HRC. CAMOUFLAGE BIS REPETITA PAR LE NOUVELLISTE

9 mai 2020

Dans un article très lu, publié la première fois le 6 mai 2020, « HRC : CAMOUFLAGE ET HAUTE PROTECTION PAR LE NOUVELLISTE DU 6 MAI 2020 », L’1Dex a démontré le camouflage du NF portant sur le coût réel de la « casse  » du HRC. Le journal récidive, à la page 7 de son édition papier du 9 mai 2020.

La journaliste Isabelle Gay marque le territoire dès la première question posée à la syndicaliste Barbara Pfister : « Le déficit de 18 millions de l’HRC au lieu des 6 budgétisés a surpris tout le monde. »

« La réalité des chiffres est d’un tout autre ordre :

  • 90 mios de dépassement des coûts de construction de l’HRC

  • Demande d’un fonds de roulement de 80 mios (60 pour Vaud 20 pour le Valais) en vue d’assurer le proche avenir en prédisant des chiffres rouges jusqu’en 2025

  • Aveu d’un emprunt de 20 mios sans garantie, début 2020, auprès d’une banque extérieure au canton de Vaud sans avertir les 2 cantons pour payer les salaires et les fournitures

  • Rallonge déjà accordée de 15,5 mios comme prime au déménagement et à la pré-installation

  • Soutien de 7 mios pour une ligne de bus

Bref, au total un couac de l’ordre de 200 mios dont 50 mios à la charge du canton du Valais. »

L’1Dex a proposé la création d’une Commission d’Enquête Parlementaire intercantonale. Et, surprise, le médecin chef de service et médecin chef d’unité de l’équipe médico-soignante du Centre Interdisciplinaire de Cancérologie du HRC, le Docteur Marco Siano, a approuvé clairement cette proposition. Or, les équipements et les traitements, dans le champ de la cancérologie, incluant notamment la radiologie, la radiothérapie et l’oncologie, engendrent des coûts d’investissements élevés. Dans ce contexte, le Dr Marco Siano semble ne pas craindre du tout les contrôles opérés dans l’une des unités phares de Rennaz. De cela, on peut penser que les causes du désastre sont ailleurs. Et il faut se réjouir qu’un médecin chef choisisse sans réserve la transparence d’une CEP-HRC.

Du côté valaisan, pour répondre aux inquiétudes de Monsieur Albin Delavy, on saura alors interroger les acteurs principaux de ce désastre, en n’omettant pas de rappeler la pyramide des responsabilités, comme l’a demandé ce commentateur, en restant du côté valaisan s’agissant des responsabilités politiques.

a) la Conseillère d’Etat Esther Waeber-Kalbermatten, à la tête du Département de la Santé, des Affaires sociales et de la Culture, en place depuis 11 ans;

b) Victor Fournier, chef du Service cantonal de la Santé;

c) Professeur Dominique Arlettaz, président du Conseil d’administration de l’Hôpital du Valais;

d) les pensionnés-retraités et administrateurs de l’HRC, Jean-Jacques Rey-Bellet, ancien conseiller d’Etat, et Georges Dupuis, ancien médecin cantonal;

e) Olivier Turin, président de la ComMission de surveillance intercantonale de l’Hôpital de Rennaz;

f) et naturellement, cerise sur le gâteau, le Professeur Eric Bonvin, à la fois directeur général de l’Hôpital du Valais, psychiatre et administateur du HRC (double casquette);

g) sans oublier le maitre d’oeuvre, le Bureau neuchâtelois Geminasca et Delefortrie SA, et le directeur général du HRC, Pascal Rubin !].

Les gens qui ont décidé, piloté, construit, accompagné et surveillé ce projet doivent être entendus par la CEP-HRC.

En lien notamment avec la LAMal, aucun politique sérieux ne saurait suggérer qu’un simple audit – administratif et comptable – soit suffisant pour comprendre ce qui s’est passé et pour anticiper demain.

