Etat du Valais, élection au Conseil d’Etat. La marionnette du bal musette
12 mars 2021
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La Constituante, pour des motifs qui échappent totalement à mon entendement, n’a pas examiné l’opportunité du choix de deux demi-cantons pour résoudre la problématique liée aux différences remarquables qui existent entre le Valais germanique et le Valais francophone.
Pas un seul des Constituants, ni de langue allemande, ni de langue romande, n’ont voulu aborder ce sujet. L’unité cantonale, une fiction, semble provoquer une étonnante torpeur ou une sidérante lâcheté chez les Constituants. La question des deux demi-cantons n’est pas même proposé comme sujet de discussion par le sondage adressé aux Valaisans par le Bureau de la Constituante.
Pourtant, comme le dit Freud, le déni du refoulé fait retour dans le réel. Et voici donc aujourd’hui Armin Bregy, le communicant en chef des Noirs et des Jaunes du Haut, utiliser gracieusement les colonnes du Nouvelliste pour solliciter la grâce des Bas-Valaisans qui doivent, affirme-t-il, être aussi intelligents que les Bernois dans leur approche progressiste de la modernité. Le Valais romand devrait donc plébisciter simultanément Roberto Schmidt et Franz Ruppen, suggère Armin Bregy.
Le bougre fait fi d’une énormité différentielle remarquable entre Berne et le Valais. Si la majorité linguistique est également la majorité politique en terre bernoise, tel n’est pas le cas dans le réel de la vie réelle du Valais réel de chez nous. Nous savons en effet que, par souci d’accorder la dominance au PDC, les seigneurs du Haut-Valais dominent leurs vassaux du Centre et du Bas. Et ce qui se joue aujourd’hui est effectivement une partie non négligeable de l’histoire du Valais.
Si le PLR avait présenté un candidat digne de ce nom, si le PLR n’avait pas combattu en son propre sein le principe de la liste ouverte, si le PLR avait contraint Frédéric Favre d’être accompagné sur sa liste par une femme, si le PLR avait fonctionné avec le sens de l’ouverture et non de la fermeture, si le PLR avait été un parti de gouvernement et non pas le toutou de service, alors le siège du Haut-Valais serait réellement menacé, d’autant plus que le Bas-Valais et le Centre n’accepteraient pas ces accords de singes proposés par les Oranges claniques.
Aujourd’hui, le choix des citoyens, si l’on s’accorde sur le fait que la Gauche a droit à un siège au gouvernement dès l’instant où elle présente un candidat sérieux, est donc limité à celui de déterminer s’il est préférable de placer au gouvernement un homme au bilan nul ou un Haut-Valaisan minoritaire plébiscité par les siens.
La position stratégique choisie par Frédéric Favre, totalement en opposition avec toute l’histoire du Parti radical, a été de s’allier de facto avec le PDC. Favre et Darbellay, dans leur jeu de frères siamois du marketing politique, ont peut-être pensé qu’ils pouvaient faire basculer Mathias Reynard dans l’oubli. Ce faisant, Favre, en brillant stratège de la communication politique radicale et libérale, veut faire croire au Valais au second tour que non seulement Darbellay est son complice politique, mais que lui-même est le garant des minorités à La Planta. Favre prend tous les Valaisans pour de vrais crétins, espérant même, dans son esprit embrumé, que le Haut-Valais confirme dans les urnes tous les bienfaits qu’il a su lui accorder au cours de cette dernière législature.
Le Haut-Valais, notre si sage Seigneur, malicieusement représenté par Armin Bregy, devrait pousser sa logique d’enfumage théâtral, non seulement en excluant de ses listes le nom de Favre, mais en fortifiant celui du minoritaire Reynard. En effet, si le Haut-Valais entend que le Valais romand soit aussi généreux avec lui que ne l’est le canton de Berne avec les minoritaires francophones, alors lui-même doit traiter la minorité de gauche avec cette même générosité qu’elle revendique pour elle-même sur l’ensemble du territoire cantonal.
Il est vrai que tout cet imbroglio, s’il est justement joué par le peuple, aura pour effet, souhaitable ou délétère le citoyen choisira, de confirmer la majorité PDC au gouvernement. Mais cet effet, collatéral mais essentiel, aura été dangereusement provoqué par ce PLR à la dérive sur le plan cantonal, qui essaie de faire oublier qu’il s’est mis à la botte de Frédéric Favre. Mais il n’est pas sûr qu’à la fin de ce périple électoral le peuple valaisan soit aussi bête que de vouloir confirmer le statut d’homme politique à une marionnette de bal musette.
Voter est un devoir.
