Files d’attente

Depuis quelques mois déjà, je songe à vous raconter le parcours d’un jeune élève susceptible de souffrir de troubles dys, et voulais vous offrir un récit complet. Pourquoi pas, même, avant les élections cantonales. Ce qui n’a de loin pas été possible. Ce parcours, c’est celui d’un petit valaisan parmi bien d’autres, bien réel. Je précise d’emblée que l’égalité de traitement voulue par nos autorités politiques est respectée : d’un bout à l’autre du Valais (romand en tout cas), toutes les histoires se ressemblent. En début de 3H, tout se passe bien pour notre petit écolier. Le « ba, bi, bo, bu » se déroule vite et bien. Il est enthousiaste, motivé. Au bou [...]

L’enfant qui ne lisait pas

slide-dyslexia-1C’est l’histoire banale d’un enfant de 6 ans qui n’arrive pas à apprendre à lire en 3H (1ère primaire en langage courant). Au début, l’envie est là. Le « par cœur » donne l’impression que l’apprentissage progresse. Et puis un jour…. Patatra. Il ne peut plus. Ses yeux ne suivent plus les lignes, il mélange les sons, les lettres, il décroche. N’essaie même plus. Et disparaît sous son banc d’école tandis que ses camarades se moquent de lui parce qu’il ne sait même pas lire. Du coup, plus rien ne va. Ni l’écriture, ni les autres branches. A la maison, ses parents s’inquiètent. C’est long des devoirs quand un enfant se révolte pour [...]

Le « logopède des Alpes » : une espèce en voie de disparition ?

  sans-titre [640x480]Un après-midi, dans un des couloirs de mon bâtiment scolaire. Logopédiste : Depuis quelques années, j'ai l'impression de ne plus faire le même métier. Moi : Ah, bon ! Et depuis quand ? Logopédiste : Cela coïncide à peu près avec l'introduction d'Harmos et du PER. Moi : Et en quoi votre métier est-il devenu différent ? Logopédiste : Et bien...jusqu'en 5H (3P), je ne fais plus vraiment de la logopédie. Moi : Et vous faites quoi, alors ? Logopédiste

La logopédie n’a pas perdu la voix !

logopedieDepuis 2008, suite à la RPT (Réforme de la péréquation et de la répartition des tâches entre la Confédération et les cantons), la logopédie privée est financée par l’Etat du Valais. Le DFS reçoit de la confédération une enveloppe budgétaire de Fr. 3'600'000.- et est en charge de financer les mesures de logopédie. La logopédie est une mesure incluse dans la pédagogie spécialisée (selon l’accord intercantonal de la CDIP) qui se doit d’être gratuite. Elle dépend financièrement du Département de la Formation et de la Sécurité (DFS) à l’exception du service médical scolaire et psychopédagogique (SMSPP) qui dépend [...]