Madame Barbara Pfister, syndicaliste, veut que ce ne soit « pas aux collaborateurs de payer la facture » : se rend-elle compte que ces personnes sont, comme vous et moi, les contribuables qui devront assumer les fautes, les erreurs ou/et les actes illicites commis par les organes décisionnels et de surveillance ?

Et, last but not least, il n’y a strictement aucune raison que la facture à payer par l’Etat du Valais engendre un affaiblissement stratégique de l’Hôpital du Valais (équipements, rémunération des médecins et du personnel qualifié, respect des conventions collectives, conditions futures de travail, etc).

Une CEP-HRC EST NECESSAIRE, comme cela a déjà été fait pour remettre sur rail le RSV.

 

Référence :

 

Stéphane Riand

Licencié en sciences commerciales et industrielles, avocat, notaire, rédacteur en chef de L'1Dex (1dex.ch).

13 thoughts on “HRC. CAMOUFLAGE BIS REPETITA PAR LE NOUVELLISTE”
  1. Et si l’1dex s’intéressait aux prix des équipements techniques, comme les scanners, IRM, salles d’op, etc…, vendus bien plus cher en Suisse qu’ailleurs. Ou encore aux contrats d’entretien de ces mêmes équipements dont les tarifs feraient s’évanouir n’importe quelle femme de ménage qui désinfecte les toilettes de l’hôpital!

  2. Considérer les coûts d’amortissement (sur dix ans) et estimer si ceux-ci vont susciter une induction de la demande par l’offre en conséquence d’équipements régionaux déjà pléthoriques.

  3. session mai 2015 COMMISSION D’ENQUÊTE PARLEMENTAIRE SUR LE RÉSEAU SANTÉ VALAIS

    5.2.1 Dysfonctionnements identifiés

    Législature 2009-2013 : Département de la santé présidé par M. Maurice Tornay Au cours de ses investigations, la CEP a identifié plusieurs dysfonctionnements imputables au conseiller d’Etat en charge de la santé, survenus dès le début des premières affaires litigieuses apparues au sein du CHVR en 2010. Ces dysfonctionnements concernent le conseiller d’Etat Maurice Tornay et le chef du Service de la santé, M. George Dupuis.

  4. Comment le même individu a-t-il pu être maintenu dans une quelconque fonction publique, suite à ce rapport parlementaire accablant de 2015 ?
    Qui a eu le mauvais goût de le nommer au conseil d’administration du HRC, après le rapport parlementaire de 2015 ? EWK ?
    On en est ici à constater un dysfonctionnement institutionnel commis par dessus un dysfonctionnement institutionnel par l’exécutif valaisan.
    Quelle persistance acharnée dans le dysfonctionnement.

  5. Que les Dupuis et autres personnes épinglées formellement en 2015 par un rapport parlementaire ressortent dans un nouveau scandale, cinq après ce rapport parlementaire, pour s’apercevoir qu’elles étaient toujours en action.
    Trop c’est trop.
    Mais en demandant au Nouvelliste de couvrir les frasques d’une nomenklatura dévoyée tenant nos institutions en otage de leur déviance, vous en demandez probablement beaucoup trop au Nouvelliste dans la circonstance actuelle.
    En effet, si le Nouvelliste, sorte de pravda locale, perd son contact avec EWK ou le HVS, que lui resterait-il pour couvrir la seule thématique (le coronavirus) traitée par les médias actuellement.

  6. En claquant la porte du Conseil d’administration du HVS, l’ancien Secrétaire d’Etat à la science, Charles Kleiber, avait déclaré en 2014 que les valaisans sont des querelleurs et bagarreurs.
    https://www.rts.ch/info/regions/valais/5822035-charles-kleiber-s-exprime-pour-la-premiere-fois-depuis-sa-demission.html
    L’indignité est manifestement solidement arrimée dans l’institution, en témoignant d’un acharnement de déviance pratiquée en étroit cousinage.

  7. L’indignité des institutions resplendit au grand jour dans ce nouveau scandale. Depuis quand sévit-elle la personne épinglée ici par un rapport parlementaire. Combien de temps encore nos institutions devront-elles être la proie des mêmes individus. Et comment cela est-il possible. Trop c’est trop. En effet.

