(PAR ALAIN COTTAGNOUD)
Le 10 juin 2018, le Valais a définitivement éteint la flamme olympique.
Dans un article paru récemment dans le NF, Romaine Jean, responsable de la communication de Sion 2026, estimait pour justifier cet échec que le Comité de candidature avait trop attendu avant de présenter les qualités du dossier (sic ) !
Or, jamais dans l’histoire de ce pays, les Institutions valaisannes se sont engagées avec autant de moyens financiers et humains pour convaincre la population du bien- fondé du projet Sion 2026.
En réalité, l’échec de cette candidature est attribuable uniquement au Conseil municipal de Sion.
En effet pour 2002 et 2006, le dossier était géré par la Ville de Sion et ses services qui étaient les porteurs du projet.
Pour 2026, la Ville de Sion n’a été qu’un spectateur passif de ces joutes, sans aucun pouvoir décisionnel, projet qui a été pensé par des Vaudois et CC. Ils avaient demandé à la Ville de Sion de n’être qu’un prête-nom pour organiser ces jeux, vu qu’ils concernaient toute la Suisse !
Comme par hasard, après le 10 juin 2018 le contrat de la ville hôte a été publié sur le site du CIO.
A sa lecture comme l’on pouvait s’y attendre conformément à la Charte olympique et ceci malgré les dénégations des responsables de la Ville de Sion, cette dernière aurait été responsable solidairement de tous les engagements financiers du COJO qui devait organiser ces jeux (pt. 4.1 du contrat).
En d’autres termes, la Ville de Sion aurait dû prendre en charge tous les frais qui n’étaient pas prévus dans le budget de candidature. Comme il est prouvé que tous les budgets de candidatures de toutes les villes organisatrices ont été largement dépassés, la faillite de la Ville aurait été inéluctable.
On se rappelle que, lors de la campagne ayant précédé la votation du 10 juin, le PDC et le PLR de Sion et la majorité du Conseil municipal à l’occasion des séances d’information avaient affirmé que cette candidature ne coûterait rien aux contribuables sédunois.
Cette désinformation provenant des représentants du peuple est d’une gravité extrême.
Dans ce contexte, peut-on encore faire confiance à ces élus ?
Après une telle claque olympique, vu que le projet de candidature a été refusé à Sion à plus 8’000 voix contre et un peu moins de 4’000 pour, ces autorités politiques devraient s’interroger sur leur crédibilité.
L’on peut aussi s’étonner que ces responsables politiques ne se soient pas posé la question de leur démission, au vu de leurs graves manquements et des conséquences de leur incompétence que cela aurait pu avoir pour les contribuables sédunois exclusivement.
Dans 2 ans lors des prochaines élections pour renouveler ce Conseil, le peuple devra s’en souvenir !
Pour être objectif, je nuance tout de même vos propos, à savoir que Cyrille Fauchère surtout ( car arrangement avec Patrice Clivaz sur la communication sur ce sujet) a, à chaque fois, fait part de ce grave problème, et ceci dans tous les médias.
Par contre le Conseiller d’Etat Frédéric Favre, lui a raconté des balivernes du début à la fin.
Bien à vous.
Christophe Clivaz n’est pas Patrice Clivaz !
Sorry, effectivement, ils s’agit bien de Christophe Clivaz et non pas de Patrice.
Bien à vous
Balivernes dites vous ! L histoire est déjà écrite dans une omerta coupable ?
Le mensonge est devenu usage en Valais.
Je m’interroge sur l’étique de nos dirigeants dont la capacité, la compétence, le discernement et la loyauté semblent faire largement défaut.
Qu’en est-il de l’éducation en Valais ?