PHILIPPE LORETAN ET LE CAS SEMBRANCHER. Sloba et le club des tarés

26 mai 2020

Le mode de fonctionnement de l’institution PDC, plus exactement celui des membres de la dominance orange pris la main dans le sac, donc confrontés au miroir de leurs illégalités révélées, est d’une banalité consternante : le « lanceur d’alerte » est dénoncé au ministère public, son nom est « lancé en pâture » dans la Cité et l’absence crasse de célérité de la justice devient l’arme de reconquête du pouvoir déviant de ces coquins de grand chemin. Bagnes et Sembrancher n’ont pas échappé à ce mécanisme récurrent du déni de réalité transformé en agressions sournoises contre les porteurs de vérité.

I

Verbiergate

En avril 2015, Gabriel Luisier dépose sur le bureau du président Rossier les 14 premiers cas manifestes de constructions illicites. Confronté à des fuites d’informations, la dominance s’organise. Lorsque la conseillère communale Élisabeth Lehrer interroge en 2015, au moment même où le Valais fête les 200 ans de son entrée dans la Confédération, Maurice Chevrier, le chef du SAIC, elle reçoit le conseil de ne pas s’en occuper; tout se tassera très vite. Le pouvoir PDC est là pour protéger ses moutons tondus.

Le 10 novembre 2015, le conseil communal de Bagnes décide de faire la peau de l’Ours de Bagnes, licencie donc Gabriel Luisier et dépose une dénonciation pénale pour violation du secret de fonction contre cet « inconnu » que tout le monde croit connaître. La confiance est, dit-on, rompue. La décision est cachée jusqu’en février 2016, date à laquelle le pouvoir orange évoque une restructuration administrative pour expliquer le départ de Gabriel Luisier, alors très naïf, car croyant à ces sornettes mensongères.

Le rapport Bender & Veuthey est diffusé peu après sous une forme caviardée dans le public et les annexes à ce rapport, déterminantes pour que les citoyens puissent saisir l’ampleur des illicéités, sont aujourd’hui encore cachées aux citoyens.

Lorsque le premier opposant systématique aux méthodes des potentats locaux, Valéry Vouilloz, qui a déposé quelque 200 oppositions, révèle dans la transparence le contenu complet du rapport Bender & Veuthey, toujours sans les annexes soigneusement déposées dans un coffre dans les bureaux municipaux, l’avocat de la commune, Philippe Lorétan, conseille à sa mandante de déposer une dénonciation pénale contre « inconnu », sachant que l’inconnu est … Gabriel Luisier, puisque celui-ci a eu accès au dossier pénal, autorisé par le ministère public lui-même. Les conseillers généraux, qui ont reçu le rapport Bender & Veuthey complet par Valéry Vouilloz, toujours sans les annexes, se gardent bien de le diffuser, craignant d’être eux-mêmes attaqués pénalement pour leur désir de transparence. Tout le monde, ou presque, se mure donc dans le déni.

La république est pourrie.

II

Sembrancher

Un conseiller communal, Éric Voutaz, pourtant PDC, mais surtout « empesté » par un vrai idéalisme institutionnel (1), dénonce au Conseil d’État les pratiques opaques du président PDC de Sembrancher. Conseillée par Philippe Lorétan, la commune dépose une dénonciation pénale pour violation du secret de fonction, peu après que certains documents surgissent dans les médias. L’enquête est confiée au vaillant capitaine Julien Reynard.

Le NF, lui, cherche à connaître des documents officiels portant sur des contrats d’assurance conclus par le président. Le préposé à la transparence est saisi. La commune, conseillée par Philippe Lorétan, refuse d’obtempérer. Le préposé Fanti est accusé publiquement par l’avocat de la commune, Philippe Lorétan, de violation du secret de fonction et de connivence crasse avec Le Nouvelliste, journal dans lequel l’un des chroniqueurs réguliers est le fils de l’avocat de la commune, Pierre Lorétan, par ailleurs assistant parlementaire de Nantermod. Fanti aurait été même de mèche avec Éric Voutaz lui-même, surgissant au même moment dans les bureau communaux … pour un tout autre motif.

L’1Dex révèle plus tard les agissements insolites des organes de la commune de Sembrancher dans le cadre d’un acte de vente immobilière du 9 septembre 2015, dont le bénéficiaire principal est Dodo Ribordy, conseiller communal à Sembrancher, instrumenté par le notaire Philippe Lorétan lui-même; le même Philippe Lorétan, avocat simultanément de la commune de Sembrancher, du président Giovanola et du secrétaire Émonet, dépose une dénonciation disciplinaire et une dénonciation pénale pour dénonciation calomnieuse contre l’auteur d’un article très doux dédié au capitaine Reynard, alors qu’il sait les erreurs et fautes que lui-même et les parties à l’acte ont commises sur le dos des Sembranchards.

La République est pourrie.

III

Poisson(s) ferré(s)

Mais le piège s’est refermé sur ces gros poissons devenus des requins.

Leur avidité, dénudée par leur toute puissance factice, alliée à une haine irrépressible pour la justice et la vérité, leur a fait commettre une erreur incroyable : l’acte de vente du 9 septembre 2015 est en mains de L’1Dex, et accessible à tous, fourni par voie postale par la Chambre de surveillance des avocats valaisans.

Leur forfaiture est ainsi aujourd’hui connue de tous.

Sloba, elle, ne sera pas dénoncée pour violation du secret de fonction par les méchants : sage et prudente, elle a su se protéger de toute illicéité; et le Chevalier Pardaillan fut son troubadour désespéré : pour elle, il a pris des coups, mais son armure, parfumée, a désorienté l’insanité qui, juste retournement des choses, sera jugée devant la Cité.

La République n’est plus pourrie; soupir, le quatrième pouvoir est arrivé !

Un jour, l’histoire dira : ainsi est né le concept des tarés, créé dans un jour d’égarement, par un avocat trop maltraité.

 

Les gentils, je vous le dis encore, les méchants ne les voient jamais venir (2) (3) (4).

 

KEEP CALM AND ENJOY THE SHOW

 

 

(1) Et les gars, lisez donc ses « Pincées de Rêves », ça vaut le détour

(2) Cet épisode est publié au moment même où siège le conseil communal de Sembrancher

(3) Que le lecteur ne se méprenne pas, Sloba ne figure pas sur l’illustration choisie pour l’article

(4) Le feuilleton sera, bientôt espérons-le, disponible en un seul document

2 thoughts on “PHILIPPE LORETAN ET LE CAS SEMBRANCHER. Sloba et le club des tarés”
  1. Les Sembranchards m’invitent chez eux. Je suis têtu. Je viendrai après le cinquantième abonné !
    Qui sera le premier de la liste ?
    Je promets, j’amène le vin ou deux gâteaux aux pommes !
    Mais, ….. abonnez-vous !
    Pourquoi ? Pour faire plaisir au bouillant Dodo, voyons !

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