La démonstration ci-dessus par Me Riand pourrait être convaincante, mais l’argumentaion de la gauche n’est pas meilleures que celle des « oranges »!
Donc, comment faire pour que la démocratie ne soit pas le meilleur des moins bons « systèmes »?
L’art des équivalences hypocrite – Si j’ai bien compris, le commis de la presse haut-valaisanne a fait référence à « (…) le Haut-Valais entend que le Valais romand soit aussi généreux avec lui que ne l’est le canton de Berne avec les minoritaires francophones ».
M. Bregy, il y a un quart de siècle environ (!), le soussigné, comme député radical, avait déposé une motion demandant que l’élection au Conseil des Etats soit révisée pour assurer d’office un élu sur les deux au Haut-Valais, le second au Valais romand, en se référant exactement au principe bernois de défense de la représentativité de la minorité francophone.
Résultat : la proposition a été refusée… au dernier moment, un élu PDC s’étant étonné d’une telle proposition et visiblement troublé par une conséquence néfaste – un aveu en qulque sorte :
avec un siège assuré pour le Haut-Valais, les « C » du Haut n’avait plus besoin des voix du Bas et n’était plus tenu aux manigances des renvois d’ascenseur, autrement dit le monopole « C » aux Etats n’était plus garanti.
Le Haut n’avait pas défendu en son temps ce privilège, pourtant offert sur un plateau au nom d’un parti dominant « soviétisé ». Et aujourd’hui le Haut crierait au scandale parce que le « principe bernois » ne serait PAS ASSEZ appliqué par le Valais romand! On pourrait presque croire que le Haut-Valais serait la Bande de Gaza de la Suisse!!?
Conclusion actualisée: la solution ici n’est pas deux demi-cantons, mais purement léguer le Haut-Valais au Canton de Berne. Rien de plus optimal pour être régi par cette mesure justement bernoise de protection de la minorité linguistique (L’ajout de « linguistique » ne constituerait même pas obstacle à l’obtention de ce statut particulier).
Je ne vois que la solution d’élire le seul qui me parait être « neuf » et « net »; s’il ne fait pas les erreurs de son prédécesseur, c’est le Valais et ses citoyens qui en profiteront!
Je ne voterais pour personne ! Sinon serait ce tant de belles paroles ….
Voter est un devoir.
La démonstration ci-dessus par Me Riand pourrait être convaincante, mais l’argumentaion de la gauche n’est pas meilleures que celle des « oranges »!
Donc, comment faire pour que la démocratie ne soit pas le meilleur des moins bons « systèmes »?
Léguer le Haut-Valais au Canton de Berne
L’art des équivalences hypocrite – Si j’ai bien compris, le commis de la presse haut-valaisanne a fait référence à « (…) le Haut-Valais entend que le Valais romand soit aussi généreux avec lui que ne l’est le canton de Berne avec les minoritaires francophones ».
M. Bregy, il y a un quart de siècle environ (!), le soussigné, comme député radical, avait déposé une motion demandant que l’élection au Conseil des Etats soit révisée pour assurer d’office un élu sur les deux au Haut-Valais, le second au Valais romand, en se référant exactement au principe bernois de défense de la représentativité de la minorité francophone.
Résultat : la proposition a été refusée… au dernier moment, un élu PDC s’étant étonné d’une telle proposition et visiblement troublé par une conséquence néfaste – un aveu en qulque sorte :
avec un siège assuré pour le Haut-Valais, les « C » du Haut n’avait plus besoin des voix du Bas et n’était plus tenu aux manigances des renvois d’ascenseur, autrement dit le monopole « C » aux Etats n’était plus garanti.
Le Haut n’avait pas défendu en son temps ce privilège, pourtant offert sur un plateau au nom d’un parti dominant « soviétisé ». Et aujourd’hui le Haut crierait au scandale parce que le « principe bernois » ne serait PAS ASSEZ appliqué par le Valais romand! On pourrait presque croire que le Haut-Valais serait la Bande de Gaza de la Suisse!!?
Conclusion actualisée: la solution ici n’est pas deux demi-cantons, mais purement léguer le Haut-Valais au Canton de Berne. Rien de plus optimal pour être régi par cette mesure justement bernoise de protection de la minorité linguistique (L’ajout de « linguistique » ne constituerait même pas obstacle à l’obtention de ce statut particulier).
Je ne vois que la solution d’élire le seul qui me parait être « neuf » et « net »; s’il ne fait pas les erreurs de son prédécesseur, c’est le Valais et ses citoyens qui en profiteront!
Il me semble que en se concentrant sur Favre vous oubliez Gaudin. Le choix est entre 3 hommes, pas 2.