  8. Juste de relever (avec un peu d’ironie) que la situation de la statistique publique, dont il a été pris connaissance depuis quelque temps sur votre site, regroupe manifestement deux affaires du moment. Une protection des données dont l’agencement douteux (ouvert à compromission) fait l’objet du rapport du commissaire européen J-P. H. Walter. Et un secteur de la santé manifestement victime de longue date de l’attrait correspondant à ses millions. Quant à la statistique publique, celle-ci est apparemment victime de convoitise de données réservées. Tout cela relève du pénal. Dans ce cumul d’affaires institutionnelles, partiellement liées les unes aux autres, il ne faut probablement pas s’attendre d’être informé, ni par la statistique publique, ni par le quotidien local. D’autres vecteurs d’information prennent ainsi apparemment le relais.

  9. Merci à Bon sens pour les informations. En juxtaposant les informations, on en arrive au constat que deux cordées se sont rencontrées au firmament d’un pouvoir de direction et de conseil d’administration. La cordée valaisanne a un long historique, mémorisé par un rapport d’enquête parlementaire et par un claquage de porte. Pierre-André Tavelli considère à juste titre que le pouvoir peut corrompre. Il ne faudrait toutefois pas que ce soit une considération à décharge et avec certitude ce n’est pas une décharge que vise à conférer Pierre-André Tavelli pas sa réflexion. Tout individu est responsable de ses actes, à plus forte raison dans des postes de fonction publique ou rattachés au secteur public par leur financement. Des fonctionnaires font tous les jours des choix héroïques dans ce monde en préservation de légalité et de personnes. Ces actes préservent le fonctionnement des institutions démocratiques et l’Etat de droit. Lorsque l’ancien Secrétaire d’Etat à la science a claqué avec fracas une porte du Valais central, il a lui-même manifestement pratiqué un choix de maintien d’intégrité dans un dysfonctionnement qu’il a explicité. Tant ce geste qu’un rapport parlementaire conservent la mémoire du passé récent dans le Valais de la santé. Il peut être étonnant d’être confronté en partie à de mêmes acteurs dans une nouvelle affaire et cela peut être dû au cousinage qui tend à se surimposer au fonctionnement d’institutions. Il est manifestement su que dans notre Valais il règne une culture de cousinage. Un Confédéré le verbalisait ainsi de façon très directe dans une discussion: ils sont tous cousins en Valais.

  10. Un Commissaire européen ou un ancien Secrétaire d’Etat dans le Valais central. Cela correspond à une rencontre improbable (court-circuit anthropologique) entre Etat de droit et autre chose. Les faits narrés sur l’1dex établissent une réalité presque inénarrable. Une source d’inspiration dans le réel pour tout romancier.

  11. Dans la circonstance d’une oligarchie indigne prenant en otage les institutions par la grâce des organes de justice asservis à celle-ci, le danger guette quiconque parle, ou est appelé à parler en défense d’intégrité. Chacun sait de plus que les communications sont scrutées. Il est même possible que les services de police cantonaux soient discrètement chargés de suivre ceux amenés à parler, en les considérant comme des ennemis de l’Etat de droit, alors qu’il en sont les premiers défenseurs. Dans cette circonstance, il n’est pas vain et inapproprié d’indiquer cet outil conçu pour protéger la confidentialité et la possibilité de dire: https://www.torproject.org/download/ L’1dex a récemment ouvert les vannes de son mur à paroles. Et depuis quelques jours il se manifeste sur ce mur l’indignité minant les institutions du canton. Si les citoyens en font usage pour exposer les actes auxquels ils assistent, si chacun expose les faits et situations manifestant l’arbitraire d’un pouvoir miné par son arrogance et indignité pluriséculaire, alors le mur ouvert par l’1dex pourra contribuer à la venue d’un printemps tant attendu en Valais pour se libérer des chaînes de l’oppression.

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