Fume toujours

La fête de la Châtaigne a vécu une belle édition cette année, si ce n’est un incident pitoyable, à savoir le dépôt de flyers « anti-vaudois » déposés sur les voitures des visiteurs dont la plaque minéralogique commençait par VD. En substance, les vaudois étaient accusés d’avoir largement voté pour l’initiative Weber et devraient donc rester dans leur canton et ne pas profiter du vieux pays.

Sentiers valaisans

Une longue saison de ski se termine, le printemps arrive timidement, les grippes et gastros s’éloignent et le feuilleton politique valaisan devient moins amusant… Comment donc se distraire ces prochains temps ? En lisant l’1dex, bien sûr. Ceci fait, il est temps de revenir aux fondamentaux. En clair, déconnecter pour parcourir à pieds notre belle nature pas si bétonnée que ça.

De la neige pour combien de temps ?

Hier soir j’ai participé au Café écolo organisé par les Verts du Chablais vaudois sur le réchauffement climatique et l’avenir des stations de montage. En première partie de la soirée la climatologue Martine Rebetez, auteure du best-seller « La Suisse se réchauffe » (Savoir suisse), a donné les derniers chiffres concernant l’ampleur du réchauffement. Au vu de l’incapacité de trouver un accord au niveau international sur la diminution des gaz à effet  de serre, l’objectif de limiter l’augmentation à 2 degrés ne pourra très probablement pas être atteint et on s’attend plutôt à une augmentation proche des 4 degrés pour la fin du siècle. Ceci au niveau planétaire, mais comme le climat en Suisse s’est réchauffé deux plus vite qu’au niveau mondial lors du dernier siècle, on peut s’attendre à une augmentation nettement plus importante dans nos contrées, avec comme conséquence notamment la disparition à terme de tous les glaciers.

L’espoir d’un Entremont autrement !

Soirée réussie et empreinte d’émotion que celle qui voyait le mouvement alternatif « Entremont Autrement » présenter Bernadette Volluz-Murisier et Urbain Gaillard pour les communales d’Orsières. Entourés de personnalités rompues à l’exercice électoral, les deux candidats témoignaient tous deux de leur farouche détermination de s’engager en faveur de l’environnement et d’un développement économique harmonieux.

Rhône 3 ou l’émergence d’un espace touristique?

Sécurité, nature, agriculture, voilà les termes du débat généralement mis en avant lorsque l’on évoque la 3ème correction du Rhône. Et pourtant il y en a un autre qui mérite d’être discuté, même s’il peut apparaître secondaire au premier abord: le tourisme. Les réflexions qui suivent sont tirées d’un article que j’ai publié fin 2011 dans la revue Collage et où vous trouverez d’autres informations liées à la 3ème correction du Rhône.

Vite, des lits froids tant qu’on peut

Ainsi donc le Conseil fédéral a renoncé, lors de sa séance hebdomadaire de mercredi dernier, à adopter la proposition d’ordonnance de la Lex Weber concoctée par les services de Doris Leuthard car celle-ci prévoyait en particulier une entrée en vigueur au 1er sept. prochain. Les opposants à l’initiative sont ainsi tout contents de constater que leur lobbying a fait mouche et qu’il sera possible (si le Conseil fédéral n’en décide pas autrement d’ici la fin du mois) de continuer à déposer des dossiers de mise à l’enquête jusqu’à la fin de l’année dans l’espoir de faire des réserves de construction de R2 pour ces prochaines années.

Le bon vieux temps

Ah, je vous le dis, c’était mieux au bon vieux temps. Tout le monde est d’accord avec moi pour l’affirmer. Franz Weber tout d’abord, qui trouve qu’il y a trop de chalets, et puis que c’était mieux avant, par exemple dans les années 40. Tandis que les valaisans aimaient mieux quand ils pouvaient faire comme ils le voulaient chez eux. Le Nouvelliste titrait mardi en première page qu’au bon vieux temps on savait chasser les gitans manu militari et surtout on le faisait. Les hommes… ah les hommes… j’en ai entendu oser affirmer qu’à la belle époque il n’y avait pas toutes ces femmes voulant absolument travailler et que c’est pour ça qu’il n’y avait pas de chômage. Fichue égalité je vous le dis. Je ne parle même pas de certains pays musulmans, pas si loin de chez nous, qui y retournent, au bon vieux temps. En Tunisie la femme redevient le complément de l’homme et tout rentre dans l’ordre. Mêmes progrès dans les pays environnants, Egypte, Lybie, etc… Et la santé… n’en parlons pas. Avant cette horrible médecine moderne et ses abominables vaccins et médicaments, c’est bien connu, il n’y avait pas de maladie, pas d’épidémie, on ne mourrait même pas ! Et puis sans contraception on croissait et multipliait, les femmes étaient assez occupées avec leurs devoirs familiaux pour ne pas avoir des idées folles comme une carrière, une indépendance, ou même faire de la politique et exiger l’égalité ! Il y avait assez de bras valeureux pour trimer en Suisse, pas besoin de tous ces étrangers pour croître – ce qui de toute manière ne plait pas à Franz Weber, expert absolu en qualité de vie helvétique. Je ne vous parle même pas des nouvelles filières de formation, du temps de travail qui diminue et s’assouplit… Tous des fainéants, c’était tellement mieux du temps de l’apprentissage de mon grand-père : travail 6 jours sur 7, vacances insignifiantes et pas de salaire. Le travail était une vraie vertu !

Le Valais pays de la randonnée ?

Ayant eu l’occasion cet été de crapahuter à droite à gauche le long de la frontière franco-suisse entre Martigny et Chamonix, j’ai été frappé par une chose. Du côté français, pour chaque balade effectuée, j’ai croisé des centaines et parfois des milliers de marcheurs et marcheuses (cf. la photo du Lac Blanc illustrant l’article). Et j’ai même dû faire la queue pendant 20 mn pour prendre la télécabine me rapprochant de ce même Lac Blanc. Du côté suisse, très peu de personnes rencontrées, au mieux quelques dizaines sur la journée.

Camping

1er août 2012. Le Valais se repose sous un soleil de plomb. La fête nationale est un bon prétexte pour lézarder, barboter et festoyer. Quelque part dans le Chablais, à Illarsaz plus précisément, une grande cantine vide intrigue le promeneur qui ne lit pas les journaux. C’est le dernier signe visible loin à la ronde d’une semaine d’occupation illégale d’un terrain par des gens du voyage venus ici célébrer un mariage.