PHILIPPE LORÉTAN ET LE CAS SEMBRANCHER. ESCROQUERIE (ARTICLE 146 CP)

7 juin 2020

(PAR STEPHANE RIAND)

 

La commune de Sembrancher décide donc de vendre un terrain à un certain prix et à certaines conditions. La vente est actée par le notaire Lorétan. Le prix est faussement mentionné dans l’acte; le prix ne correspond pas à celui voulu par le conseil communal; et, surtout, le prix est soumis au règlement de la résolution (préalable ?) de la question des baux à loyers commerciaux.

Or, voilà que le conseiller communal qui a promis de régler la chose ne peut pas le faire. Le bailleur exige réparation. La commune décide de revendre le terrain à une ancienne gloire du PDC chancelant de Bagnes. Mais, pour que la vente se fasse, la commune doit promettre de prendre en charge les frais du procès qu’intenterait à l’ancien propriétaire le locataire réticent qui a procédé à des investissements pour son camping et qui bénéficiait de contrats de location jusqu’en 2025.

Et c’est là que tout se gâte pour Bernard, Daniel, Dodo et tous les autres …

Car le procureur devra s’interroger : le conseil communal a-t-il été tenu au courant des conditions du deuxième acte ? Si oui, n’y a-t-il pas matière à inculper de gestion déloyale des intérêts publics tous les conseillers communaux qui ont accepté des conditions de vente déplorables au détriment de la commune ? Si non, le silence des organes communaux à l’égard des autres conseillers communaux n’est-il pas une astuce constitutive d’escroquerie dont la dupe serait la commune de Sembrancher ?

Que la réponse soit oui, que la réponse soit non importe peu : les intérêts communaux ont été gravement bafoués et le procureur général, même s’il est l’ami de Philippe Lorétan ne pourra éviter d’inculper du beau monde.

Ah, j’oubliais, le gérant du camping exige plus de 500’000 francs à titre de justes dédommagements.

À l’Église de Sembrancher, chaque dimanche, certains doivent prier pour que le juge Gapany puisse les sauver d’une inondation en cascade presque certaine. Ils communient, espérant que l’hostie les délivre de tout mal.

En cascade ? Ben oui, si la commune indemnise les exploitants du camping, faudra bien poursuivre les vilains, non ?

Ça donnera du travail à Filou, ça !

La chute n’est-elle pas très drôle ? Moi, ça me fait marrer, mais, probablement, ce rire peu charitable provient-il de renseignements que je n’ai pas encore fournies au lecteur impatient.

T’en pense quoi, Filou ?

Il ne pense plus, Filou, il balance des dénonciations pénales sans réfléchir. Et c’est là que le piège définitivement se referme sur le trappeur.

Il y avait une époque où les écrits intempestifs du Filou du Ritz étaient censurés par ses aînés, les vraies compétences professionnelles se déplaçant de l’aile est à l’aile ouest, d’un bureau vers l’autre, le dernier donnant sur l’entrée du parking étant le mien. Mais, aujourd’hui, plus de filet de sécurité, faut se débrouiller tout seul. Et quand la haine s’en mêle, alliée à des crises de colère ou d’angoisse non maîtrisées, ça donne très exactement ce que vous découvrirez.

Avec de légers dégâts collatéraux. Pardon, Dodo, mais le pilote du drone n’est pas responsable qu’un autre coquin se soit glissé dans la maison du ciblé pour lui chiper un pot de miel au moment où il venait d’appuyer sur la gâchette de sa manette [1]. Ça s’appelle le destin.

Boum ! [2] [3]

[1] Cet épisode enrichira les conversations du Lions’ Club : « dis donc, Zouzy, t’as été un vrai crétin de trahir ton « ami »; tu devrais lui dire pardon pour aider ton camarade Lion, non ? » J’ai dit à Colargol que je ne croyais pas au pardon, sauf au pardon vis-à-vis de soi-même, qui exige beaucoup de vérité à l’égard de soi-même et des autres. Rares sont ceux qui en sont vraiment capables.

[2] Tous ces gens-là, bien nommés, et tous les autres sont naturellement présumés innocents.

[3] Proc, tu oublieras pas, tu me promets, de vérifier les dates de tous les documents. Pas sûr qu’une petite surprise ne s’y glisse.

Conseil de lecture aux Sembranchards et à un Sédunois :

Éric Voutaz, Pincées de rêves, Éditions La Maison bleue, 2019

Demande à l’éditeur : intéressé pour une publication de ce feuilleton ?

 

Indispensables pour apprécier la fin du feuilleton et en savourer chaque épice, avant la publication de « Vol au-dessus d’un nid de filous » :

La Vérité sur l’Affaire Alain Cottagnoud

Il est cinq heures, la justice s’éveille

 

 

Pour un prochain cadeau, disponible à La Liseuse à Sion ou à la Librairie le Baobab, à Martigny :

Alexandre Dumas, Le Comte de Monte Cristo

 

 

 

 

 

Stéphane Riand

Licencié en sciences commerciales et industrielles, avocat, notaire, rédacteur en chef de L'1Dex (1dex.ch).

5 thoughts on “PHILIPPE LORÉTAN ET LE CAS SEMBRANCHER. ESCROQUERIE (ARTICLE 146 CP)”
  1. Tout ces guignols qui jouent la montre , a nos frais en plus , mais en plus il se payent les avocats avec notre argent , bravo la justice , plus forte a courrir derriere les velos moteur ,que de faire justice envers des citoyens qui travail pour payer leurs factures

    1. JCPraz la suite dans 5 -7 ans , car il y a des protéger dans ce canton , en plus l argent coule a flot , pour les frais de justices , sans compter ce que nous ne savons pas , mais ca va se savoir , je pense qu il y en a qui tremble en Entremont aussi . AFFAIRE A SUIVRE !!!! tout le monde se renvoie la balle , et il maque toujours un document qu il faut chaque fois chercher , et ensuite il en faut un autre , alors que le plus simple serai de saisir tout le matériel informatique , mais personne a les c….. pour le faire

      1. Razorback, entièrement d’accord avec vous. Mais le fait que le PDCVR peine à trouver des candidats pour le CE est sans doute un bon signe. Qui veut en effet «payer » pour les magouilles faites par les prédécesseurs? La forteresse du clan dominant vacille de plus en plus. Quand va-t-elle mettre un genoux à terre?

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