5 ans au Québec – épisode 6

Super Bowl

300 drones forment le drapeau américain dans le ciel de Houston.

« Pourquoi il ne jette pas son ballon à terre ! Là, il est obligé de reculer et ils vont être trop loin pour un placement… Voilà comment on perd une finale à vouloir trop en faire ! » Je m’énerve et les autres personnes présentes sourient: me voilà spécialiste du football américain. Je ne sais pas pourquoi je soutiens les Falcons et je rejette les Patriots, mais je sens que ce Super Bowl LI (51) va mal finir.

Quelques minutes plus tard, mon analyse se vérifie et les Patriots de la Nouvelle-Angleterre complète la plus grande remontée de tous les temps et comble un déficit de 25 points pour l’emporter 34 à 28 sur les Falcons d’Atlanta. Le jeune quart arrière Matt Ryan n’a pas su finir le travail et l’expérimenté Tom Brady peut entrer dans la légende en gagnant son 6e Super Bowl.

Eh oui, je suis un fan de sport, un « sportif de salon » comme l’a si bien dit une amie qui vient de temps en temps passer les Fêtes de fin d’année avec nous. Je ne vais pas entrer dans de grandes considérations sportives. Je connais le football américain depuis mon arrivée au Québec. J’ai découvert les règles en allant voir le Rouge et Or de l’université Laval. J’en ai parlé dans ma première saga (Rouge & Or), je ne vous en dirai pas plus.

Le Super Bowl, c’est autre chose. La finale de la National football ligue (NFL) est devenue le plus grand show annuel et pas seulement sportif. On y consomme plus d’un milliard d’ailes de poulet et 50 millions de caisses de bière seulement aux États-Unis. Il faut dire qu’en Amérique du Nord, au Canada aussi, la tradition veut qu’on se rassemble en famille, entre amis ou dans un party (une fête) public pour regarder cette soirée sportive.

On le fait devant la télévision, comme plus de 100 millions de téléspectateurs, car pour aller au stade, c’est une autre affaire. Le prix moyen d’un billet était de plus de 5000 $ américains et pour un siège bien placé, il fallait débourser près de 70 000 $, en plus Houston c’est loin… Donc, j’ai regardé la partie devant la télévision.

Comme la plupart des dimanches soirs, nous nous sommes retrouvés chez un couple d’amis. Le spectacle de la mi-temps intéressait prioritairement mes cinq comparses. Il faut dire que Lady Gaga a livré une performance exceptionnelle. « C’est déjà fini ! » Le cri de désespoir de nos blondes me convenait bien, j’ai été époustouflé par la performance artistique. La descente chorégraphiée de la star depuis le toit du stade ou le drapeau américain dessiné dans le ciel par des centaines de drones ont entamé un spectacle proche de la perfection.

Le Super Bowl, c’est aussi des publicités à découvrir avec délectation. Les compagnies rivalisent d’imagination pour se démarquer. À 5 millions de $ les 30 secondes seulement en droit de diffusion, elles ont intérêt à frapper fort. Malheureusement, il faut suivre le match aux USA pour y avoir droit, mais sur YouTube il y a déjà eu plus de 350 000 heures de diffusion de ces pubs. Si ça vous tente, vous savez ce qu’il vous reste à faire. Quant à moi, je me prépare déjà à suivre la prochaine saison pour être prêt à commenter le Super Bowl LII !