est donnée. L’action corrective a eu lieu.
Et maintenant intervient le jugement de moralité des personnes par leur haute formation qui devrait les absoudre de leur inaction ? Trop facile ! Les diplômes ne remplacent pas l’action, les accréditifs de l’éducation la rendent possible. Il faut ces deux ingrédients de compétence et de volonté pour aboutir à la révélation artistique et culturelle : une préparation de haut-niveau et des actions résolues et engagées, au moins démonstratives. ces dernières manquaient et manquent toujours. Rideau.
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PS – CV peut-être relire la liste du conseil de certaines entités mentionnées
(P. H. notamment) permettrait-il à l’1dex d’introduire un terme temporel de certaines étapes ?
Ces descriptifs de carrières très bien exposés donnent à penser que la civilisation progresse. En Suisse également. Les grands commis de l’Etat chers à nos voisins sévissent aussi dans la menue Helvétie. Même en Valais. Hélas, une théorie fatale soumet cette abondance de qualités acquises à l’inexorable loi des rendements décroissants qui fait que plus on en met, moins on en retire. Comment se fait-il que rien ne sort d’une grande étoile noire ? Le regard acéré de l’1dex doit se porter sur ce cursus admirable mais improductif. Duquel aucun élément réel marquant n’en ressort, pour examiner quel est le sens de cette activité.
Le politicien aguerri que l’1dex décrit si bien a donc réalisé que moudre avec haute compétence du vide sur du vide ne ferait pas produire la machine à produire de la culture valaisanne. Il en a conclu ce que nous voyons.
La récente crise du Covid a exposé les mécanismes d’administration ou d’entreprises improductives et inutiles. Et leurs rouages hautement subventionnés. Parfois davantage que pour réellement produire (une prochaine enquête de l’1dex montrera peut-être l’absurdité ubuesque des festivals cantonaux 2021 surpayés intégralement pour ne rien faire, notamment avec une injection massive de cash fédéral). Le réveil est donc brutal, on tombe de haut : passant d’un système hautement subventionné pour ne rien faire avec la justification de la pandémie, au retour de la politique de l’arrosoir pour des productions réelles mais toujours non significatives (exemple de la collection Guigoz ou pas, il est bon de la mentionner, on se réjouit de la suite de l’analyse de notre journal préféré).
La radiographie politique d’un service bien dirigé pour en fin de compte ne rien produire de significatif et notable aboutit inexorablement au débarquement de la capitaine, cela s’est vu dans pas mal d’autres institutions culturelles actives et vides de sens, aussi ailleurs qu’en Valais. Le politique dont c’est le devoir de surveillance a donc agi pour une fois, ce que l’1dex lui reproche. Estimant que les autres affaires cantonales priment sur une situation d’un seul department cantonal. C’est une question philosophique que pose l’1dex : faut-il agir si d’autres doivent le faire bien avant et ailleurs ? Cette question hante tous les humains depuis toujours. La distinction apparente du bien et du mal, l’existentialisme, l’éducation religieuse font que le devoir d’action est maintenu dans la vision personnelle. La réponse affirmative à la question de la responsabilité est donnée. L’action corrective a eu lieu.
Et maintenant intervient le jugement de moralité des personnes par leur haute formation qui devrait les absoudre de leur inaction ? Trop facile ! Les diplômes ne remplacent pas l’action, les accréditifs de l’éducation la rendent possible. Il faut ces deux ingrédients de compétence et de volonté pour aboutir à la révélation artistique et culturelle : une préparation de haut-niveau et des actions résolues et engagées, au moins démonstratives. ces dernières manquaient et manquent toujours. Rideau.
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PS – CV peut-être relire la liste du conseil de certaines entités mentionnées
(P. H. notamment) permettrait-il à l’1dex d’introduire un terme temporel de certaines étapes ?