L’attaque de Salez sur Twitter : entre paranoïa et désinformation

Le petit village de Salez, dans la vallée du Rhin saint-galloise, s’apprête à retomber dans l’oubli. Déjà plusieurs jours que les médias ne parlent plus de l’attaque survenue le 13 août dernier dans un train régional. Une attaque que la « fachosphère » avait pourtant mis beaucoup d’ardeur à faire passer pour le premier attentat islamiste sur sol helvétique. Dans un climat terroriste tendu, décryptage d’un phénomène en croissance.

ATTENTATS. PLUS EXTREMISTES QUE RELIGIEUX

Les récents attentats en France et en Allemagne sont de nouvelles manifestations d’extrême violence qui produisent une grande tristesse, surtout pour les innocents qui ont été fauchés sans aucune raison (sinon celle qu’ils n’étaient pas des adeptes d’une version extrémiste de la religion des assassins, ou qu’ils vivaient ou séjournaient dans un pays considéré comme ennemi). La première réaction est à la fois de colère contre les assassins, de respect pour les victimes et de sympathies pour leurs proches. Elle est aussi de solidarité avec l’immense majorité des musulmans rejetant sans réserve les comportements terroristes comme contraires à leur religion.