Stanislas Wawrinka, n° 3 mondial et champion de l’Open d’Australie

Un premier set extraordinaire de Stanislas Wawrinka. Et puis un match un peu étrange. Un Nadal diminué. Un Stan qui s’interroge. Des coups magnifiques, d’un côté et de l’autre, et d’étranges absences, à droite comme à gauche. Une rencontre que l’un ne voulait pas perdre, que l’autre ne voulait pas encore gagner. Des hésitations, des coups faciles manqués, des points gagnants extraordinaires. Et l’Espagnol qui ne voulait pas s’avouer vaincu, et le Suisse qui ne voulait pas encore croire que le destin l’avait choisi. Des moments d’incompréhension réciproque, puis des instants de grâce, de douleur, de renaissance, de joie. Et enfin pour l’un la défaite, inéluctable et nécessaire, pour l’autre, un défi étourdissant réalisé, une première finale et un succès phénoménal. Stanislas Wawrinka rejoint Pete Sampras et d’autres. Et accède au pinacle du tennis. Un Romand, travailleur, tenace, efficace. qui domine dans le même tournoi Novak Djokovic et Rafael Nadal. Oui, dans le monde du sport, ce fut un exploit phénoménal.

Wawrinka, le tenace et l’époustouflant

Deux sets partout, 1-1 au cinqième set, en demi-finale de l’US Open. Djokovic vient de gagner son service. Et Stan attend de servir à son tour. Il ne sait pas  encore que ce sera le plus long jeu de la partie. 23 minutes de tension extrême, de doutes, parsemées d’erreurs, de coups gagnants, d’hésitations, puis d’espoirs, de slices, de services appuyés, de courses rapides, d’applaudissements,  de lifts, de lobes, de gestes de mauvaise humeur et de sourires d’épuisement. Stan