LE TOUR DE FRANCE FACE AU DOPAGE, A FINHAUT, EN VALAIS

En ces jours où la France du cyclisme découvre la beauté des Alpes valaisannes et le site splendide du Barrage d’Émosson, en ces temps où les spectateurs valaisans du Col de la Forclaz savent que Froome, Quintana et tous les autres (à l’exclusion des Valaisans !) sont à la propreté ce que Mister Proper est au kleenex, il est de bon ton de rappeler que quelque 33 anciens vainqueurs du Tour de France furent des modèles de haute vertu dans ce sport exigeant qu’est le vélo.

Athlétisme. « Répugnant »

En décembre 2014, l’AMA a mis sur pied une Commission indépendante (CI) pour enquêter sur la validité des allégations contenues dans le reportage de la chaîne ARD intitulé Les secrets du dopage – Comment la Russie crée ses vainqueurs. La première partie du rapport de la CI (en anglais), publié le 9 novembre, résume les conclusions de la Commission.

2014, année de toutes les légalités (58)

Monsieur T. est très connu dans le domaine du cyclisme. Il sait y faire, c’est un docteur. Avec lui, chaque coureur sait très exactement quelles substances il peut consommer : celles qu’il peut prendre en toute légalité (le dopage a toujours une longueur d’avance sur ses dépisteurs) ; celles qu’il ne doit pas toucher (détectables et donc punissables), celles pour lesquelles il peut – de sa seule responsabilité de coureur – prendre des risques (sur celles-là, M. T. aura soigneusement donné les explications et précisé les enjeux, mais dans le plus strict secret du triple secret).

Bernard Hinault, blaireau et salarié de la Grande Boucle : « On veut tuer le Tour de France »

Bernard Hinault, le blaireau, est majestueux. Vainqueur de cinq Tour de France, en ces temps où le cycliste était un modèle de vertu, un sain compétiteur et un franc sportif, salarié du Tour de France qui a fait de lui cet envié et ce défenseur des causes perdues, le champion du passé se fait avocat de la Grande Boucle : « On veut tuer le Tour de France ». Et moi, Bernard Hinault, qui connais la chose, qui dis la vérité, qui veux être le sauveur de ce nouveau monde rebaptisé à l’eau plate et au petit lait, je vous lance : « Arrêtez de se foutre de notre gueule ! ». Le Sénat de la France, les journalistes, les autres sportifs, les dénonciateurs, ne sont que des tueurs du cyclisme. Ils veulent la mort de ce sport et oublient de balayer chez les autres. Oui, le cyclisme n’a pas fait tout juste, mais aujourd’hui il n’est pas pire que les autres sports. Allez le demander à Richard Gasquet, qui embrasse une jolie fille et qui fait croire au monde entier que la coke n’était pas à des fins de meilleur rendement sportif. Et que l’on arrête cette chasse aux sorcières, que cette voracité et cette férocité cessent.  Que l’on laisse simplement les cyclistes pédaler, les supporters applaudir et les journalistes s’ébahir. Moi, Bernard Hinault, j’ai dit. Alors taisez-vous.

Laurent Jalabert, un sacré farceur dopé à l’EPO

1998, c’est l’affaire Festina. Les Suisses s’en souviennent encore : Laurent Dufaux, Armin Meier, Alex Zuelle, et l’aveu d’un dopage organisé et médicalisé au sein de cette équipe. Personne n’en doute aujourd’hui : Festina était synonyme de cyclisme. Une formation a été alors démantelée alors qu’il eût fallu à tout le moins cesser le Tour de France pendant quelques années pour oser un vrai assainissement des choses. On sait ce qu’il advint de cette couardise généralisée et de ce désir de faire vibrer le peuple, dût-on célébrer des dopés et des survitaminés. Armstrong devint invincible.

Affaire Lance Armstrong : 7 questions à Alexandre Moos …

Au moment même où Lance Armstrong ose « s’épancher » et « avouer » ses turpitudes de dopé chargé, L’1dex se devait de chatouiller sévèrement Alexandre Moos et le monde du cyclisme de chez nous. Et voici les sept questions adressées à ce champion de chez nous qui a côtoyé, avec ses ailes d’Icare, le peloton des meilleurs :